Blogo-sharing #3 : Ma « Fashion Portrait Chinois »

Coucou les filles, je suis très heureuse de vous retrouver sur ce nouveau post vous étalant ma Fashion Portrait Chinois bien que je ne suis pas une créatrice de mode.


J’espère que vous n’allez pas m’en vouloir, car quand j’ai publié le numéro 1 de blogo-sharing sur mon blog, il y a 10 mois de cela, je vous ai fait la promesse de publier une série chaque mois. Je n’ai pas pu tenir promesse faute de temps, mais ce n’est jamais l’inspiration qui me manque. Je suis de retour avec cette troisième édition pour répondre à 6 questions de la fashion portrait chinois.

 

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C’est quoi cette fameuse « Fashion Portrait Chinois » ?

J’ai toujours voulu faire régner un esprit de partage depuis blogo-sharing #1. Et, c’est toujours le cas avec cette Fashion portrait chinois, car je ne vais pas me contenter seulement de répondre à ses 6 questions (…)

  1. Si vous étiez une fashion faux pas ?
  2. Si vous étiez un top model qui porterait vos tenues ?
  3. Si vous étiez une fashion souvenir ?
  4. Si vous étiez une année/période qui a marqué l’histoire de la mode ?
  5. Si vous étiez un lieu fashion ?
  6. Si vous étiez une pièce de cette nouvelle collection ?

(…) Mais aussi taguer toutes blogueuses mode qui veulent y participer via des commentaires à ce post ou une reproduction du tag sur leurs blogs en citant Femme & Infos. Revenons-en à notre mouton les filles.

En fait, je suis tombée par hasard sur ce portrait en écrivant mon post fashion faux-pas et j’avoue que ça m’a séduit. Après une petite recherche, j’ai remarqué que ces questions sont d’habitude posées par des journalistes mode à des créatrices(teurs) lorsqu’ils dévoilent leurs nouvelles collections au monde entier via des défilés. Mais, je me suis dit, pourquoi ne pas jouer le jeu même si je suis loin d’être une… créatrice de mode (ha ha ha) ?

 

Mes réponses aux 6 questions de la « Fashion Portrait Chinois »

Je vais directement attaquer les 6 questions sans faire du bla bla comme vous avez hâte de me découvrir via ce fameux portrait. Je vais profiter en même temps d’apporter quelques précisions voire des petites histoires sur le sujet évoqué par la question concernée. On y go !

 

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1. Si vous étiez une fashion faux pas ?

J’ai eu beaucoup d’hésitation en répondant à cette première question, devant me décider entre Jennifer Lopez, Miley Cirus, Lady Gaga, Rihanna et Madonna. Mais, finalement, je me dis que si j’étais une fashion faux-pas, je serais sûrement Jennifer Lopez.

La Bomba latina est toujours pointée du doigt par les journalistes mode en ligne commettant des cata’ stylistiques alors qu’elle est d’habitude stylée et sexy. En fait, il arrive à certains moments que ses tenues ne fassent pas éblouir ses fans (que je suis), mais fassent piquer leurs yeux. Voulez-vous un exemple d’une de ses erreurs mode ? Lors de son apparition sur l’émission de Kathy Lee and Hoda en mars dernier, je n’ai pas du tout apprécié son look signé Yanina Couture. C’était surtout audacieux, mais pas vraiment é-lé-gant :

 

Si seulement si Jennifer Lopez n’a pas eu l’idée folle d’ajouter à sa tenue ce collant, son look aurait été tolérable

 

Tout va bien depuis son top bleu avec des manches cloches à volants (très tendance pour cette saison) et sa jupe colorée à imprimées florales. Le seul bémol, c’est qu’elle ne s’est pas contentée de rester là, il fallait encore que la Bella ait ajouté des collants de couleur chair avec imprimés fleuris sur ses cuisses (c’est raté). Je n’ai pas toléré 3 choses : de un, que ses collants soient couleur chair (c’est d’ailleurs une fashion faux-pas selon les pros comme Emma du bienhabillee.com, Cristina Cordula…), de deux, qu’il y ait ses motifs fleurs et de trois, que ses collants fassent des plis sur ses jambes. Ce n’est pas du tout glamour. C’est comme si elle a la jambe toute ridée et flétrie de sa mamie (mince ^._.^). Tout ceci a donné un grand flop à sa tenue. Ou, qu’en dites-vous ?

 

2. Si vous étiez un top model qui porterait vos tenues ?

J’ai répondu sans hésitation Naomi Campbell.

