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REDACTION DES TRAVAUX INTELLO

Pour ceux qui n’ont pas le temps d’écrire son mémoire ou sa thèse, eh ben je peux le faire à votre place en me contactant.

Cela ne touche pas seulement la filière économique, car je vous l’ai déjà parlé sur la page about de mon blog que je suis passionnée de la rédaction et ben ça concerne tous les domaines.

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Retrouvez directement via cette page : Guides, Fiches statistiques, Fiches pratiques, Fiches théoriques ainsi que divers articles qui touchent le monde des étudiants…

 

 

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Comment vais-je rédiger vos travaux intellectuels ?

 

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Chers étudiants ! La rédaction de vos travaux intellectuels est une des vocations principales de mon blog Femme et Infos. Pourquoi ? La plupart du temps, vous êtes occupés par vos petits boulots ou d’autres choses qui ne vous permettez pas d’avoir le temps nécessaire pour effectuer ce travail d’écriture passionnant. A l’heure de l’évolution technologique, rien n’est impossible, je peux rédiger votre CV étudiant, lettre de motivation étudiant, fiche de lecture, rapport de stage ou rapport de travail personnel, exposé ou travail de groupe, mémoire et même thèse, à votre place quelle que soit votre filière universitaire. Quelles démarches à effectuer ?

 

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Lorsque vous me contactez, il faut bien définir le type de travaux intello que je dois effectuer : fiche, rapport, mémoire ou thèse. Vous devez aussi me préciser le titre, le nombre de pages et  le plan détaillé ou non détaillé de votre travail. Tous ceux-ci doivent déjà être acceptés par votre encadreur ou directeur de thèse pour ne pas perdre notre temps. Lorsque tous ces détails sont bien clairs, je peux vous avancer un devis personnalisé dans le plus bref délai pour ne pas retarder la rédaction de vos travaux intellectuels. Vous me répondez si le devis vous satisfait pour que nous puissions passer à la prochaine étape.

 

 La dernière étape avant la rédaction

Hands typing on the laptop

 

Si nous nous mettions d’accord sur le devis de la rédaction de votre travail intellectuel, vous devez m’envoyer via mail tous les documents de recherche que vous avez en possession, du rapport de stage, des résultats d’enquêtes… en liaison avec votre travail. Au fur et à mesure où j’effectue la rédaction, je fais aussi des recherches approfondies sur le net pour compléter les documents dont vous me communiquez. Tout le travail de rédaction effectué par mon blog Femme et Infos sera exécuté en :

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Méta

Avant d’arriver au stade de docteur-chercheur que je suis maintenant, j’ai franchi toutes les étapes des études académiques et universitaires. Rédiger, c’est ma passion sinon pourquoi j’ai créé mon blog ? Alors, confiez-moi la rédaction de vos travaux intellectuels et vous verrez !

 

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Fiche statistique 1 : Description de l’économie ivoirienne de 1948 à nos jours

La Côte d’Ivoire est un pays agricole premier producteur de cacao mais aussi de café. La variation des cours internationaux de ces principaux produits d’exportations, avec le bois, influence négativement sa balance commerciale : connaissant des hauts et des bas.

 

cote d'ivoire

Les grandes dates à retenir

1948-1994 : c’était un demi-siècle de stabilité monétaire, économique marquée par une balance commerciale structurellement excédentaire.

1960-1974 : cette période de « miracle ivoirien » est dotée d’une croissance économique de 8% expliquée par le boom de cacao, de café et du bois. Il y avait une amélioration des exportations depuis 1950 ainsi qu’une hausse de l’épargne domestique de 20%.

1974-1978 : il y avait eu boom des prix internationaux du cacao (trois fois) et du café (3,5 fois) (Davis, 1983) [cité par COGNEAU D. ET COLLANGE G., 1997]. Ce pays a connu une croissance agricole avant l’indépendance induisant des gains de recettes d’exportations de plus de 50% et une amélioration des termes de l’échange de 80% : croissance économique de 10%.

1979 : le déficit de la balance courante était de 18% du PIB. Le déficit budgétaire était estimé à 8,5% du PIB et la dette totale à 77% du PIB. Le service de la dette était à 38% des recettes d’exportations dus aux chocs externes de 1979 et il y avait eu une baisse des avoirs en monnaie centrale (Banque mondiale, 1997 ; 1998b, BCEAO) [in source op. cit.] due aux chocs externes et aux financements des investissements non productifs induisant un taux de croissance négatif : -3,4%.

Depuis 1980 : il y avait eu imposition des PAS pour secourir les déficits de la balance des paiements.

1994-2000 : la politique de dévaluation du Franc CFA a débuté, par rapport au FF en 1994 et « embellie économique » jusqu’en 2000.

2000 jusqu’à nos jours : il y avait eu un retournement de la conjoncture et un renforcement de la pauvreté tant en ville qu’en campagne.

Dette extérieure en 2006 : se situe à 13,09 milliards de Dollars : c’est le niveau record (World Bank, 1998a).

 

côte d'ivoire

Réflexions en tant que chercheur

Ces difficultés sont surtout dues à des chocs extérieurs car dès 1979, il y a eu déficit de la balance courante à 18% du PIB, déficit budgétaire global à 8,5% du PIB, dette totale à 77% du PIB, service de la dette à 38% des recettes d’exportations, les avoirs en monnaie centrale de son autorité monétaire passe de 0,8 milliards de FCFA en 1979 contre 88,8 milliards de FCFA en 1978 (Banque mondiale, 1997 ; 1998 b ; BCEAO).

Tous ceux-ci ont été dus par une baisse des cours de cacao et du café, des investissements non productifs, un affaiblissement des secteurs d’exportation, la baisse du taux d’épargne et la faible rentabilité des investissements publics. Le pays a ainsi enregistré un taux de croissance économique négatif de -3,4% et un niveau d’endettement extérieur record.

Les difficultés de la balance des paiements de la Côte d’Ivoire depuis 1980 sont alors dues aux chocs externes, c’est ainsi qu’il y a eu intervention du FMI pour imposer les PAS. Et, pour le cas du Cameroun :

Méta

La Côte d’Ivoire est aussi un des Pays pauvres très endettés du monde. En tant que chercheur en économie, je vous attire à bien réfléchir sur la question : pourquoi les pays africains restent toujours très pauvre ?

Si vous avez des questions n’hésitez pas à me contacter.

 

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Fiche statistique 2 : Description de l’économie camerounaise de 1960 à nos jours

paysage cameroun

Tout comme la Côte d’Ivoire, le Cameroun est un pays agricole essentiellement de cultures vivrières : premier grenier de la sous-région, et possède des cultures industrielles en quantités montantes, destinées à l’exportation. Il produit aussi du pétrole.

Les grandes dates à retenir

1960-1985 : c’était une période de très bonne performance économique camerounaise. Il y avait une stabilité exceptionnelle et gestion tranquille de l’économie : croissance de plus de 2% fruit de la relance de l’agriculture par le cacao, le café, le bois, la banane, le thé et surtout le pétrole. Autrement dit, l’agriculture fournissait 85% des exportations permettant l’autosuffisance alimentaire.

1980-1981 : la croissance économique de 12% était décrite par un revenu par tête plus élevé, une dette extérieure faible, mais aussi une balance commerciale déjà déficitaire. Le service de la dette, quant à lui, était évalué à un niveau exceptionnel : 12% des recettes d’exportations de 1980 à 1982.

1983-1984 : la crise politique engendrait une pénurie : croissance de 7% et inflation de 14,5%.

1985-1994 : cette décennie était marquée par une récession économique due aux chocs externes et à une mauvaise gestion des finances publiques. Tous ceux-ci avaient entrainé la pauvreté et l’impossibilité d’assurer l’autosuffisance alimentaire : croissance de 4%, dette extérieure de 37% du PNB, chômage élevé, dégradation de la situation renforcée par les catastrophes naturelles

Depuis 1987 : l’imposition des PAS.

1994 : la politique de dévaluation.

1994-2003 : il y avait eu reprise économique fragile avec une faible croissance, baisse de la dette extérieure, effet compétitif passager, tarissement progressif du gisement pétrolier à l’horizon de 2005.

2003 à nos jours : c’était une période marquée par la dégradation de la situation avec une pauvreté grandissante : croissance de 3%. Ainsi, il y a eu mise en œuvre du DSRP ainsi que d’autres Documents de stratégies pays (DSP) pour sortir de la pauvreté.

Dette en 2009 :était évaluée à 7,8 milliards de Dollars (in « L’état du monde », 1981-1998).

 

carte cameroun

Réflexions en tant que chercheur

Malgré sa prospérité, un effondrement de l’économie camerounaise a été constaté depuis le début des années 1980 dû à la chute du cours mondial des produits primaires conjuguée avec la mauvaise gestion des finances publiques et la sécheresse de 1983-1984. L’agriculture ne représentait plus que 40% des exportations.

Le pays vivait dans la pauvreté et ne pouvait plus assurer son autosuffisance alimentaire et était obligé de comprimer les investissements. Ainsi, la croissance a baissé fortement jusqu’à 4% et a stagné durant presque plus d’une décennie et le pays a eu du mal à relancer son économie. La dette extérieure représentait 37% du PNB : niveau supportable mais le chômage restait préoccupant.

En outre, d’autres événements ont aussi renforcé cette récession dont la catastrophe naturelle du lac de Nyos dans le Nord-Ouest du pays. Ainsi, la dette extérieure a ressentie une hausse, l’agriculture n’a pas cessé de dégringoler et le train de vie de l’Etat n’a pas cessé de hausser. Les difficultés de la balance des paiements camerounaise sont expliquées par des chocs externes, des conjonctures internes et des fléaux naturels.

Méta

Le Cameroun rencontre aussi des difficultés économiques depuis la décennie 1980 même s’il possède du pétrole. En outre, malgré les aides extérieures, la situation macroéconomique de ce pays n’est même pas dans le niveau qu’il doit se situer. Réflexions.

Si vous avez des questions, veuillez me contacter:

 

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Fiche statistique 3 : Description de l’économie malgache de 1960 à nos jours

madagascar

 

L’économie malgache n’a connu une stabilité extérieure que jusqu’en 1970. A partir de cette période, la situation macroéconomique de la grande Île n’a pas cessé de se dégrader. Malgré les aides des Institutions de Bretton Woods, comme le FMI, la pauvreté à Madagascar ne cesse de s’amplifier d’année en année.J’i récapitulé dans cette fiche statistique les grandes dates à retenir pour résumer la situation économique de Madagascar de 1960 à nos jours.

 

Les grandes dates à retenir

1960-1972 : la balance des paiements équilibrée et la situation macroéconomique est stable.

