Vers la plage Saint-Augustin Tuléar : j’ai franchi le Tropique du Capricorne !

Une petite virée au village des pêcheurs à Saint-Augustin Tuléar est un incontournable durant votre voyage au sud de Madagascar.


 

Je vous souhaite, tardivement, une bonne et heureuse année 2019 après mon absence de quelques semaines. Je vous l’ai dit dernièrement, en fait, que moi et mon chéri ❤ vont séjourner une dizaine de jours à Tuléar – la plus grande ville du sud de Madagascar (à 951 km d’Antananarivo, la capitale où nous vivons actuellement) pour donner mes cours au Licence en Économie à l’Université de cette région. Chose faite. Nous avons passé le week-end 1 à Fianarantsoa, le second à la plage de Saint-Augustin Tuléar en franchissant le Tropique du Capricorne et le troisième en route pour rentrer à Antananarivo.

 

A visiter :

Ma page voyage

 

Un voyage professionnel à l’Université de Tuléar et, pas que (…)


 

Nous étions partis, après avoir fêté en famille le Nouvel an, pour une dizaine de jours à cette ville côtière de Madagascar afin que je puisse donner mes cours au Licence Économie de l’Université de Tuléar. Nous avons choisi le voyage en taxi-brousse sur la route nationale n°7 (RN7) à l’aller comme au retour, car mon chéri ❤ a voulu absolument tester cette première expérience n’ayant jamais vécu cela en France 🙂 et avoir un bel aperçu du paysage de l’île rouge (il n’était pas du tout déçu. Au contraire, il a dit que c’était une vraie aventure. D’ailleurs, c’est le moyen de voyage idéal conseillé par l’agence de tourisme à Madagascar pour une première découverte du pays).

A l’aller, nous avons décidé de nous arrêter dormir à l’hôtel Three Palms à Fianarantsoa (une ville haut-plateau située à 456 km de la capitale où nous habitons) le vendredi soir de notre départ après 8 heures de route. Nous avons profité de la journée de samedi pour découvrir à la va-vite cette région Betsileo, une des 18 ethnies de la grande île – la ville natale de mon papa. Nous avons bien apprécié notre petite balade au centre-ville (j’ai même acheté une sandale art malgache pour marquer le coup), notre passage au marché de fruits et légumes encore traditionnel du quartier de notre hôtel…

Le samedi en fin d’après-midi, nous avons pris pour une deuxième fois le taxi-brousse en direction de Tuléar (un trajet de 490 km pour 12 heures de route. Donc vous avez compris, nous avons dormi en chemin et sommes arrivés à Tuléar à 7 heures du matin le dimanche). Le temps de descendre nos bagages, nous avons pris la direction de notre hôtel Chez Lala situé en plein centre-ville de Tuléar. Après un petit déjeuner tranquille au restaurant de l’hôtel, nous nous sommes installés dans notre chambre. Une fois le déjeuner fini, j’ai finalisé mes cours et Travaux dirigés à donner aux étudiants le lendemain avant de sortir un peu se promener en ville vers la fin d’après-midi (durant tout notre séjour, nous avons suivi ce même rythme : matin, travail à l’université et après-midi, petite balade en ville après la préparation des cours).

 

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Hôtel Chez Lala Tuléar où nous avons séjourné
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Notre chambre à l’hôtel chez lala, n°1, durant notre séjour
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Le jardin de l’hôtel chez lala
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Des coins salons au jardin de chez lala, là où nous discutons en fin d’après-midi

 

Tous les matins, durant toute la durée de ma mission, le chauffeur de l’université de Tuléar vient me chercher devant notre hôtel à 7 heures du matin (en fait, l’Université se trouve à 3 km du centre-ville où on était). A 11 heures 30, je l’attends devant la salle où j’enseigne pour me ramener à notre hôtel. Comme c’est une des villes la plus chaude de la grande île, plus de 35°C en ce moment comme c’est l’été, dès que j’arrive à l’hôtel, la première chose que j’ai fait c’est de prendre une bonne douche froiiiiiiiide. Je me mets à travailler un peu devant mon PC l’après-midi, le temps que la chaleur devienne supportable dehors pour sortir se promener avec mon chéri ❤ Nous avons profité d’explorer tous les coins de la ville depuis le centre jusqu’aux périphéries en pousse-pousse (c’est le principal moyen de transport de cette ville du sud coûtant 1 000 Ariary ou 38 centimes d’€), les marchés d’art malgache (j’ai même acheté quelques souvenirs comme les statuettes, les sous-couverts…) et le port de Tuléar (on y est allé plusieurs fois, car c’est vraiment reposant d’y faire la marche en profitant de prendre quelques photos – mais ce qui est un peu dommage, c’était la marée basse ce jour-là).

Comme je suis absente les matins, mon chéri ❤ adore se balader seul surtout du côté de la plage en ville pour discuter un peu avec les pêcheurs. En fait, c’est le moment bien choisi pour admirer les charrettes à zébus sur la mer pour récupérer des marchandises amenés par des barques/petits bateaux ou carrément des touristes revenant de leur petite balade maritime. C’est juste original et authentique tout ça, je me suis bien régalée en voyant ses zébus sortir de la mer (la croyance malgache disait même que « les zébus sortent de la mer », une croyance qui fait bien marrer mon chéri 🙂 pour la première fois.