J’ai toujours adoré cette belle black girl avec un corps sublime. Et, même après 30 ans de carrière, ce supermodel, star des années 90, affiche toujours un tel éclat (bravoooo). Elle ne cesse de fasciner le monde de la mode en gardant une telle endurance. Ses collaborateurs la connaissent par son retard de plusieurs heures lors de rendez-vous aux studios. Mais en apparaissant avec ses jambes interminables et fuselées, son corps splendide… ils pardonnent très vite son retard.

 

© credit photos Madame Le Figaro

 

Le secret de sa longévité par rapport à sa génération disparut déjà du monde des défilés ? Elle adore son métier et elle le fait de son mieux. Elle ne travaille que sur un show qu’elle trouve important. En septembre dernier, elle a encore su détonner le public lors du défilé Versace à Milan en foulant le catwalk. Ce model de 47 ans ne se contente pas de côtoyer le podium, mais organise des défilés afin de récolter des fonds pour diverses causes… humanitaires. Ce premier top model à figurer  sur la couverture de Vogue Paris et du magazine Times a été repéré par Beth Boldt – dirigeant l’agence de mannequins Synchro – à ses 14 ans dans la rue des Londres avec ses amies après l’école… Elle se fait vite remarquer à la fin des années 80… Pas étonnant qu’en 1988, le Vogue italien a été tombé sous son charme… avec des images d’une beauté jamaïcaine faisant le tour du monde. La « panthère noire » enchaîne de shows à shows sur les runways de Chanel, Christian Dior, Versace, Jean Paul Gautier… de campagnes à campagnes avec Burberry, Prada, Dolce & Gabbana, Louis Vuitton… C’est sa réussite qui la fait durer dans son métier couronné de succès avec ses deux amies prodigieuses Linda Evangelista et Christy Turlington.

 

3. Si vous étiez une fashion souvenir ?

Je n’ai jamais assisté réellement à des soirées de lancement de nouvelles collections de mode (je ne perds pas espoir, ha ha), mais je peux quand même profiter des shows en direct sur des sites de magazines de mode célèbres. Ceci étant, je peux très bien répondre à cette question… et c’était la présentation du « vestiaire estival idéal » de Chloé à la Fashion Week de Paris en septembre 2016.

 

© credit photo Luxe Addict

 

En fait, ces mélanges de volants et esprit marin m’ont fasciné (rien à dire sur cet imprimé à maxi fleurs seventies apparu sur le catwalk). Ce n’est pas pour rien que j’ai mis comme couverture de mon magazine de mode Carnet de styles des fashionistas – dénommé #BeFashionistas – l’une de ses collections, le Baby Doll de Chloé qui suit :

 

© credit photo Marie Claire

Couverture de #BeFashionistas n°001 de Femme et Infos

© credit photo Femme et Infos

 

C’est comme ça la collection qui fait ravir mon cœur, qui me donne envie de glisser dans la peau des mannequins afin de pouvoir porter ses petites robes à volants, ses blouses vareuses vaporeuses, ses pantalons à pont immaculé… Suivant ladite collection, Chloé nous amène à surfer plus sur un esprit marin en jouant avec les couleurs et en mettant en exergue le signe distinctif de la marque : le volant. Ce n’est pas seulement ces habits qui m’ont laissé perplexe, mais aussi, et surtout ses mono sacs ultras désirables à mono anse ronde et dorée et… pas que… ses talons à simple bride. J’ai tout simplement dit « woooow » en voyant les mannequins défiler avec !

 

Sac bracelet Chloé
Sandales fines Chloé

© credit photos L’Express

 

4. Si vous étiez une année/période qui a marqué l’histoire de la mode ?

J’aurai tout de suite répondu sans hésiter la mode des années 1990.

En fait, cette année marquant le début de la mode contemporaine signe un changement radical dans la façon de s’habiller. J’aime surtout les années 90 en parlant de mode, car elle a été marquée par le recyclage des basiques mode des décennies précédentes associées avec des accessoires. Les pièces maîtresses de cette période ont été le trench-coat, le jeans Levi’s, le pull marin, le K-way et le caban.