1960-1980 : la croissance économique est modérée, mais il y a eu une persistance de la pauvreté. En fait, depuis 1972, la balance des paiements de Madagascar rencontre des difficultés.

1980 : la crise économique est renforcée due à la baisse du cours mondial des produits primaires induisant le recours à la politique d’investissement à outrance. Ceci a impliqué un quadruplement de la dette extérieure (1,241 Millions de Dollar dans «World development Indicators», Banque mondiale, 1997), car les investissements sont non rentables. Le déficit budgétaire est important (2,5% du PIB années 1970 à 18% années 1980) et le taux d’investissements annuels est de 30%, au détriment des privés de seulement 0,6%.

1994 : le flottement généralisé de la monnaie malgache a débuté alors qu’il n’y a pas eu d’embellie économique et une perte de valeur croissante de l’Ariary face aux devises étrangères.

1972, 1991, 2002 et 2009 : il y a eu production des crises politiques qui entrainent une récession économique et une fuite des IDE ainsi qu’un renforcement de la pauvreté.

2004 et 2005 : la politique de détaxation par l’Etat a entrainé un boom des importations.

Dette extérieure de Madagascar en 2008 : est évaluée à 1,5 Milliards de Dollar (Mr James Blake, Country Manager de la Banque mondiale, Madagascar, 2008). Son niveau est quand même soutenable par rapport aux dettes des autres économies africaines comme la Côte d’Ivoire… Mais, depuis 2009, due à la crise, il y a eu coupure de différents aides.

 

carte madagascar

Analyse en tant que chercheur

Madagascar faisait face à une dégradation de l’économie surtout depuis le début des années 1970 qui avait poussé le gouvernement malgache de se lancer à un vaste politique d’investissement à outrance de 1978. Celui-ci a été réalisé dans les pires conditions qui font que ses conséquences financières puis économiques furent désastreuses. En effet, les investissements de cette époque sont décidés hâtivement, combinés d’une entente avec des fournisseurs de matériels.

Les bailleurs de fonds étrangers font appels à des techniques fortement capitalistiques et bénéficièrent aux importations et non pas à l’appareil de production locale. Il n’est pas alors étonnant qu’on faisait face à d’importants déficits commerciaux. Ainsi, dès 1980, la contrainte extérieure se fit fortement sentir et aussi l’effet d’éviction a pénalisé les investisseurs privés. Ainsi, ces investissements ont été mal conçus et mal maîtrisés, se révélèrent non opérationnels et ne contribuèrent à dresser les différents problèmes socioéconomiques…

Du point de vue financier, ce sont ces investissements mal conçus qui furent la cause de cumulation de la dette. Ce qui fait que les déficits extérieurs n’ont pas cessé de s’aggraver depuis cette date dans notre pays tout comme dans d’autres PED comme le Sénégal, le Zimbabwe, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Gabon… Cependant, les conséquences à Madagascar ont été beaucoup plus sévères en raison de la part plus faible des exportations : alourdissement du service de la dette et de la pénurie de devises. C’est le creusement du déficit extérieur qui impliquait une montée du poids de la dette et de son service et un régime des importations.

Ce sont les paysans qui ont payé le prix fort de cette montée des contraintes financières car l’Etat – lors de la fixation des prix – fait un arbitrage des prix agricoles au profit des finances publiques et des consommateurs urbains au détriment des agriculteurs. Par conséquent, il y a eu accentuation de dégradation de la production et des exportations.

 

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Pour le cas de l’industrie malgache, cette période d’investissement à outrance de 1978-1979 n’a que peu profité à notre industrie car le rationnement des intrants et des pièces de rechange l’a profondément touché. Ceci fait que la plupart des entreprises se retrouvent avec un appareil productif considérablement vieilli et dégradé, des coûts alourdis, une structure financière dégradée. Certaines d’entre elles voient leur offre excédentaire (face à la demande) due à la dégradation du niveau de vie de la population et de l’effet d’éviction des financements car les biens alimentaires sont renchéris.

A côté de tous ceux-ci, on a observé un renversement de la conjoncture internationale de 1978 à 1980 induisant une chute des exportations en valeur face aux importations parce que les pays du Nord sont frappés par une crise. Les termes de l’échange ont détérioré fortement et ainsi la balance commerciale. Néanmoins, une relance rapide des investissements a eu lieu. Pourtant, c’était cet ambitieux programme qui a été à l’origine de l’accélération de la détérioration des grands équilibres macroéconomiques pour ne citer que l’accroissement de la monnaie, la hausse des dépenses étatiques, le déficit commercial. En un mot, ces difficultés de la balance des paiements de Madagascar depuis le début des années 1980 : essentiellement les déficits commerciaux, sont dus aux financements des investissements sociaux par cette politique d’investissement à outrance.

Méta

Madagascar souffre depuis plusieurs décennies des problèmes politiques, économiques et financières qui s’avèrent pour le moins comme non solutionnables. Pour preuve, le pays figure parmi les Pays pauvres très endettés. Je vous apporte un sujet de réflexion : est-il encore nécessaire de chercher par-ci des financements par-ci et par-là pour la grande Ile vu que « ça ne sert à rien ».

Vous pouvez me contacter si vous avez es questions ou suggestions:

 

 

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Guide 1 : La balance des paiements dans une économie

balance des paiements

 

Ce guide « Tout savoir sur la balance des paiements » est destinée aux étudiants en économie et en gestion. Ce compte de flux, et non de stock, enregistre les échanges d’actifs réels, monétaires et financiers d’un pays avec le reste du monde. Je vous apporte via ce tutoriel des réponses à toutes vos questions qui touchent ce compte extérieur pour vous clarifier certaines zones d’ombres.

 

Qu’est-ce que la balance des paiements ?

La balance des paiements est un compte de flux qui enregistre les échanges d’actifs entre les agents résidents d’un pays et les non-résidents du reste du monde. Elle est présentée sous forme comptable entre deux dates données. Les résidents sont des personnes physiques originaires du pays et demeurent habituellement sur le territoire national du pays, des personnes physiques de nationalité étrangère y logeant habituellement et les personnes morales résidentes ou étrangères y exerçant leurs activités, à l’exception des représentants diplomatiques et consulaires. Une définition inverse s’applique aux non-résidents.

Petite exercice : essayez de définir ce qu’on appelle non-résidents.

 

Comment construire ce compte extérieur ?

La balance des paiements enregistre trois catégories d’actifs. Les actifs réels sont, entre autres, les biens et services, les revenus des facteurs de production. Les actifs financiers recensent les titres de créances ou de propriétés. Et, les actifs monétaires sont constitués par les devises, l’or monétaire.

Les rubriques de ce compte sont la nature des opérations, le Crédit, le Débit et le solde. Généralement, le tableau est dressé en 4 colonnes :

  • La nature des opérations est localisée dans la première colonne et composée du compte des transactions courantes, du compte de capital, du compte d’opérations financières et monétaires et du compte ajustement ou compte erreur et omission nette.
  • Contrairement à la règle de la comptabilité générale et par convention, la deuxième colonne s’intitule le « Crédit» (colonne gauche) avec le signe (+) qui représente les entrées de capitaux ou recettes (gains de devises). Toutes les opérations assimilables à une vente d’actifs (ex : exportations) y sont enregistrées.
  • La troisième colonne est appelée le « Débit» (colonne droite) de signe (-) enregistrant les sorties de capitaux ou dépenses (pertes de devises). Les achats d’actifs (ex : importations) y sont recensés.

Le patrimoine de l’ensemble des résidents comporte des avoirs et des engagements selon le concept patrimonial. On enregistre au Crédit toutes les opérations induisant une diminution des avoirs (exportations des biens et services) ou augmentation des engagements (importations de capitaux) des résidents, et inversement au Débit.

Petite exercice : essayez de définir le concept patrimonial pour le Débit.

  • La balance des paiements est un document équilibré car la valeur des flux enregistrés au Crédit est théoriquement égale à celle des flux au Débit. Le solde général est nul.

 

Qu’en est-il de l’architecture générale de la balance des paiements ?

Ce document comptable recense 4 types de comptes. Le premier compte est appelé transactions courantes. Il regroupe :

Le compte des transactions courantes

  • Les biens que sont les marchandises générales, le travail à façon, les répartitions et l’avitaillement.
  • Les services recouvrent les transports, les voyages, les communications, les bâtiments et travaux publics, l’assurance, les services financiers, l’informatique et l’information, les redevances et droits de licence, les autres services aux entreprises, les services personnels, culturels et relatifs aux loisirs, les services fournis par les administrations publiques.
  • Les revenus regroupent l’ensemble des flux liés aux rémunérations des facteurs de production. Ce sont la rémunération des salaires, les revenus des investissements directs (des titres de participation, comme les dividendes et bénéfices distribués, bénéfices réinvestis, et des titres de créances), les revenus des investissements de portefeuille (revenus des titres de participation, revenus des titres de créances) et les revenus des autres investissements.
  • Les transferts courants s’agissant des mouvements sans contrepartie tels que les opérations des administrations publiques (contribution nette de l’Etat aux organisations internationales) et des autres secteurs (envoie de fonds des travailleurs, autres transferts).

Le compte de capital

Le compte de capital, quant à lui, regroupe les transferts de capital et les acquisitions et cessions d’actifs non financiers non produits :

  • Les transferts de capital concernent les administrations publiques (remises de dettes, autres transferts) et d’autres secteurs (transferts des migrants, remise de dettes, autres transferts).
  • Les acquisitions et cessions d’actifs non financiers non produits sont des opérations de l’utilisation de ces actifs (brevets, licences, noms commerciaux…).

Le compte d’opérations financières et monétaires

Dans les anciens Manuel de la balance des paiements (MBP) du Fonds monétaire international (FMI), a été groupé selon la durée des capitaux, soit des capitaux à court terme ou à long terme. Ce n’est depuis l’année 1996 que ce compte est structuré selon la nature des capitaux. Les opérations financières sont :

  • Les investissements directs sont ceux qu’une entité résidente d’une économie (investisseur direct) effectue afin d’acquérir un intérêt durable dans une entreprise résidente d’une autre économie (l’entreprise d’investissement direct). Il existe une relation à long terme entre l’investisseur direct et l’entreprise d’investissement direct, par intérêt durable. Ces investissements concernent les titres de participation, les bénéfices réinvestis ainsi que d’autres investissements directs.
  • Les investissements de portefeuille sont les titres de participations et les titres de créances à long terme (obligations et autres titres d’emprunts, les instruments du marché monétaire et les produits dérivés).