 

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 » Les zébus qui sortent de la mer  » 🙂 🙂 🙂

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Charrettes à zébus sur la mer
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Souvenirs art malgache que nous avons acheté lors de notre séjour à Tuléar : sandales, statuettes, sets de table, totem, panier à pain
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Je suis sur une pousse-pousse, en route vers le Port de Tuléar, photographiée par mon chéri ❤
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Petite balade au Port de Tuléar, marrée basse ce jour-là !
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Je me disais toujours :  » oh, quel régal ! « 

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Les pêcheurs, profitant de la marrée basse, sur leur barque avec voile

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Une petite pause sur les rochers s’impose !

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Tout pour vous dire que durant ces dizaines de jours à Tuléar, j’ai passé les matinées à l’Université pour assurer ma mission et les après-midi en compagnie de mon chéri ❤ partir à la découverte de la ville. Côté professionnel de ce voyage, j’étais très satisfaite, car j’ai pu bien assurer mes cours et mes étudiants l’étaient également (ils me l’ont fait savoir). Du coup, on s’est même pas aperçu que le temps passait vite, car on s’y plaisait bien surtout mon chéri ❤ qui adore ce climat (moi j’ai tout le temps râââââââlé, car je suis habituée au climat de la capitale de Madagascar pas trop chaud). Les gens sont aussi très accueillants et la ville agréable, car pas trop d’embouteillage comme à Antananarivo. Côté cuisine, les plats que le restaurant de l’hôtel nous a servi durant notre séjour étaient bons (pendant que j’ai profité presque tous les jours à commander des poissons et des fruits de mer, mon homme s’était bien régalé avec les viandes rouges bien tendres de la région, comme il les aime).

 

 

(…) Un week-end touristique à la plage de Saint-Augustin Tuléar


 

A part le côté professionnel de notre voyage, il a été vraiment marqué par notre passage au bourg de Saint-Augustin, situé à 37 km au sud de Tuléar (c’était aux Portugais, Hollandais et les Anglais fréquentant cette baie entre 1602 et 1640 que l’on doit ce nom). En chemin, nous avons franchi le Tropique du Capricorne, impossible de faire l’impasse pour des petites photos pour marquer le coup.

 

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Nous avons franchi le Tropique du Capricorne, en route vers la plage saint-Augustin Tuléar
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Pourquoi ces cornes ? Tout simplement parce que c’est l’emblème de la grande île !

 

Maintenant, ce village est occupé par des pêcheurs aux pirogues à balanciers, car ce site est riche en ressources halieutiques (d’ailleurs, ce dimanche-là, nous avons mangé de bons plats de crevettes fraîches à l’hôtel Au Paradis d’Espérance de Saint-Augustin Tuléar qui nous a accueilli très chaleureusement). Nous nous sommes régalés à nous promener le long de cette plage calme, à prendre des photos, à discuter un peu avec les pêcheurs que nous croisons à notre chemin demandant des cigarettes à mon homme – comme marque de sympathie… J’ai profité de cette occasion pour me familiariser à la mer (car comme je vous l’ai révélé sur mon article « ses 20 petites choses que vous ne savez pas sur moi », je ne sais pas nager, mais mon chéri, patient comme il est, me disait que j’apprendrai très vite donc je vais continuer jusqu’à ce que j’y arriverai) pendant que mon homme s’est baigné. En fait, nous avons eu une plage de plus d’un kilomètre pour nous seuls ce dimanche-là et avec comme seule compagnie les enfants du village (non scolarisés malheureusement).

 

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Sur la mer de Saint-Augustin Tuléar, avec mon joli maillot de bain arc-en-ciel !

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Une pose photo sur la barque des pêcheurs (ça sent les poissons 🙂

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Et une autre sous leur petit abri en feuilles de cocotiers !
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Après le déjeuner, retour à la plage : le soleil nous a vraiment bronzé la peau !

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Franchement, ce petit village perdu posé au bord de l’océan mérite d’être connu. En fait, avec autant de quiétude (pourtant troublée par les plongeurs et les adeptes de la chasse sous-marine) et une vie presque coupée du monde, j’ai eu l’impression que le temps semble s’y arrêter. Aux environs, vous avez le choix de visiter la plage d’Anakao, car quelques hôtels et bungalows offrent une étape paisible aux routards et amateurs de plongée.Vous pouvez encore vous rendre à la presqu’île de Nosy Ve à 2 heures de bateau depuis la baie de Saint-Augustin (nous avons prévu de s’y rendre à notre prochain séjour, car il paraît que c’est un paradis terrestre). Enfin, la réserve naturelle intégrale de Tsimanampetsotsa est un incontournable, située à 40 km au sud d’Anakao. Elle étend ses 43 000 ha autour d’un vaste lac peu profond dont l’originalité réside dans la couleur de son eau, d’une étonnante teinte blanc opaque. Ce qui explique la présence de poissons blancs aveugles. Au cœur de la réserve, on découvre également de nombreuses espèces d’oiseaux, des tortues et des makis catta.

 

Mots de la fin…

Ce voyage à la fois professionnel et touristique au sud de mon île, le deuxième que j’ai fait avec mon chéri ❤ était un vrai succès. D’un côté, j’étais vraiment satisfaite d’avoir pu assurer ma mission à l’Université de Tuléar et, de l’autre, nous nous sommes régalés d’avoir pu explorer les coins de cette ville côtière et lézarder à la plage de Saint-Augustin en franchissant le Tropique du Capricorne. Maintenant que nous sommes de retour chez nous (nous avons quitté Tuléar en taxi-brousse, bien évidemment, samedi matin pour arriver à Antananarivo dimanche matin, le voyage à été long), je vais bien m’atteler à préparer les examens des étudiants et finaliser mes papiers administratifs… en attendant la suite.

 

Que pensez-vous de notre petite balade à la plage Saint-Augustin de Tuléar ?

 

Bisous ❤

Anita

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