Je me souviens quand j’étais encore lycéenne, j’ai aimé porter le pantalon pattes d’éléphant (faisant son come-back après 10 ans d’absence), mais aussi la salopette des années 70. Les t-shirt à message me font aimer aussi cette période et encore plus le top ou l’accessoire à imprimés fleurs (essentiellement les écharpes) … Je ne me suis jamais étonné que la musique de cette période fût même devenue un mouvement de mode surtout le grunge (en tête de liste le groupe Nirvana). J’ai adoré m’associer à ce mouvement en adoptant leur look anti-mode : jeans déchirés (le fameux destroy d’aujourd’hui), vieilles baskets et chemise à carreaux.

 

 

Groupe Nirvana, à l’origine du mouvement grunge des années 90

 

Et, je n’ai pas aussi sous-estimé le look ultra girly des Spice Girls – j’ai surtout adoré imiter Victoria’s looks au lycée.

 

C’était toujours la façon de s’habiller de Victoria qui m’a plu

 

Or, ce n’est pas tout, car ces années étaient aussi l’âge d’or des sportwears, avec des joggings par-ci, des baskets par-là toutes marques confondues. Les créateurs de luxe apparaissent durant cette période comme John Galliano chez Dior, Jean Paul Gaultier et Alexander McQueen chez Ginvenchy. Je n’oublie jamais la mode des années 90, car tout simplement c’est quelque chose d’inoubliable. Et, comme la mode est un éternel recommencement, ces tendances reviennent sur le podium ces dernières saisons. Voulez-vous des exemples ? Le total look denim, les chaussures plateformes… à la Mel B, le Levi’s 501… Côté accessoires ? Il y a les chocker, les petites lunettes… Vous n’allez pas trouver bizarre ses filles marcher dans la rue avec t-shirt sous leur robe à bretelles, une veste en jean XXL, une mini-jupe plissée, un survêtement Adidas, des barrettes papillons… car ce sont des souvenirs des années 90 qu’ils soient meilleurs ou pires.

 

5. Si vous étiez un lieu fashion ?

Euh ! Je dirai Paris après moult hésitations entre New York, Milan, Londres et Tokyo (car en lisant cette question, ma pensée va tout droit en direction de la fameuse « Fashion Week »).

En fait, on dit que la mode a vu le jour à Paris sous le règne de Louis XIV (sinon ce n’est pas pour rien que son ministre Jean-Baptiste Colbert disait « La mode est pour la France ce que les mines d’or du Pérou sont pour l’Espagne ») avec la naissance de plusieurs maisons de couture comme Chanel, Dior, Yves Saint-Laurent… Or, force est de constater que c’était aux Etats-Unis, plus précisément à New York, que l’histoire de Fashion Week a commencé pendant la Seconde Guerre mondiale. Voulant défier le rayonnement de la France du monde de la mode depuis Louis XIV, les Américains ont instauré la « Semaine de la mode » pour mettre en avant leurs stylistes avec une première édition adressée seulement aux journalistes. Une fois la guerre finie, ce fut au tour des grandes capitales de la mode en Europe de s’y atteler principalement Paris.

 

Paris, capitale de la mode non ?

 

La capitale de l’Hexagone est vite revenue sur le devant de la scène et on se demande toujours si Paris demeure comme étant la capitale de la mode. Mais, ce qui est sûr c’est que ces grandes villes symboliques se lancent toujours en compétition. Or, on remarque que chaque pays a son propre mode et son propre style et c’est évident lors des différents défilés de mode. Chaque créateur fait tout pour sortir des pièces uniques dans leur collection, ce qui fait que ce qu’a dit Coco Chanel « La mode se démode » est vrai. Vous n’allez pas non plus nier que Paris reste une inspiration d’habillement pour les stars (Paulo Coelho n’a pas eu tord en disant : « Oublie les films, Cannes est un festival de mode », car les stars sont en compétition de mode) et les mannequins. En quête d’habillement de luxe (je ne fais pas la pub, mais juste un partage de bonne adresse) ? C’est à Paris que ça se trouve essentiellement dans son 8e arrondissement. C’est aussi la capitale du shopping (avis aux amateuses(rs) !)

 

Paris, une des bonnes adresses shopping de luxe dans le monde

 

La mode et les médias deviennent ainsi inséparables durant les Fashion Week à Paris et d’autres endroits. Les Magazines célèbres (Be, Elle, Grazia, Vogue, Cosmopolitan, Marie Claire…), les publicités de mode en parlent, mais aussi les blogs mode, les réseaux sociaux…

 

6. Si vous étiez une pièce de cette nouvelle collection ?

Ouf ! Je suis enfin arrivée à la toute dernière question maintenant, j’ai répondu une des pièces de la nouvelle collection automne-hiver 2017 de Victoria Beckham.