Les opérations monétaires sont :

  • Les autres investissements qui regroupent les crédits commerciaux, la monnaie fiduciaire et dépôts et les autres avoirs, dans le poste de Crédit. Mais, dans le poste de Débit, ils regroupent les crédits commerciaux, l’utilisation des crédits et des prêts du FMI, les autres prêts, la monnaie fiduciaire et dépôts et les autres engagements.
  • Les avoirs en réserves de devises sont les avoirs à la disposition des autorités monétaires comme l’or monétaire, les Droits de tirage spéciaux (DTS), la position de réserves au FMI, les devises et autres créances.

Le compte erreur et omission nette

Le compte ajustement sert à équilibrer ce document comptable en double écriture. Toute opération enregistrée doit donner lieu à deux inscriptions de montants égaux mais de signes opposés. Théoriquement, la somme des montants au Crédit doit être identique à celle des montants au Débit. Dans la pratique, celle-ci n’est pas toujours vérifiée c’est-à-dire que les comptes ne s’équilibrent pas parce que les données utilisées proviennent de sources différentes. Ceux-ci créent des difficultés d’harmonisation de la balance des paiements. Ainsi, le solde peut-être un Crédit ou un Débit net correspondant au montant des erreurs et omissions nettes.

 

Quels sont les principaux soldes de la balance des paiements ?

La balance des paiements dresse 6 soldes principaux :

  • La balance commerciale. Les exportations de biens notées X et les importations de biens notées Z s’intègrent dans ce que l’on appelle le solde commercial qui s’exprime par : BC=X-Z.
  • La balance des invisibles. Ce solde est la différence entre les exportations de services et ses importations à laquelle on ajoute les royalties et revenus nets d’investissements.
  • La balance commerciale au sens large est obtenue en ajoutant la balance commerciale à la balance des invisibles.
  • La balance des transactions courantes. La signification macroéconomique de ce solde est fondamentale pour une nation. S’il est négatif, le pays éprouve un besoin de financement, car la production nationale est inférieure à la consommation nationale. Autrement dit, ce pays vit au-dessus de ses moyens parce qu’elle dépense trop par rapport à ce qu’elle produit, et inversement. Ainsi, ce solde traduit l’équilibre épargne-investissement de la nation. Pour analyser la situation économique et financière d’un pays, il faut le mettre en relation avec d’autres agrégats macroéconomiques, par exemple la production nationale, la consommation à laquelle on ajoute les investissements pour donner l’absorption. En fait, le pays rencontre des difficultés dans sa balance des transactions courantes si son absorption dépasse sa production nationale.
  • La balance des mouvements de capitaux hors avoirs en réserves de devises. Solde du compte de capital = importations de capital – exportations de capital. C’est un solde qui devrait être interprété avec prudence parce qu’un solde positif (importations de capital ou entrée de capital > exportations de capital ou sortie de capital)se traduit par des difficultés rencontrées dans la balance des paiements. Il est révélateur de l’importance des ressources d’origine étrangère à cause des charges ultérieures telles que les paiements d’intérêts et les remboursements d’emprunts, la distribution de dividendes et inversement. C’est une valeur approchée de la capacité ou besoin de financement de la nation.

Petite exercice : interprétez le solde négatif de la balance global des mouvements de capitaux hors avoir de réserves de devises.

  • Le solde global et sa contrepartie. La variation des avoirs en réserves de devises constitue la contrepartie de la balance globale. Il s’agit des réserves inscrites au bilan de la banque centrale: or, devises, écus et créances sur le FMI ; corrigés de l’incidence du flottement des monnaies et de la valorisation de l’or. Ce solde précise les conséquences de l’intervention de l’autorité monétaire sur les marchés de changes pour réduire les difficultés de la balance des paiements : solde négatif ou augmentation des avoirs en réserves de devises au Débit, et inversement.

Petite exercice : décrivez le solde positif de la balance globale des paiements.

 

Qu’est-ce que la Position extérieure globale (PEG) ?

La Position extérieure globale n’est pas un solde de compte mais doit être calculé : PEG = solde du compte courant + solde des mouvements de capitaux + net des investissements directs. Elle permet d’évaluer la position structurelle extérieure d’une économie par rapport à ses principaux partenaires. Il s’interprète comme une version « élargie » du compte courant, puisqu’il mesure la capacité ou le besoin de financement d’une économie, compte tenu des apports ou des retraits engendrés par les investissements directs. Il existe donc un compte à financer, qui n’apparaît pas dans la balance des paiements mais qu’il est important de le dégager en raison de sa signification économique. Il permet aussi d’évaluer la position structurelle extérieure d’une économie vis-à-vis de ses partenaires. Effectivement, le solde à financer dépend de la compétitivité pays en matière de coûts salariaux, de prix, de productivité et de son niveau de développement. Le pays a besoin de financement – en rencontrant des difficultés dans sa balance des paiements – quand son solde à financer est négatif c’est-à-dire que s’il ne gagne pas un effet compétitif favorable sur le commerce extérieur.

Petite exercice : que se passe-t-il si le la PEG est positive ?

 

Quelles sont les théories de la balance des paiements ?

Deux courants théoriques principaux parlent de la balance des paiements.

  • La pensée mercantiliste de la balance des paiements du 16ème Siècle. Les métaux précieux (or et argent) et la thésaurisation sont considérés comme essentiel dans la formation de la richesse. La politique commerciale vise à obtenir l’abondance métallique par l’excédent de la balance commerciale. Par conséquent, la sortie des métaux précieux en dehors des frontières nationaux doit être limitée. L’entrée est encouragée par l’interdiction directe de l’exportation des métaux précieux. La politique protectionniste consiste à favoriser les exportations grâce à la protection des industries naissantes contre la concurrence étrangère par une politique douanière d’exemption fiscale pour les marchandises exportées. Des contingentements et taxes élevées sont appliqués aux marchandises importées.
  • La théorie d’ajustement automatique de la balance des paiements de D. Hume (1752). Supposons que les importations en valeur augmentent plus vite que les exportations en valeur (déficit commercial). Il y a, ainsi une sortie de l’or qui induit une réduction de la quantité de la monnaie dans le pays. Cette réduction de la liquidité fait baisser le niveau des prix rendant plus compétitive les exportations. Ceci provoque un rétablissement de l’équilibre par le phénomène d’ajustement automatique. Le mécanisme inverse se produit quand les exportations en valeur augmentent.

Petite exercice : essayez de décrire le mécanisme d’ajustement automatique de la balance des paiements s’il y a excédent commercial.

La théorie récente des indices du commerce international :

  • Le taux de couverture du commerce international est une notion dans laquelle les importations sont financées par les exportations. C’est le rapport entre les exportations et les importations multiplié par cent.
  • Le degré d’ouverture réel d’un pays est la moyenne des exportations et des importations dans son Produit intérieur brut (PIB) multiplié par cent. Ceci mesure, plus explicitement, la part du commerce international du pays dans sa production nationale.
  • Les termes de l’échange soulignent que la balance commerciale d’un pays doit être complétée par l’évolution des prix relatifs entre les exportations et les importations. Effectivement, ces indicateurs mesurent l’évolution du pouvoir d’achat des exportations d’un pays au niveau international.

Les termes de l’échange net sont le rapport entre l’indice des prix des exportations à l’indice des prix des importations. Les termes de l’échange brut, quant à eux, traduisent le rapport entre les quantités exportées et importées.

 

La thèse de la DTE de Raoul Prebisch (1950)

Prebisch a analysé en 1950 les DTE des pays du Sud vis-à-vis des pays du Nord. Depuis de nombreuses années, les pays du tiers monde exportent des matières premières à faible cours mondial vers les pays industrialisés. Ces derniers importent, par contre, des produits manufacturés à prix onéreux. C’est ainsi que les termes de l’échange des pays du Sud ne cessent de se détériorer au fil des années.

La « Thèse de la DTE de Prebisch » stipule que « la Détérioration des termes de l’échange des pays du Sud contribue à l’augmentation du revenu réel des pays développés. En d’autres termes, quel que soient le lieu et le secteur où se produisent les gains de productivité (pays développés ou pays en développement), ils entraînent inexorablement l’augmentation du revenu réel des pays développés et la diminution de celui des pays en développement ».

Explicitement, dans les pays développés, les gains de productivité dans la production des biens manufacturés engendrent des revenus plus élevés. Néanmoins, dans les PED, les gains de productivité dans la production des produits primaires se traduisent par une baisse du revenu réel. Le problème dans cette thèse (pour les partisans) est la démonstration des mécanismes par lesquels les gains de productivité engendrent, quel que soit le lieu, des effets totalement opposés.

L’explication de cette thèse fournie par R. Prebisch est fondée sur quelques hypothèses. En fait, le marché des matières premières est considéré comme concurrentiel. Mais, face à cette hypothèse, on ne voit pas pourquoi l’augmentation du revenu dans les pays développés (suite aux gains de productivité) n’entraînerait pas une augmentation de la demande des produits primaires vers les Pays en développement, utilisés comme intrants dans l’industrie manufacturière, et ainsi une hausse du revenu des pays du Sud.

En fait, comme il a supposé que le marché des matières premières est concurrentiel, de telles augmentations de la demande devrait entraîner une hausse des prix et donc du revenu des Pays en développement. Prebisch a aussi considéré qu’il y a blocage de la demande dans les PED parce qu’il a indiqué que les gains de productivité dans la production des matières premières et dans celles des produits manufacturés n’engendre pas un accroissement de la demande des produits primaires. Mais, cette affirmation est incompatible avec la hausse du revenu des pays développés.

En effet, face à cette critique, R. Prebisch a accusé que ce blocage de la demande est dû à l’inélasticité – revenu des matières premières. Cela veut dire qu’une hausse du revenu n’a pas tendance à entraîner une hausse de la demande des matières premières. Effectivement, la consommation des matières premières, représentant un faible pourcentage de la production mondiale, a tendance à baisser.

En 1951, l’auteur de cette thèse a aussi supposé qu’il y a sous-emploi massif dans les pays producteurs des matières premières. Cela veut dire que la baisse des revenus (des prix) aux PED même s’il y a gains de productivité est liée à ce sous-emploi massif (des facteurs de production) des pays producteurs de matières premières. Ainsi, c’est l’offre de travail illimitée avec le salaire en vigueur qui bloquerait tout processus de hausse des prix des produits primaires.

Petite exercice : apportez une réflexion sur cette thèse de Raoul Prebisch sous forme de dissertation.

 

Méta

Pour suivre l’évolution de l’économie d’un pays entretenant une relation avec le reste du monde, la balance des paiements est l’outil de référence. L’exportation doit être relancée pour influence la croissance économique.

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Comment « guérir la maladie » de la balance des paiements de Madagascar ?

Tout comme d’autres pays pauvres bénéficiant des prêts du Fonds monétaire international, Madagascar devrait présenter chaque année sa balance des paiements. Ce document comptable est dressé par la Banque centrale de Madagascar dans le but de résumer les échanges d’actifs réels, monétaires et financiers de la grande Île vis-à-vis du reste du monde. Les recherches montrent que la balance des paiements de Madagascar est victime d’une « grave maladie » depuis au moins un demi-siècle car atteint des… déficits commerciaux structurels. Les « remèdes » souscrits par le FMI n’ont-ils pas servis à guérir cette maladie ?

 

banque centrale de madagascar

Historique de la balance des paiements…

La notion de la balance des paiements date il y a très longtemps comme l’affirme un chercheur : « (…) C’est le plus ancien document à caractère macroéconomique. Au Royaume-Uni, les premiers relevés de transactions commerciales internationales remontent au 12ème siècle, lorsque reprend le commerce international à la suite des croisades, et les séries régulières remontent à 1696 ». Ce fut avec les Mercantilistes aux 16ème et 17ème siècles qu’apparaissent le souci d’établir des balances.

La balance des paiements avait alors précédé la comptabilité nationale de plus d’un siècle tout en se présentant au départ comme un simple relevé des exportations et des importations de marchandises. Les dénominations se sont améliorées au fil du temps en passant par balance de commerce, balance des comptes et ainsi… balance des paiements. C’est ainsi qu’elle est devenue, maintenant, un document plus complet et complexe retraçant l’ensemble des échanges entre pays.

 

Concept d’équilibre de la balance des paiements…

L’équilibre de ce document comptable signifie un bon déroulement de l’économie d’un pays. Selon le système de la comptabilité en partie double, la balance des paiements est toujours équilibrée aux erreurs et omissions nettes près. Ce compte enregistre une variation des réserves de devises nulle lorsqu’il est en équilibre, qui fait que le pays n’enregistre ni un déficit ni un excédent. La recherche de l’équilibre extérieur constitue un souci dans une économie de façon à obtenir des mécanismes de rééquilibrages automatiques.

Le concept de rééquilibrage automatique de la balance des paiements est bien formulé par D. HUME en 1752. Ce théoricien explique qu’il existe un mécanisme d’ajustement automatique de la balance commerciale par le jeu des variations monétaires. Comme la montre la figure ci-dessous, un excédent commercial pourrait se produire après un déficit tout en baissant les prix intérieurs – pour hausser la compétitivité – suite à la baisse de la quantité monétaire.

La programmation financière du FMI aux pays pauvres visant à équilibrer leur balance des paiements est basée sur ce concept de D. HUME. J. J. POLAK s’était aussi inspiré de cette théorie en 1957 – en étant Directeur du Département de recherche du FMI – pour formuler son Approche monétaire de la balance des paiements comme base de cette programmation financière du Fonds. Ce théoricien du FMI accuse la création de crédit intérieur non maîtrisée dans une petite économie ouverte en régime de change fixe être à l’origine des déficits extérieurs.

POLAK s’était autant emporté par l’idée d’A. ALEXANDER en 1952 dans son Approche par l’absorption. Car selon lui, le déséquilibre intérieur, marqué par une hausse de l’absorption par rapport à la production nationale, est à l’origine du déséquilibre extérieur.

 

Organismes internationaux présentant la balance des paiements…

Les codifications internationales des principes d’enregistrement des données en balance des paiements ainsi que la présentation des résultats avaient été établies par la Société des nations (SDN) dans les années 30. Le FMI avait pris le relais quant à l’effort de la généralisation de la présentation de ce document après 1945. C’est pourquoi analyser la balance des paiements d’un pays revient à analyser les interventions du FMI dans ce pays.

Le FMI avait présenté depuis 1948 six éditions successives du Manuel de la balance des paiements (MBP). La dernière édition date de 2008. Le MBP présente les normes et codifications des différentes rubriques des comptes extérieurs. Des Guides pour l’établissement des statistiques de la balance des paiements sont aussi présentés périodiquement par le Fonds. Le but est de montrer la façon d’utiliser les sources de données, les méthodes pour l’établissement des statistiques extérieures et la Position extérieure globale (PEG). Nous nous demandons ainsi : Comment bien présenter les différentes rubriques de la balance des paiements ?

 

Présentation de la balance des paiements…

La balance des paiements se définie comme étant un compte de flux des échanges entre les résidents d’un pays et les non-résidents pour une période déterminée. Elle est présentée en quatre colonnes. (1) La nature des opérations présente les quatre comptes de la balances des paiements : le compte des transactions courantes, le compte de capital, le compte des opérations financières et le compte erreurs et omissions nettes ou ajustement. Le compte des transactions courantes recense les biens, les services, les revenus et les transferts courants. Le transfert en capital et les cessions ou acquisitions des actifs non financiers non produits sont enregistrés dans le compte de capital. Le compte des opérations financières, quant à lui, rassemble les investissements directs, les investissements de portefeuille, les autres investissements et les avoirs en réserves de devises d’un pays. A l’inverse de la comptabilité générale, (2) le Crédit se trouve à la colonne gauche avec un signe positif : entrée des devises ou diminution des avoirs (exemple : exportations des biens et services). (3) Le Débit est à droite muni d’un signe négatif : sortie des devises ou augmentation des avoirs (exemple : importations des biens et services). (4) Le solde général est nul car ce compte doit être équilibré, qui veut dire que les flux enregistrés au Crédit doivent être égal aux flux enregistrés au Débit. Par le concept patrimonial, au Crédit est enregistré l’augmentation des engagements d’un pays (exemple importations des capitaux) et au Débit la diminution des engagements (exemple : exportations des capitaux).

Ce document comptable enregistre six soldes principaux entre autres (i) le solde commercial qu’est la différence entre les exportations et les importations des biens. (ii) Le solde des invisibles est la différence entre les exportations de services et ses importations à laquelle on ajoute les royalties et revenus nets d’investissements. (iii) Le solde commerciale au sens large est obtenu en additionnant les deux soldes précédents. (iv) Si le solde des transactions courantes est négatif, le pays éprouve un besoin de financement. (v) Le solde du compte de capital est la différence entre les importations et les exportations de capital. Un solde du compte de capital négatif est révélateur de l’importance des ressources d’origine étrangère à cause des charges ultérieures que doivent honorer le pays. (vi) Selon que le solde globale est négatif ou positif, on parle d’une contribution négative ou positive de l’extérieur à la croissance de la monnaie nationale en circulation. Un solde global négatif, inscrit au Débit de la balance des paiements, est révélateur d’une hausse des réserves de devises de son autorité monétaire.

La balance des paiements de Madagascar est présentée suivant les normes du MBP 5ème édition du FMI datée de 1993. Dans la pratique, quatre étapes sont suivies par la Banque centrale de Madagascar avant de dresser ce document comptable : (a) la collecte des données, (b) le traitement des données, (c) l’établissement de la balance des paiements et (d) l’analyse de la balance des paiements. Elle travaille en collaboration avec d’autres entités comme l’Institut national de la statistique (INSTAT) pour les enquêtes… Quels sont les symptômes de cette « maladie » de la balance des paiements de Madagascar ?

 

institut national de la statistique

La balance des paiements de Madagascar : « malade » depuis au moins un demi-siècle…

La recherche a montré que depuis l’indépendance de Madagascar, c’est-à-dire en 1960, jusqu’en 1972, sa balance des paiements est équilibrée et couronnée d’une croissance macroéconomique stable. Ce n’est qu’après 1972 – année marquée par une crise politique – et jusqu’à maintenant, que les échanges extérieurs malgaches ont rencontré des difficultés. Cela fait au moins un demi-siècle que résiste les déficits commerciaux. Les exportations malgaches sont constituées en partie des produits primaires à faible cours mondial, due à la forte volatilité des cours de matières premières depuis le début des années 1980. Les valeurs des importations dépassent toujours celles des exportations.

La politique d’investissement à outrance encourue par la nation au début des années 80 n’avait fait qu’empirer cette situation car les projets sont mal choisis : décidés à la hâte, les responsables non compétents, pas de rigueur dans la gestion de fonds… Il en est de même pour la politique de dévaluation, surtout lors du flottement généralisé du FMG en 1994, conduite sous la recommandation du FMI afin de rendre plus compétitif les exportations malgaches. Pourtant, la grande Île n’a jamais gagné aucune « embellie économique » à cette période comme les deux premières économies de la zone franc CFA : la Côte d’Ivoire et le Cameroun. Pire encore ! Car la politique de détaxation instaurée en 2004 et 2005 par le dirigeant de cette période a encore creusé le déficit commercial de Madagascar. Ces problèmes extérieurs sont encore renforcés par des crises politiques : 1972, 1991, 2002 et 2009. Il n’est pas étonnant que Madagascar enregistre une dette extérieure évaluée à 1,5 Milliards de Dollar (Mr James Blake, Country Manager de la Banque mondiale, Madagascar, 2008) car sa balance des paiements est compensatoire.

Malgré les affirmations contraires des responsables du pays (dans les articles des presses ou du web), l’Ariary ne cesse de se déprécier depuis l’année de rupture en 1994 (flottement généralisé) et les chocs provoqués par la détaxation en 2004-2005. Même si la Banque centrale de Madagascar opère à de achats sur le marché des changes et face à une entrée considérable des devises en 2006 par les investissements miniers – des investissements qui ne profitent pas au pays mais aux investisseurs étrangers qui ne versent que seulement 1% de leurs bénéfices au pays – la valeur des autres devises (comme l’Euro…) ne cesse d’augmenter.

La situation ne va-t-elle pas s’empirer, ou au contraire va-t-elle s’améliorer, car cela fait six mois que la Banque centrale de Madagascar a décidé de ne plus intervenir sur le Marché interbancaire des devises (MID) tout en laissant la loi de l’offre et de la demande des devises jouer librement ?

 

Les remèdes souscrits par le FMI ont-ils pu aider à guérir cette « maladie » de la balance des paiements de Madagascar ?

Le FMI a secouru les problèmes de la balance des paiements de Madagascar depuis le début des années 1980 en imposant les Politiques d’ajustement structurel (PAS). Ce sont des réformes structurelles qui visent à ce que l’équilibre macroéconomique du pays soit rétabli… Le Fonds a décidé de suspendre les aides alloués à la grande Île lors de la crise de 2009… mais il est revenu depuis Mars 2014 pour redresser l’économie du pays c’est-à-dire aider sa balance des paiements, avec une Facilité de crédit rapide évaluée à 47,1 millions de dollars.