Même si je ne frôle pas encore la quarantaine, j’ai tout de suite apprécié cette nouvelle collection en la repérant sur Vogue. Les pièces montrées à ce défilé, au nombre de trentaines, m’ont convaincu de par leur souplesse et fluidité, mais elles sont aussi lumineuses et légèrement oversize totalement à mon goût.

 

Ma préférée de la collection automne hiver 2017 de Victoria Beckham

© credit photo Vogue

 

Via cette collection, Victoria Bechkam a revigoré les accents mode seventies par des angles arrondis, cols montants, tailleurs à peine flottants… mélangés avec des tonalités éclairées, motifs aux échos arts déco… J’ai toujours apprécié la façon dont Victoria s’était habillée quand elle était encore une des Spice Girls, et encore plus maintenant, car sa sexy féminité ne cesse de gagner en maturité et en… confiance. En voyant les images de ses mannequins participant à son défilé, je trouve encore que la sensualité des matières utilisées est évidente. Mais, j’ai surtout adoré sa façon, à elle, de marier ce qui ne se marie pas comme celle-là :

 

Mots de la fin…

J’ai ressenti un plaisir fou en répondant à ces 6 questions qui, d’habitude, sont posées aux créateurs(trices) de mode pendant un défilé de mode vulgarisant une nouvelle collection. Je me suis dit que ce ne sont pas seulement eux(elles) qui peuvent y participer et ben, j’ai relevé le défi. J’espère que vous avez adoré me découvrir via ce nouveau portrait et en apprendre un peu plus sur les sujets évoqués comme l’exemple de fashion faux-pas de Jennifer Lopez, le portrait de Naomi Campbell, le « vestiaire estival idéal » de Chloé, la mode des années 90, le Fashion Week Paris et la nouvelle collection automne-hiver 2017 Victoria Beckham.

 

 

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Que pensez-vous de cette Fashion Portrait Chinois ? N’hésitez pas à répondre aux 6 questions en commentaire (ça me ferai plaisir de vous découvrir via ce « tag »).

Bisous ❤

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Tout savoir sur la provenance de la mode

Les mentalités évoluent à chaque moment et pourquoi pas non plus les vêtements. Or, qui dit tenues dit… « Mode » et surtout elles sous-entendent « LA mode des femmes ». Nous évoquons complètement dans ce document l’histoire de la mode pour vous donner une idée plus que complète de : « comment bien être à LA mode ? ».

Par définition, LA mode évolue selon une époque et proprement à une région, donc un pays ou une nation. C’est tout simplement des tendances dans la manière de se vêtir expliqués par différents facteurs : les événements qui se passe dans une région, le rang social, la personnalité, le pouvoir d’achat voir le pouvoir proprement dit…

Le port de vêtements date de très très longtemps, car Adam et Eve après avoir pêché contre Le Créateur découvrirent déjà qu’ils ne portèrent aucuns vêtements et se sentirent nus. Pour tout dire la mode n’était pas dans la tête des hommes au début de l’humanité ou encore depuis l’Antiquité, mais au fur et à mesure que les époques passèrent, elle évolue.

robe

 

Le Moyen âge, date des premiers phénomènes de mode

Les apparences vestimentaires au début du XIIème siècle étaient devenues un signe de rang social. Ce fut le cas en France et en Italie. La révolution vestimentaire avait fait qu’au XIVème siècle, on osait commencer à porter des vêtements sans l’armure. Certains gens étaient choqués de ce changement.

Ce n’était au début du XVème siècle que les femmes avaient commencé à souligner les formes de leurs corps avec des coutures cintrées. Vous savez quoi ? La taille fine était déjà mise en vogue à cette époque-là. Quoi de plus surprenant que de voir les femmes mettre toutes des longues robes sous l’effet « cloche ». Les dentelles, soies et les velours sont ainsi les matières très prisés.

Petite parenthèse sur la mode homme de cette époque. Les messieurs, quant à eux, portèrent des caleçons longs avec une chemise à manche longue. D’autres accessoires comme les ceinturons ou encore un chapeau à plumes… ne furent pas au reste.

mode moyen age
La mode au Moyen-âge

La renaissance, accélération du phénomène de mode

La mode s’était encore développée au début du XVIème siècle essentiellement en Italie et en Espagne grâce à l’évolution de la communication en Europe. On portait déjà des costumes raffinés et de luxes, doté de « fraise », un col plissé et plus volumineux porté aussi bien par les hommes que par les femmes.