La mission du FMI en visite dans le pays en juin 2014 a souligné que ce rétablissement de la coopération entre les deux parties ouvrirait la porte aux autres investisseurs et bailleurs qui ont aussi rompu avec Madagascar à l’occasion de la crise susmentionnée. Est-ce que ces différentes « opportunités » vont vraiment guérir la balance des paiements de Madagascar d’autant plus qu’il y a aussi le retour à l’Agoa (Africa growth and opportunity act). Or, reconquérir le marché américain, parmi tant d’autres, impose différentes normes que le pays malgache n’aurait-il pas des difficultés à accomplir ?

En tant que chercheur, l’essentiel c’est de ne pas appliquer à la lettre les conditionnalités des PAS. La nation doit beaucoup attendre de cette nouvelle intervention du FMI à Madagascar laissant aux dirigeants malgaches de formuler leur propre programme tout en n’imposant plus des conditions. Il est encore nécessaire d’aider les paysans malgaches car ce sont eux qui assurent une belle partie des produits primaires dont le pays exporte. Le but c’est qu’ils peuvent améliorer leur culture afin d’améliorer les exportations de Madagascar.

 

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Guide 2 : Le FMI, venant au secours de la balance des paiements des pays pauvres

FMI

 

Le Fonds monétaire international fut créé par 45 membres fondateurs après la seconde guerre mondiale pour veiller à la stabilité du Système monétaire international (SMI). Différents évènements ont induit le bouleversement de ce système depuis 1971. Ce qui fait que cet Organisme international a changé de vocation à partir des années 1980 en remédiant aux problèmes de la balance des paiements des Pays en développement essentiellement. Ce guide utile pour les étudiants en Economie détaille tout ce qui touche cette Institution de Bretton Woods (IBW).

 

Historique du FMI

Le Fonds a été créé en 1944. Les pays fondateurs voulaient établir un cadre de stabilité internationale afin d’éviter la reproduction du cercle vicieux des dévaluations compétitives créant la crise des années 1930. Il a eu pour vocation originelle de veiller à la stabilité du SMI en assurant l’équilibre de la balance des paiements dans le cadre de fixité : c’est le Système de Bretton Woods, effondré en 1971. Ainsi, en 1976, ses membres avaient signé les Accords de la Jamaïque permettant le flottement généralisé de la monnaie. C’était à partir de cette période où les pays n’arrivent plus à assurer l’équilibre extérieur qui a accentué les déséquilibres macroéconomiques.

Le FMI a alors redressé les problèmes de balance des paiements des Pays en développement (PED) depuis 1980 en y imposant les Programme d’ajustement structurel (PAS) dans le but de rétablir l’équilibre. Et, dans ces interventions, il y a des pays qui suivent à la lettre ses recommandations et ceux qui ne les suivent pas, comme lors des dix commandements du Consenssus de Washington en 1990.En fait, toutes ces interventions du FMI sont faites Consenssus de Washington en 1990. En fait, toutes ces interventions du FMI sont faites pour accomplir sa mission qu’est de promouvoir la coopération internationale, de veiller à la stabilité financière, de faciliter le commerce international, de susciter des niveaux d’emploi et de croissance durable et, ainsi, de faire reculer la pauvreté dans le monde.

Afin que ces principales missions puissent bien se dérouler, cette Institution est dotée d’une organisation interne massive. En outre, il dispose des moyens d’actions comme les quotas, les Droits de tirages spéciaux (DTS), l’or, les accords permanents d’emprunts. En outre, il collabore avec d’autres institutions comme la Banque mondiale, les Banques régionales de développement, l’OMC, les agences des Nations Unies. Et, pour promouvoir la croissance et réduire la pauvreté, le FMI interagit avec les cercles de réflexion, l’Organisation des sociétés civiles (OSC) et les médias.

 

Quelles sont les ressources du FMI ?

Quatre éléments fondamentaux déterminent les ressources du Fonds pour assurer cette fameuse mission. Ce sont, entre autres, les quotas, l’or, les accords d’emprunts permanents et les Droits de tirages spéciaux(DTS).

 

Le quote-part du FMI

Le quote-part du FMI ou quota détermine l’apport d’un membre lors de son adhésion. Cet apport constitue un des moyens pour secourir les problèmes de balance des paiements des membres et remplit aussi diverses fonctions.

La souscription ou la détermination de la quote-part d’un pays revient à déterminer le montant maximum de ressources financières qu’il fournit au Fonds. Ainsi, il doit régler 25% de ce quota, soit ¼, en DTS ou en monnaie étrangère largement acceptées dans le cadre international comme le Dollar, l’Euro, le Yen ou le Livre. Les 75% restants, soit ¾, sont soldés en monnaie nationale. L’ensemble constitue sa souscription au capital du FMI qu’il doit fournir intégralement.

Le nombre de voix attribués. L’influence qu’exerce le pays membre dans la prise de décision au Fonds est déterminée par la grandeur de sa quote-part. Pour cela, le FMI a fixé 250 voix de base à chaque pays membre. A celle-ci s’ajoute une voix supplémentaire pour chaque fraction de 100 000 DTS du quota. Les Etats-Unis disposent de 371 743 voix représentant la majorité (16,74% du total des voix attribuées). Et, le moins élevé est à Palau 281 voix (0,01% de voix) car sa quote-part est de 3,1 millions de DTS face à celle des Etats-Unis de 37,1 milliards de DTS.

L’accès au financement est limité par le quote-part. Pourtant, chaque pays peut, maintenant, emprunter jusqu’à 200% de sa quote-part annuellement et 600% au total dans le cadre des accords de confirmation ainsi que d’autres facilités élargies s’il n’existe pas de limites d’accès.

 

L’or au FMI

L’or constitue un moyen pour effectuer son intervention aux pays pauvres dans le financement de leurs difficultés extérieures.

Les avoirs en or au FMI, en fin Janvier 2010, se montent à environ 96,6 millions d’onces soit 3 005,3 tonnes. Ces avoirs font de lui le 3ème plus grand détenteur officiel d’or au monde. La valeur totale de ses avoirs estimée au 1er Février 2010 est de 105,02 milliards de dollars au prix constant du marché. D’après les calculs : 1 once d’or=32,146 g soit 1 g d’or=34,938 Dollars environ et 1 once d’or=1 123,113 Dollars.

Les sources d’acquisition de l’or par le FMI. Avant le deuxième amendement des Statuts, adopté en Avril 1978, quatre grandes transactions avaient permis au Fonds d’acquérir la majeure partie de ses avoirs en or. Ce sont, entre autres, les 25% des souscriptions des membres et les hausses ultérieures des quotas réglés en or, tous les intérêts sur son encours de crédits à ses membres ou commissions payables en or, la vente de l’or par un membre au FMI pour acquérir la monnaie d’un autre pays membre, le remboursement en or des crédits dont le FMI accordait aux pays membres. Après le deuxième amendement de ses Statuts, en 1978, cet Organisme avait acquis une partie de ces avoirs en or, chiffrée à 12,97 millions d’onces, soit 43,3 tonnes.

Les principales transactions en or du FMI. Avant l’adoption de ce 2ème amendement, il pouvait à la fois vendre et acheter de l’or. A cette date, les Statuts prévoient la restitution de l’or détenu par le FMI aux membres à la date de 31 Août 1975. Par définition, la restitution est la vente d’or à ce groupe de pays avec l’ancien cours officiel de 35 DTS l’once. Pourtant, l’or était entendu d’être vendu à ceux qui accepteraient de l’acheter au prorata de leurs quotes-parts à la date du 2ème amendement.

Après ce 2ème amendement, il n’est autorisé que de faire une vente directe de l’or au cours du marché sans que les Statuts prévoient de restitution à l’or acquis et peut accepter l’or d’un membre en guise de paiements de ses obligations. Mais, il est interdit d’effectuer d’autres transactions utilisant l’or pour les prêts, les prêts sur or et les swaps, comme garantis.

 

Les accords d’emprunt permanents au FMI

Le FMI a complété ses ressources par ses emprunts afin de prévoir un dysfonctionnement du SMI ou lorsque sa stabilité est menacée par une situation exceptionnelle. Effectivement, la crise financière mondiale de 2009 a amené les G-20 pays industrialisés et émergents à déployer des efforts pour accorder les ressources à la disposition du FMI par l’expansion des Nouveaux accords d’emprunts (NAE), mais aussi des ressources dont il dispose pour le financement immédiat des difficultés de la balance des paiements des membres.

L’établissement des NAE a été proposé, suite à la crise financière mexicaine de 1994, durant le Sommet du G-7 à Halifax en 1995. Les participants ont demandé au G-10 et d’autres pays dotés de situation financière solide de mettre en place un dispositif de financement permettant de doubler les ressources à la disposition du FMI dans les Accords généraux d’emprunts (AGE). Ainsi, la création des NAE a pris effet en 1998 après son adoption en Janvier 1997 par le Conseil d’administration et ont été reconduits 2 fois pour cinq ans. Les NAE constituent l’instrument de premier et principal recours face aux AGE. Les NAE sont des conventions de crédits que le FMI a conclu avec un groupe de 26 pays membres et institutions ainsi que 13 nouveaux participants dans le cadre de ses expansions face à la crise de 2009 ; suite à l’aval du Comité monétaire et financier international (CMFI) du FMI le 25 Avril 2009 et l’adoption du Conseil d’administration le 12 Avril 2010.

Au titre des NAE actuels, les montants engagés par chacun des participants sont fonction de leurs quotes-parts effectives au FMI. Mais, dans le cadre des NAE élargis, pour l’accroissement des ressources du FMI, les engagements individuels comprennent aussi les contributions financières apportées par les membres.

Les AGE ont été établis en 1962 et reconduits dix fois pour 5 ans. Le FMI, par le biais des AGE, est permis d’emprunter des montants spécifiés aux taux d’intérêt du marché.

 

Les Droits de tirages spéciaux (DTS) du FMI

Les DTS étaient créés en 1969 pour soutenir le régime de fixité. Le but est d’assurer l’offre internationale de l’or et du Dollar qui s’est révélée insuffisante face aux besoins du commerce mondial en expansion et à l’évolution financière mais aussi aux secours des difficultés de la balance des paiements des pays membres.

Avant 1973, la valeur de DTS est de 1 DTS = 0,888671 g d’or fin = 1 Dollar. Après cette date, elle est déterminée par le Dollar, le Franc, le Yen, le Mark et le Livre. Actuellement, elle est déterminée par le Dollar, l’Euro, le Yen et le Livre. Elle représente la somme de la part de chacune de ces quatre monnaies et est exprimée en Dollar quotidiennement par le Fonds. Le Conseil d’administration du FMI révise tous les cinq ans la composition du panier pour mieux se rendre compte des échanges et des systèmes financiers internationaux ainsi que des pondérations à appliquer.