Encore plus, les 2 grandes innovations de cette époque furent le corset et le vertugadin. Le premier servait à affiner la taille, à écraser la poitrine et à donner une forme conique au buste. Le second, il servait à bien courber la jupe des femmes. Les bijoux sont aussi devenus des accessoires de mode très célèbres pour bien distinguer la décolletée des robes. Encore faut-il de plus que les femmes variaient leurs vêtements tout en collectionnant plusieurs paires de manches. Rien n’est plus facile que de changer ses manches. Ce sont surtout les nobles qui suivent ces tendances, car la mode sortait, comme on dit à cette époque, de la Cour.

Au XVème siècle, non seulement les nobles s’habillaient modestement, mais aussi les bourgeois suite aux recommandations des souverains, comme Louis XIII… La laine était la matière la plus utilisée. La fameuse fraise était substituée par le « jabot », un immense col carré plat entouré de dentelle. Il était porté aussi bien par les hommes que par les femmes.

Le jabot était encore remplacé par les « lavallières » lors de la venue de Louis XIV au trône, que sont des foulards de dentelles. Ce fut ensuite aux cravates de voir le jour inspirés des foulards des mercenaires croates. Les robes des dames étaient ornées  de « pretintailles » : tissus colorés appliqués aux vêtements, lors de la fin du règne de Louis XIV.

Zoom sur la mode homme à cette époque. Les hommes portaient une chemise pour marquer leurs classes sociales : riches. Ce sont surtout des chemises de couleur blanche. La dentelle servait aussi de déco pour les poignets et le col. Les perruques étaient mises en vogue par Louis XIV pour cacher leur calvitie.

mode durant la renaissance
La mode durant la renaissance

Le siècle des lumières, raffinement retrouvé

C’étaient toujours les dames de la Cour qui se montrent très élégant au XVIIIème siècle. C’était encore lié au rang social. Les femmes avaient préféré les robes volantes ou les robes « à la française ». La recherche de simplicité commençait, pourtant de gagner de la place. Les nobles commençaient, en fait, à suivre les tendances des roturières. Quoi de plus surprenant que de voir les dames de la Cour porter les mêmes habits que celles du peuple. C’était pour… plus de simplicité. Les dames portaient des robes de plus en plus simples cachées par des « casaquins » ou « caracos » : vestes courtes.

Vers 1770, la mode féminine était marquée par les robes « à l’anglaise » : arrière pliée et remontée alors que la reine Marie-Antoinette se veut être à la pointe de la mode. Tout le monde cherche à se rassembler à la souveraine qui porte aussi des robes « en Gaulle ». C’étaient des simples robes en mousseline ou tout simplement une chemise en mousseline baptisée : « chemise à la reine » en 1775. Elle voulait être la plus jolie de son royaume.

Entre parenthèse. Qu’en est-il de la mode au masculin ? Pour être en harmonie avec la mode féminine, les hommes portait à ces époques l’habit à la française ou l’habit justaucorps. Mais, c’était surtout dû à l’influence anglaise. En ville, on portait la fameuse redingote ou le frac : veste à col à revers taillée dans un tissu de couleur unie.

Les femmes se sont débarrassées du corset et du panier à la fin du XVIIIème siècle. C’est une période de transformation radicale de la mode ou l’époque d’une grande liberté d’allure. Les tendances de la mode étaient encore devenues plus poussées vers la fin du règne de la reine Marie-Antoinette sous l’influence de la chemise à la reine. La mousseline, la gaze et la percale étaient très prisées. On drapait le corps, mais non pas qu’on le moule, avec les vêtements et on porte des châles en cachemires pour se protéger contre le froid ainsi que des gants longs.

Petite parenthèse mode masculin. Les uniformes de l’armée napoléonienne ont influencé la mode des hommes. Il en est de même pour la mode à l’anglaise : spencer court et redingote. Les vêtements de la Cour devaient tous être conçus par de la soie selon la recommandation de Napoléon.

A la fin du XIXème siècle, l’impératrice Eugénie de Montijo avait inventé le corset en haut et la crinoline en bas d’une robe de bal. Ce fut la mode de la Seconde Empire. Elle voulait rester toute superstitieuse en voulant tout essayer : les lèvres colorées en rouge, les cheveux teints, les yeux bordée de noir… Les crinolines étaient encore très usitées pour les robes. C’étaient des jupons rigidifiés par un crin de cheval puis par des cerceaux d’osier ou de métal. Ils peuvent atteindre jusqu’à 3 mètres de diamètres. C’est impressionnant non ? Rassurez-vous, car au fur et à mesure où le temps évolue, elles prenaient de moins en moins de volume.

Ce fut la période du premier défilé de mode avec des vrais mannequins par l’intention du créateur pionnier de la haute couture : Charles-Frédéric Worth. C’étaient des clientèles féminines aisées qui s’étaient rassemblées dans des prestigieux salons de mode pour suivre ces défilés.

mode siècle des lumières

La belle époque, évolution des tenues vestimentaires

C’était vers 1778 où on assistait aux publications de premières presses de mode : « La galerie de mode et costume français », « Le magasin des demoiselles », « Le journal des demoiselles », « Le Petit écho de la mode ». Tout ceci contribuait énormément à l’évolution des tenues et habitudes vestimentaires de tout le pays. Les confections avaient apparu au XIXème siècle.

Des maisons de coutures, déjà au nombre de vingtaines, voyaient le jour en 1900. Ils étaient très côtoyés par les femmes bourgeoises. Ce qui faisait que Paris était devenu le capital mondial de la mode des suites d’une exposition internationale. Le XXème siècle, ce fut tout simplement le siècle de a mode en donnant naissance à plusieurs créateurs. Il faut savoir que Paul Poiret avait ouvert la 1ère maison de couture en septembre 1903.

La même période, les femmes commençaient à mettre en exergue leur silhouette en S en abandonnant peu à peu les structures rigides en faveur des simples jupons sous la jupe. C’était pour mette en valeur sa taille fine tout en remontant la poitrine. Les publicités ont commencé leur apparition, par exemple pour lancer le corset droit-devant au détriment de l’ancien corset sablier. Regarde bien la photo.

Les femmes deviennent de plus en impressionnantes avec les manches gigot de leurs robes qui commençaient à faire bien apparaître la taille.

Elles commençaient aussi à porter des robes très décolletés le soir. Quel changement ?

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La mode de la belle époque

Les années folles, naissance de « LA mode »

La mode est née en 1920. Bonjour à l’émancipation ! En route vers des tenues plus confortables ! C’est ce qui résume les tendances de la mode de cette époque d’après-première guerre mondiale. En fait, plusieurs femmes françaises devenaient des veuves, se voyaient contraintes de travailler à la place des hommes et donc ne voulaient plus être gênées par des tenues inconfortables. Le mouvement artistique Art Deco était une source d’inspiration, quoi !

C’est l’âge d’or des couturiers, car les maisons de coutures deviennent des entreprises qui nourrissent plus de 500 000 travailleurs en France. Les femmes s’habillent sur mesure. Les classes pauvres avaient pu suivre ces tendances, car leurs couturiers s’inspirent des modèles dont les grands créateurs comme Jean Patou, Rochas, Lanvin, Maison Doucet, Chanel publient aux journaux.

Et, vous savez quoi ? Les femmes des années 20 avaient aussi préférées la silhouette mince. Ce n’est pas nouvel. Elles portent des robes chemises de couleur vive. Elles aiment encore se bronzer ou porter de la coupe garçon. C’est folle non ? Tant pis, car en sortant, elles le cachent sous un chapeau cloche.

Voulez-vous savoir encore plus ? A cette époque-là, les belles dames commencent à montrer leurs jambes. Ouh là là ! C’est une véritable révolution. Quoi de plus étonnant que de voir les robes de jour et jupes courtes, les femmes qui portent une taille basse, et encore plus… les celles qui portent des décolletés ou des vêtements qui brillent. Encore une dernière invention des années folles : le pantalon. Bonjour à la totale émancipation, quoi !

En 1926, la petite robe noire est proposée premièrement par le fameux créateur Coco Chanel. C’est la « Ford de Chanel » et qui est devenu le classique de la mode porté par le mannequin Madeleine Vionnet.

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La mode des années folles

Les années 30, une élégance discrète

Un p’tit changement a eu lieu au début de la décennie 30 à cause de la crise économique. C’est la suite des crashs boursiers de 1929. En toute discrétion, il y a eu un retour du classicisme de l’avant-guerre.

La photographie de la mode a aussi vu le jour à cette période. Christian Bérard et Man Ray sont les premiers à illustrer en photo les Magazines féminins Vogue, Marie-Claire et Harper’s Bazaar. C’est la première fois qu’on voit des mannequins se poser en vraie photo avec des hautes coutures. Oh là là ! C’est une véritable scène, à la plage, devant une voiture… avec une élégance parfaite.