Fixé chaque semaine, le taux d’intérêt du DTS est calculé sur la base de moyenne pondérée des taux d’intérêts des obligations à court terme des pays dont la monnaie entre dans le panier de composition du DTS. Pour le Dollar des Etats-Unis, c’est le taux d’intérêt des bons du trésor américains à trois mois. Quant à l’Euro, c’est le taux d’intérêt de l’Euribor (Euro Interbank Offered Rate) à trois mois. Pour le Yen japonais, c’est le taux d’intérêt des bons de financement du gouvernement du Japon à treize semaines. Et, pour le Livre, c’est le taux d’intérêt du trésor de Royaume-Uni à trois mois. Le taux d’intérêt du DTS est la base de calcul pour le taux d’intérêt des financements ordinaires du Fonds aux pays membres, des intérêts versés par le FMI à ces derniers sur leurs avoirs en DTS et ceux que le Fonds perçoit sur leurs allocations de DTS, et la rémunération que cet Organisme verse aux pays membres sur une fraction de leurs quotes-parts.

Allocation du DTS aux pays membres. Les Statuts de cet Organisme indiquent que « Le FMI peut allouer des DTS aux pays membres en proportion de leurs quotes-parts respectives », leur procurant ainsi des avoirs sans frais. Mais, deux cas peuvent se présenter pour un pays membre. D’une part, si ses avoirs en DTS sont supérieurs à ses allocations, il y a excédent qui est porteur d’intérêt. Dans le cas contraire, le pays verse des intérêts au FMI. En effet, il existe deux types d’allocations de DTS. Les allocations généralescorrespondent à un besoin global à long terme de compléter les avoirs de réserves existants des pays membres. Les allocations spéciales visent à allouer spécialement, de façon ponctuelle, de DTS à des membres avec parfois l’aval des Gouverneurs du FMI.

 

Comment s’opère les interventions du FMI aux pays pauvres ?

Dans ses interventions pour secourir les difficultés de la balance des paiements des pays membres, le FMI utilise ces moyens prédéfinis en collaborant avec d’autres entités comme la Banque mondiale, qui est une des Institutions de Bretton Woods, l’Organisation mondiale du commerce (OMC), les Parlementaires, l’Organisation des sociétés civiles (OSC), les groupes intergouvernementaux (G-8, G-20) et les autres entités.

Les différents types de ses interventions du FMI sont la surveillance bilatérale, l’assistance technique et la formation dans les centres régionaux en exigeant la bonne gouvernance, les opérations de prêts – assortis de conditionnalités – avec les deux initiatives d’allègements de la dette et les recherches et statistiques.

Quant à l’aide du FMI aux pays à faible revenu, elle se présente par la mise en œuvre du Document de stratégies pour la réduction de la pauvreté (DSRP), de l’Instrument de soutien à la politique économique (ISPE) et du fonds fiduciaire pour l’Allègement de la dette après une catastrophe naturelle (ADAC). Cet Organisme financier international n’a pas croisé les bras face à la crise financière mondiale.

 

Comment le FMI s’organise-t-il ?

Ce rappel de l’organisation interne du FMI vise à vous faire connaitre cet Organisme finançant les difficultés de la balance des paiements des pays pauvres :

 

La structure de la gouvernance

  • Le Conseil des gouverneurs du FMI est la plus haute autorité rassemblant tous les Gouverneurs des 188 pays membres : soit des Ministres de finances soit des gouverneurs de leurs banques centrales. Ils se réunissant une fois à l’assemblée annuelle du FMI.
  • Le Conseil d’administration du FMI s’occupe de la gestion des affaires courantes, en prenant des décisions par consensus international ou des votes, dont 24 administrateurs représentant ces 188 pays. Mais, les larges économies, comme les Etats-Unis et la Chine, ont chacun leur propre représentant à la différence de la plupart des pays dont un administrateur représentant plus de quatre pays. En effet, le G-8 a chacun leur propre administrateur. La plus large représentation est un représentant pour 24 pays. Les 16 autres sont élus pour deux ans pour s’assurer que les intérêts des autres pays sont représentés.
  • Le Comité monétaire et financier international (CMFI) et le Comité de développement (CD) du FMI.Ils sont composés de 24 membres se réunissant deux fois par an. Ils sont chargés de conseiller les 188 gouverneurs. Le CMFI discute de l’affectation de l’économie globale pendant que le CD se charge de conseiller les gouverneurs des IBW pour le développement économique des PED et des pays émergents.
  • Le Directeur général du Fonds préside le Conseil d’administration et est à la tête du personnel. Il est assisté d’un Premier directeur général Adjoint et deux autres Directeurs généraux adjoints. Le DG est doté d’un conseiller spécial, d’un conseiller économique et d’un conseiller financier pour un mandat de cinq ans renouvelable. Le conseil d’administration est le responsable dans le choix du DG, mais les directeurs d’administration pourraient soumettre une nomination à cette position.
  • L’équipe de gestion du FMI est composée du DG, du Premier DGA et deux autres. Cet Équipe doit suivre et surveiller le travail du personnel et maintenir des contacts avec les gouvernements des membres, les médias, les ONG, les cercles de réflexions et les autres institutions.

 

Les départements fonctionnels

  • Le Département financier du FMI assure la mobilisation, l’administration et la gestion des ressources.
  • Le Département des finances publiques du Fonds fournit des conseils politiques et techniques des finances publiques des pays membres de cette institution.
  • Le Département des marchés monétaires et des capitaux internationaux du FMI contrôle/surveille les secteurs financiers, les marchés de capitaux/monétaires et les systèmes de changes extérieurs, les dispositifs/préparatifs et les opérations : préparation du Rapport de stabilité financière globale.
  • Le Département juridique du Fonds conseille l’équilibre de gestion, le conseil d’administration et le personnel dans l’application des règles de la loi, prépare des décisions et d’autres instruments légaux, fournit une assistance aux pays membres.
  • Le Département de la stratégie, des politiques et de l’évaluation du FMI élabore et évalue les politiques de surveillance et d’utilisation des ressources financières du FMI.
  • Le Département des études du Fonds surveille l’économie globale et les économies et politiques des membres, entreprend des recherches, prépare les Perspectives économiques mondiales.
  • Le Département des statistiques du FMI développe des méthodologies et standards statistiques internationaux, fournit une assistance technique et formation pour promouvoir les meilleures pratiques dans la dissémination des statistiques économiques et financières.
  • Les Instituts du FMI forment dans les analyses macroéconomiques et dans les politiques aux membres et au personnel du FMI. Il existe 3 instituts, entre autres, les Instituts multilatéraux d’Afrique et de Vienne et l’Institut régional de Singapour.

 

Les départements régionaux du FMI

  • Le Département Afrique couvre 44 pays.
  • Le Département Asie et Pacifique touche 33 pays.
  • Le Département Europe concerne 46 pays dont 44 sont membres du FMI.
  • Le Département Moyen-Orient et Asie centrale est au service de 31 pays.
  • Le Département Hémisphère occidental est à la disposition de 34 pays.

 

Les départements de support du FMI

  • Le Département des relations extérieures travaille pour promouvoir la compréhension publique des supports et politiques du FMI.
  • Le Département de la technologie et des services généraux fournit des services pour gérer l’information, faciliter la communication et aide à construire un environnement de travail effectif.
  • Le Département du secrétariat organise et rapporte les activités des corps de la gouvernance du FMI (conseils des gouverneurs et d’administration, DG, CMFI et CD, Equipe de gestion) et fournit des services de secrétariat pour eux ; aide l’administration dans la préparation du programme de travail du conseil d’administration et d’autres corps.
  • Le Département des ressources humaines fournit le personnel doté de nombreuses informations et services personnelles, gère le système de compensation, fait une vue d’ensemble de la formation du personnel, offre des services légales…

 

Un représentant spécial du FMI auprès des Nations Unies.

 

Six Bureaux du FMI à travers le monde.

 

Méta

Le Fonds monétaire international avait réussi à mettre de l’ordre sur le SMI avant 1971. Mais, à partir du moment où le Président des Etats-Unis de l’époque, Richard Nixon, avait annoncé la non-convertibilité du Dollar, tout est bouleversé. Il a eu pour nouvelle vocation depuis 1980 : le redressement de la balance des paiements des pays pauvres par le biais des Programmes d’ajustement structurel à partir de la décennie 80.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter:

 

 

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Guide 3 : Programmes d’Ajustement Structurel (PAS) à Madagascar

 

pauvreté à MAdagascar

 

Les Politiques d’ajustement structurel (PAS)ont été imposées à Madagascar pour secourir le déficit public malgache à un niveau record depuis la fin des années 1970 et les difficultés de la balance des paiements. C’étaient le résultat des financements des investissements sociaux par endettement à outrance et face à l’explosion du service de la dette. Les étudiants en économie doivent tirer les leçons affichées dans ce guide.

 

PAS durant la période de semi-fixité : les années 1980

Le but de ces PAS est le redressement financier suite aux crises des finances intérieures et extérieures.Les grandes lignes des mesures de politiques économiques étaient :

  • Politique monétaire et de crédit : contrôle de crédit (et ainsi de l’inflation) par une hausse des taux d’intérêt et ainsi d’encourager l’épargne. Par-là, il y a eu suivi à la lettre des recommandations du FMI par cette politique de hausse des taux d’intérêt pour stimuler l’épargne et réduire la création de crédit intérieur.
  • Politique des prix et des salaires par la « vérité des prix » menant à la hausse des prix des produits intérieurs.
  • Politique budgétaire : pour la réduction des déséquilibres des finances publics.
  • Politique cambiaire par la dévaluation du FMG de 25% du FF face à des exportations de produits primaires à faible cours mondial. Ainsi, la politique de dévaluation a déjà été recommandée par le FMI depuis 1980 pour la grande Île qui l’a suivi à la lettre aussi.
  • Libéralisation de l’économie dont sur le plan interne : libéralisation du système commercial et sur le plan externe : meilleure spécialisation selon les facteurs.

Les financements des PAS des années 1980 : par six accords de confirmation de 1980 à 1987.

Source : « Évaluations : déséquilibres structurels et programmes d’ajustements à Madagascar », République française, Ministère de la Coopération, Novembre 1986. Et, dans « La dette extérieure de Madagascar : un Club de Paris peut-on en cacher un autre ? », Jean François GAUTIER, Projet Madagascar, Dial, Instat, Orston), Université Paris IX Dauphine, Paris, Avril 1998.