Les femmes aux foyers ont aussi imité ces tendances dans leur vie quotidienne en  portant une robe tailleur dans la journée, une robe moulante nouée ou une robe drapée dans le dos. Et la soirée ? Elles se réservent les robes longues.

Le corset revient encore à cette période-là, mais ben, sous forme de gaine. Avec leurs cheveux ondulées ou bouclées, les femmes ne délaissent pas pour autant le port des chapeaux sur le côté de la tête. Elles commencent aussi à teinter leurs cheveux, influencées par les stars de cinéma.

C’est en 1936 que les femmes commencent à porter les shorts influencées par les tenniswomen anglaises. Une autre invention de cette période : la coupe en biais, est expérimentée par la Maison Vionnet pour plus de souplesse aux vêtements. Les nylons sont devenus un des matières très prisés de la fin des années 30.

mode des années 30
La mode des années 30
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La mode des années 40

Les années 50, marquées par le « New Look »

La décennie 50 est marquée par d’autres inventions. Ce sont l’avènement des soutien-gorges pigeonnants, de talons aiguilles et de la gaine. En révélant toute sa féminité et plus d’élégance, les femmes de cette période sont plus que glamours.

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La mode des années 50

Les années 60, prolifération de la « mode de la rue »

Les garde-robes des femmes de la décennie 60 sont soufflées par un vent de liberté et de jeunesse. Les tendances vestimentaires de cette période sont influencées par les changements socioculturels. C’est une véritable révolution des apparences. Le prêt-à-porter est en plein essor grâce à l’industrialisation croissante du travail vestimentaire. Ce fut à la haute couture de perdre de vitesse.

Les jeunes ont inspiré les tendances de leurs tenues de l’Anglais avec des groupes de musique qui imposent leurs styles comme les « yéyés », les « blousons noirs », les « mods », les « rockers »… Les femmes deviennent actives et recherchent ainsi des vêtements plus que confortables. Le début de ces décennies est marqué par la prolifération de l’ensemble tailleur-jupe et robe-sac par Balenciaga.

Mary Quant a inventé le « mini skirt » au début des années 60 à Londres. C’est aussi devenu une tendance déferlante en France surtout lors du printemps-été de 1965 suite à la création d’une collection de mini-jupe par André Courrèges. Les femmes la portent avec des bottes devenant aussi tendances en été comme en hiver. Par conséquent, il y a eu essor des collants pour cacher le bas et qui se portent dans toutes les couleurs. Et, c’est encore très aimé aujourd’hui, non ?

Les mères comme les filles des années 60 deviennent toutes audacieuses. Elles osent montrer tout simplement l’apanage du sexe fort par les pantalons. C’est pourquoi Pierre Cardin a inventé pour les femmes le pantalon avec veste à col montant. C’est quand même pas mal ni provocatrice, je pense !

Le blue jeans a vu le jour à la fin des années 60 tout comme la robe trapèze ou chasuble, le mono bikini qui est encore réservé aux stars comme la fameuse Brigitte Bardot. Ce sont tous avec des couleurs vives et acidulés qu’elles les mettent. Les hippies venant des Etats-Unis ont apporté en France les célèbres « pattes d’éléphants ».

mode des aannées 60
La mode des années 60

Les années 70, l’audace totale

On a osé tout dans la mode lors des années 70 : les pois, les rayures, les superpositions, les paillettes, les associations de couleur… Les tendances de la mode sont influencées par différents cultures et courants de musiques : hippies, punks et fans de disco. Rien d’étonnant si le pantalon est devenu totalement unisexe durant cette période, mis aussi le port des cheveux courts par les femmes ainsi que les jeans dont la commercialisation en France a augmenté de 300% entre 1970 et 1976. Encore plus, les pattes d’éléphant sont devenues le symbole de la mode des années 70. Phénoménal !

Les gens s’intéressent encore aux modes des stars internationaux à cette période comme les paillettes de Dalida, les coupes de cheveux de Farrah Fawcett, les combi pantalon et chaussures plateforme du groupe ABBA, le fameux col pelle à tarte des Bee Gees… Les couleurs vives et flashy continuent de séduire tout comme le doré et l’argenté ainsi que les vêtements en vinyle et en plastique.