Les principaux résultats des PAS des années 1980 :

  • Accord 1 : non satisfaisants car l’essentiel du programme de redressement financier n’a pas été réalisé avec satisfaction menant vers le 2ème accord en Novembre 1980 et Février 1981.
  • Accord 2 : résultats non atteints faisant que notre pays n’a gagné comme rééchelonnement que de 39 millions de DTS, face à 75,9 millions de DTS prévu, dès Juillet 1981.
  • 3ème accord : critères de performances respectées sauf ceux liés à la réduction des arriérés de paiements extérieurs dû à la baisse des exportations car certains points mettent les deux partis en désaccord menant vers un arbitrage.
  • Accord 4 : résultat satisfaisant le Fonds monétaire international car notre pays l’avait respecté moyennant réamenagement de la dette de 209,5 millions de DTS en 1984.
  • 5ème accord : résultats satisfaisant le Fonds amenant vers la conclusion d’un nouvel accord.
  • Accord 6 : exigeant la dévaluation de 25% du FMG. Ainsi, depuis cette date, la dévaluation est confrontée avec des exportations en faible volume et en partie des produits primaires ne faisant pas hausser la compétitivité.

Les effets des interventions du Fonds durant ces périodes :

  • Forte déflation suite aux politiques globales de rééquilibrage, à l’accroissement des services de la dette alors que le PIB diminue tout comme les exportations provoquant la pénurie des devises.
  • Dégradation des prix de produits primaires exportés par la dévaluation et hausse des prix intérieurs par la libéralisation de commercialisation du riz.
  • Equilibre des finances publics et des échanges extérieurs non atteints induisant une récession industrielle : baisse du PIB et inflation.

En général, ces PAS des années 1980 ayant pour but le redressement des finances intérieurs et extérieurs ont apporté des effets négatifs par la déflation. Ceci a amené l’Etat malgache à réaliser, avec les aides du FMI (et d’autres bailleurs), les deux Documents cadre de politique économique des années 1990, ayant pour but global le cadrage macroéconomique à moyen et long terme.

 

Les PAS depuis le flottement généralisé du FMG

Les deux Documents cadre de politique économique (DCPE) des années 1990 étaient instauré dans le but d’opter à un cadrage macroéconomique à moyen et long terme de l’économie malgache.

      

Le DCPE 1 (1996-1999)

Le But du DCPE 1 est de retrouver le chemin de la croissance en traduisant les politiques macroéconomiques et réformes institutionnelles à mettre en œuvre en faveur d’une économie de marché.
Les grandes lignes des mesures de politiques macroéconomiques et structurelles de ce moment sont :
• Politiques macroéconomiques : par les finances publiques en améliorant la gestion publique et réduisant les dépenses, la politique monétaire en augmentant les taux d’intérêts et aussi une politique d’open-market, assurer les échanges et les paiements extérieurs.
• Ajustement structurel : en réformant le fonctionnement de l’Etat, en développant le secteur privé, en procédant au désengagement de l’Etat, en améliorant les bases des données.
• Politiques et stratégies sectorielles : en luttant contre la pauvreté, en développant la soutenabilité de l’environnement, en améliorant les infrastructures.
• Secteurs productifs : en améliorant la productivité agricole, en libéralisant le secteur des mines, en valorisant et développant le tourisme, en libéralisant le secteur pétrolier et l’électricité.

Les financements des PAS des années 1980 sont la Facilité d’ajustement structurel renforcée (FASR) depuis 1989. Elle a relayé le 6ème accord de confirmation des PAS pour une période de trois ans et a pris fin en 1990 à hauteur de 76,9 millions de DTS mais avec un tirage de seulement de 25,6 millions de DTS. Mais, il y a eu une nouvelle FASR en 1996, pour trois ans, estimée à de 81 millions de DTS.
Les principaux résultats du DCPE 1sont le maintien de la stabilité, la maîtrise de l’inflation et l’accélération de la croissance :
• Une reprise soutenue de l’activité économique avec un taux de croissance en terme réel de 1997 à 1999 respectivement de 3,6% ; 3,9 et 4,7.
• Une augmentation de la demande fruit de la hausse de l’emploi et ainsi du revenu.
• Une réduction du déficit courant extérieur de 6,5% du PIB en 1999 contre 8,0% en 1998.
• Une maîtrise du déficit des finances publiques suite à l’évolution des recettes publiques.
• Une hausse de l’inflation de 1997 à 1999 respectivement de 5,4% ; 7,9% et de 9,7%.
Quant aux actions prioritaires pour la réduction de la pauvreté, il y a eu :
• Une performance du secteur agricole suite aux différentes stratégies et mesures prises comme l’amélioration de la productivité agricole…
• Une poursuite de l’exécution du Programme d’action environnemental.
• Préparation du Plan d’Action pour le Développement Rural (PADR).
Enfin, pour ce qui sont des secteurs sociaux, des actions concrètes ont été menées pour améliorer la condition de vie des plus démunies tant en milieu rural qu’en milieu urbain aux domaines de l’assainissement et eau potable, éducation de base et santé…

      

Le DCPE 2 (1999-2001)

Le but du DCPE 2 était de retrouver le chemin de la croissance en poursuivant le but du DCPE 1. Les mesures macroéconomiques et structurelles de cette période étaient :

  • Politiques macroéconomiques : par les finances publics en améliorant les services publics tout en réduisant les déficits budgétaires par l’accroissement des recettes fiscales et l’amélioration de la gestion des dépenses, le remboursement des arriérés intérieurs, par la politique monétaire renforcée afin de maintenir une inflation faible et soutenir la restructuration du secteur financier, par le secteur extérieur en réduisant la dette extérieure c’est-à-dire à un niveau soutenable, par le maintien du taux de change libéral et améliorant la politique commerciale.
  • Réformes institutionnelles : du fonctionnement de l’Etat ainsi que de son structure, du développement du secteur privé c’est-à-dire le système judiciaire, le droit de propriété, la privatisation.
  • Politiques sectorielles : en améliorant les secteurs sociaux, l’agriculture et la pêche, les mines, l’énergie, l’environnement, le transport, le tourisme, les télécommunications, le secteur financier bancaire et non bancaire.

Madagascar a obtenu au titre de la FASR en 1999 la somme de 13,6 Millions de DTS ; de 38 millions de DTS en 2000 et de 22,7 millions de DTS en 2001 (en entrant déjà dans le cadre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance ou FRPC tout en bénéficiant des assistances techniques des IFI, de la France, de l’Union Européenne (UE), de l’USAID et des autres bailleurs).

Comme principaux résultats, il y a eu une consolidation de la mise en œuvre des mesures d’assainissement de l’environnement économique et de la mise en place des réformes institutionnelles. Ainsi, il y a eu un maintien de la stabilité, une maîtrise de l’inflation, une hausse du taux d’investissement et une accélération de la croissance. Une amélioration des conditions de vie de la population est, de plus, constatée fruit de la couverture en infrastructures de base, de la scolarisation, des indicateurs démographiques et sanitaires.

Contrairement aux résultats des PAS des années 1980, les réalisations de ces deux documents ont pu faire jouir d’une stabilité pour notre économie mais avec un taux de croissance économique toujours faible.

L’année 2000, similairement à la réalisation de ce DCPE 2, a été marquée par la réalisation du DSRP Intérimaire. En effet, ce document est appuyé par la FRPC pour ce qui est du cas du FMI depuis 2001. Ce DSRP constitue une ouverture pour Madagascar d’être parmi les pays qui vont bénéficier de l’IPPTE en vue de la réduction conséquente des dettes du pays. Il est préparé par le pays conjointement avec les IFI et est créé en 1999. Ainsi, jusqu’à l’achèvement de ce DCPE en 2001 et la finition du DSRP Intérimaire en 2000, Madagascar a pu bénéficier de la FASR.

    

Le DSRP depuis 2000

Le but global de ce Document de stratégies pour la réduction de la pauvreté à Madagascar est de combattre la pauvreté en élaborant ce document dans un cadre participatif et d’atteindre une croissance de 8 à 10%.

   

Le DSRP Intérimaire (2000)

Ce document est établi dans le but de lutter contre la pauvreté suivant trois axes stratégiques :

  • Axe n°1 : amélioration des performances économiques en y faisant participer les pauvres en suivant les politiques définies par les deux DCPE par une meilleure affectation des résultats économiques, en suivant les désengagements de l’Etat pour avoir un taux de croissance élevé et une réduction des déficits publics en ciblant le secteur tourisme, l’industrie manufacturière et les zones franches, les mines et les pêches aquacultures : secteurs porteurs, développement du secteur environnemental, développement des infrastructures et de l’environnement juridique des affaires.
  • Axe n°2 : amélioration de la qualité de vie de la population par l’éducation (augmentation du taux net de scolarisation), la santé (bonne couverture sanitaire et diminution des taux de morbidité et mortalité), l’eau et l’assainissement.
  • Axe n°3 : développement institutionnel et renforcement des capacités pour la réussite des deux premiers axes : nécessité d’un cadre institutionnel et d’un Etat fort pour être les partenaires des acteurs de production : secteur privé et paysans.

Cette période a été surtout marquée par la présentation des utilisations prévisionnelles des ressources de l’IPPTE dont 45% pour le fonctionnement des secteurs sociaux (éducation et santé) et 23% aux infrastructures (pistes rurales, eau potable…).

Rappelons que la présentation du contenu succinct de ce DSRP Intérimaire aux Conseils d’administration des Institutions financières internationales (IFI) en Décembre 2000 a permis à Madagascar d’accéder au point de décision de l’IPPTE se concrétisant ainsi par la réduction de 50% des services de la dette.

     

Le DSRP Complet de 2003

Le but du DSRP Complet est réduire la pauvreté suivant trois axes stratégiques.

  • Axe n°1 : restauration d’un État de droit et d’une société bien gouvernancée par le développement institutionnel en assurant un environnement favorable au développement rapide et durable.
  • Axe n°2 : accélération de la croissance par l’augmentation de l’investissement efficace et par l’ouverture à l’économie mondiale en développant le secteur privé et ouvrant à la concurrence mondiale, le secteur énergie, la poste-télécommunications-communications, le secteur des infrastructures structurantes, le secteur rural.
  • Axe n°3 : susciter et promouvoir le système de sécurisation humaine et matérielle et de protection élargie en développant l’éducation de base, l’enseignement supérieur, réduisant l’exclusion sociale, promouvant la santé.

Financements du DSRP Complet. En effet, la grande Ile a entretenu des programmes macroéconomiques visant à renforcer la croissance, l’équilibre interne et externe pour faire reculer la pauvreté, en ne citant que ce DSRP appuyé par le FMI – et aussi la Banque mondiale – à travers la FRPC. Cette facilité a été créée par le Fonds en 1999 pour remplacer la FAS dans le but de lutter contre la pauvreté et ainsi de promouvoir la croissance.