Des maisons de prêt-à-porter ont vu le jour au cours de cette période, entre autres, Kenzo, Thierry Mugler et Jean-Charles de Castelbajac. Les maisons de haute couture ferment leur porte. Au revoir !  A partir de 1976, les Anglais The Sex Pistols et les américains des Ramones sont à la tête du mouvement punk de cette période en imposant le style tartan, le blue jean troué sous un kilt avec des épingles à nourrice, des bracelets à clous ainsi que des grosses bottes Dr Martens.

La première boutique « Sex » est ouverte à Londres en 1971 par la créatrice Vivienne Westwood pour marquer la mode des fans de punk.

modee des années 70
La mode des années 70

Les années 80, ère du « fric et frime »

Les garde-robes abandonnent les tenues sages au profit des tenues provocantes au cours des années 80. Il n’y a plus d’unicité dans la mode. Bonjour à la multiplicité et au métissage ! En gros, c’est la décennie du phénomène artistique tout en exposant pour la première fois aux musées le travail des créateurs. Cette période est encore marquée par la starification des tops models pour une célébrité internationale : Naomi Campbell, Claudia Schiffer… Tout est devenu phénoménal fruit du développement des médias et de la publicité.

D’autres créateurs comme Thierry Mugler et Claude Montana ont inventé le tailleur aux épaules larges. C’est la silhouette en X qui prend le relais de la silhouette S. Elle et illustrée par des vêtements à épaules structurées ou surdimensionnées suivant l’utilisation des épaulettes ou les manches bouffantes. Encore tout un tas de création durant ce moment comme le caleçon moulant, les robes pull, les low boots, les pantalons à pince taille haute plus ou moins bouffants, la jupe boule avec un body décolleté… Le mixage des couleurs vives restent encore tendances, avec des différents motifs. Les boucles d’oreille et les bracelets en plastiques sont aussi très prisés.

La couleur noire est aussi devenue une véritable tendance des années 80 influencée par l’explosion du New Wave. La tendance rock ou gothique est à la fois chic et sexy en portant des jeans déchirés ou frangés avec des bustiers ou bodys.

Sous l’esprit Flashdance, le disco est bondé par des gens portant des vêtements de couleurs acidulées ou satinées. Il y a aussi d’autres tendances comme le sportwear venant des Etats-Unis, les déferlent joggings colorés et les baskets en France.

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La mode des années 80

Les années 90, enfin… toutes les tendances

Les basiques des décennies précédentes sont tout simplement recyclées lors des années 90 en rajoutant des accessoires. Voulez-vous savoir les pièces phares de cette décennie ? Ce sont le trench coat, le caban, le pull marin, le jeans Levi’s ainsi que le K-way. Aux fameux pattes d’éléphants de faire son come-back après une absence de presque une décennie.

Les T-shirt font, ensuite, une apparition sous une nouvelle apparence : en passant des messages par des petits textes ou des smileys. La marque célèbre, Petit Bateau, a vu ses ventes progresser de 1 000% de 1995 à 2000. C’est le boom total !

Le look vestimentaire grunge inspiré du groupe Nirvana est encore reprise par toute une génération en portant des jeans déchirés, des vieilles baskets et des chemises à carreaux. Les girls ont aussi copié le look ultra-sexy des Spice Girls en 1995 qui font revivre le couleur soleil des années 70, les paillettes et les chaussures plateformes de l’époque d’avant.

C’est aussi l’âge d’or des joggings, des baskets avec la marque Adidas, Nike… La haute couture est en voie de disparition pendant que les créateurs de mode ne cessent de se développer : John Galliano chez Dior, Jean Paul Gautier, Alexander McQueen dans Givenchy.

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Spice Girls, années 90

Les années 2000, importance de la… Marque

Ce ne sont plus les tendances vestimentaires qui préoccupent les amateurs de la mode, mais plutôt la marque avec un M. Cela exprime le pouvoir d’achat et l’image de la vie en société. Ce luxe est né fruit de la mondialisation et de la concurrence. « Je ne porte que ça pour distinguer ma catégorie sociale ! » Et c’est tout !

Les couturiers de cette époque sont devenus des personnages publics comme : Paul Poiret, Madeleine Vionnet, Cristobal Balenciaga, Christian Dior, Yves Saint Laurent, Hubert de Givenchy, Pierre Cardin et Coco Chanel ou André Courrèges, Nina Ricci et, plus récemment, Thierry Mugler, Christian Lacroix ou Antoine Chaulieu… Ils créent des tendances à l’international. Ils se spécialisent aux célébrités : people et stars des magazines.

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A la Mode année 2000