Pour cela, il y a eu décaissements successifs de 2000 à 2005 évalués respectivement à 38,0 millions de DTS ; 22,7 ; 11,4 ; 11,4 ; 34,9 ; 11,3 pour appuyer les programmes. Cela veut dire que le dernier décaissement a eu lieu en 2005. L’année 2006 a été marquée par la conclusion de nouvel accord entre le gouvernement malgache et le Fonds. Et, l’année 2007 a été marquée par l’achèvement du nouveau programme : le MAP remplaçant le DSRP Complet lors de la mise à jour en 2005.

 

Le nouvel accord du DSRP, son arrêt et sa coupure définitive

En 2006, un nouvel accord a été défini par le FMI avec le gouvernement malgache suivi de la visite d’une mission de cette Institution financière internationale à la grande Ile en 2008 dans le cadre de 5ème revue de l’accord. Durant cette occasion, la mission et l’autorité malgache ont parvenu à un accord préliminaire des mesures visant à soutenir le programme pendant le reste de l’année 2008 et en 2009. Ces mesures ont été :

  • Un projet de loi de finances pour 2009 qui tend à augmenter les recettes fiscales de 0,5% du PIB et à aligner les dépenses sur les priorités de Madagascar Action Plan (MAP) ;
  • Une poursuite de la réforme des politiques et administrations fiscale et douanière ;
  • Un renforcement de la gestion des finances publiques ;
  • Un programme qui permettra de commencer à réduire le renflouement des caisses de retraite des fonctionnaires ;
  • Une politique monétaire bien rigoureuse pour ancrer l’inflation en dessous de 10% ; et
  • Encourager la croissance du secteur privé.

Rappelons que les prêts accordés au titre de la FRPC sont assortis d’un taux annuel de 0,5% et sont remboursables sur 10 ans, avec un différé d’amortissement de 5 ans et demi pour le principal.

Malgré l’existence de cet accord préliminaire, le FMI a décidé de suspendre les aides budgétaires au titre de cette FRPC en Décembre 2008 à la suite des constats d’anomalies dans la gestion des dépenses publiques du pays. Par conséquent, Madagascar n’a pas pu récupérer les tranches restantes estimées à plus de 20 millions de Dollars. En effet, cette fin de programme signifie qu’il sera impossible pour Madagascar de bénéficier des aides budgétaires des autres partenaires. Mais, une assistance technique a été reçue de la part du FMI au début des années 2009 mais la crise de 2009 a entrainé une coupure définitive de financement de la part du Fonds depuis mi-2009.

 

Le Madagascar action plan MAP (2007 – 2012)

C’était la mise à jour du DSRP complet en 2005 qui a pour but global d’avoir une forte croissance pour une nation prospère par la vision « Madagascar naturellement » établie avec les Nations Unies en s’engageant aussi de réaliser les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

Les grands objectifs du MAP: réduire la pauvreté et améliorer la qualité de vie des malgaches :

Source : Madagascar action plan (2007-2012).

Les valeurs directrices du MAP sont accentuées sur tous les aspects de la gouvernance et de l’administration afin d’obtenir des résultats probants.Les six réformes transformationnelles du MAP sont la réforme des finances publiques ; l’augmentation significative de l’investissement pour favoriser la croissance ; la révolution verte ; la transformation de la sécurité publique ; la mise en œuvre des nouvelles mesures pour la santé et la planification familiale ; la transformation du système judiciaire.

Le MAP donne les priorités au peuple : base de tout changement, qui s’apparente par le développement de la capacité de leadership ; le changement de la mentalité et des habitudes ; la lutte contre la corruption ; le renforcement du savoir-faire ; la mobilisation des personnes et des ressources.

Les huit engagements du MAP sont la gouvernance responsable, des infrastructures reliés, la transformation de l’éducation, le développement rural, la santé, une économie à forte croissance, de prendre soin de l’environnement, la solidarité nationale. Ce programme reste inachevé dû à la crise politique de 2009.

 

Les réflexions en tant que chercheur

Les résultats de ces stratégies pour faire sortir notre nation de la pauvreté n’ont pas pu réussir – même s’il y a eu un maintien de la stabilité après les deux DCPE des années 1990 jusqu’à la mise en œuvre du DSRP Intérimaire en 2000 – car les réalisations du DSRP Intérimaire ont déjà été confrontées avec une crise en 2002.

Mais, notre pays a pu jouir d’une reprise depuis 2003 suite à la relance après la crise. Tout de même, les résultats de ces programmes n’ont pas pu faire reculer notre pauvreté mais au contraire, surtout depuis 2009, avec une nouvelle crise politique, menant vers une coupure définitive des aides du FMI pour Madagascar en mi-2009. Néanmoins, avec toutes ces aides et cette persistance de la pauvreté, notre pays a pu bénéficier de la part des bailleurs de fonds tant bilatéraux que multilatéraux de l’Initiative des pays pauvres très endettés (IPPTE) en 2006 en ayant pu atteindre les points de décision et d’achèvement en 2004. Enfin, nous avons gagné une Initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM) en 2010.

 

Les prestations d’allègements de dette pour Madagascar au titre de l’IPPTE et de l’IADM

Comme d’autres pays pauvres, Madagascar a pu bénéficier de l’IPPTE de la part des IFI. Au 30 Janvier 2010, les informations du FMI ont montré que 28 pays, dont Madagascar, ont dépassé le point d’achèvement leur faisant bénéficier d’un allègement intégral de leurs dettes de sa part ainsi que d’autres créanciers. Ensuite, 7 autres pays sont en phase intérimaire comme la Guinée, le Tchad, etc. Enfin, 5 pays jugés potentiellement admissibles à l’IPPTE n’ont pas encore atteint le point de décision comme les Comores… Elle est obtenue par la faveur des créanciers dont le FMI, l’IDA de la Banque mondiale, le Fonds africain de développement ou (FAfD).

Pour savoir les prestations dont Madagascar a bénéficié au titre de l’IPPTE, voici une source:

Source : « Négociations relatives à la réduction de la dette au titre de l’IPPTE et au-delà », Coumba Fall Gueye, Michel Vaugeois, Mathew Martin et Alison Johnson, Publications N°11, de Debt Relief International, Londres, Février 2007.

L’allègement de la dette libère des ressources pour les dépenses sociales c’est-à-dire que ces dernières devraient être consacrées à des programmes qui bénéficient aux pauvres. Cette IPPTE doit doper les dépenses sociales des pays admissibles car avant celle-ci, ils dépensaient légèrement pour la santé et l’éducation dans le pays.

Mais, actuellement, avec la présence de cette initiative, ces pays consacrent beaucoup plus de budget sur la santé et l’éducation qui représentent six fois le montant des paiements au titre du service de la dette. Par là, cette initiative renforce encore le financement des investissements sociaux pour notre pays, au détriment du paiement des services de la dette, vus être la cause des difficultés de notre balance des paiements depuis 1980.

L’IADM va plus loin car elle vise à effacer complètement la dette des pays éligibles dans le but de libérer plus de ressources pour les aider à avancer vers les OMD. Plus précisément, elle vise à réduire la pauvreté de moitié à l’horizon de 2015. Cette annulation intégrale des créances est issue du FMI, de l’IDA et du FAfD sur un ensemble de pays à faible revenu. Cette initiative a été proposée par le G-8 en Juin 2005. Et, en début 2007, la Banque interaméricaine de développement a aussi décidé d’effacer de la même manière ses créances sur cinq PPTE des Amériques.

Source : « Négociations relatives à la réduction de la dette au titre de l’IPPTE et au-delà », Coumba Fall Gueye, Michel Vaugeois, Mathew Martin et Alison Johnson, Publications N°11, de Debt Relief International, Londres, Février 2007 ; source op. cit.

Pour que cette remise de la dette par les trois institutions multilatérales ne leur empêche pas de continuer à apporter leurs concours financiers aux pays à faible revenu ni ne compromette pas leur intégrité financière d’ensemble, le G-8 leur a fourni des contributions surtout au FMI estimé à 100 millions de DTS (en Valeur actuelle nette à fin 2005). Enfin, les IFI coopèrent étroitement dans les suivis et contrôles de la mise en œuvre de ces Initiatives en élaborant des rapports dont le cinquième a été publié en Septembre 2009.

 

Les effets des PAS à Madagascar

  • Les PAS des années 1980 ont induit une déflation,
  • Les deux documents de politique économique des années 1990 ont pu induire le maintien de la stabilité mais avec une croissance faible,
  • Le flottement généralisé de 1994 n’a pas pu faire gagner une « embellie économique » à Madagascar, contrairement à la Côte d’Ivoire et au Cameroun, car d’après les données d’analyse, les exportations sont toujours faibles face aux importations et aussi la balance commerciale est structurellement déficitaire. Ainsi, nous n’avions jamais gagné un effet compétitif favorable face à la politique de baisse de valeur de l’Ariary.
  • Depuis la mise en œuvre du DSRP avec les crises dont la nation malgache a encouru en 2002 et 2009, il y a une persistance de la pauvreté jusqu’à nos jours.

 

Méta

Madagascar souffre de la pauvreté depuis 1970 jusqu’aujourd’hui malgré les aides des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux. Chercheurs ou simples citoyens se demandent pourquoi y-a-t-il persistance de la pauvreté ? Je vous donne aussi l’occasion de bien réfléchir à ce sujet.

Si vous avez des questions, il faut me contacter en remplissant le formulaire:

 

 

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Fiche pratique 1 : Tout savoir sur l’inflation

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Les gens qui n’ont pas la notion de l’économie conçoivent toute augmentation des prix sur le marché comme une inflation. Ceux qui suivent cette branche d’études (comme moi d’ailleurs) savent déjà que l’inflation est une hausse généralisée des prix. Quelles sont les causes et les conséquences de ce fléau économique ? Quelles politiques macroéconomiques à entreprendre pour y remédier ? Lisez cette fiche pratique.

 

Qu’est-ce que l’inflation ?

Si le mouvement de hausse des prix dans une économie concerne toutes les branches d’activités macroéconomiques, ce n’est là qu’on peut parler d’une tension inflationniste. L’inflation est mesurée à partir de l’Indice de prix à la consommation (Ipc) évalué mensuellement par la branche nationale des statistiques, l’Insee en France (l’Instat à Madagascar). Cet indice est composé de paniers de produits comme l’habillement, les chaussures, l’alimentation, le logement…Ces postes sont au nombre de 305 pour la France pour un suivi de plus de 200 000 prix. Une actualisation ainsi qu’une harmonisation de cet indice sont faites par cette entité tous les ans.

 

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Quand l’offre d’un bien ou d’un service sur une économie ne satisfait pas la demande, cela entraîne une inflation. Le taux d’inflation d’une économie est obtenu via l’Ipc, suivant la formule :l’indice de l’année suivante moins l’indice de l’année passée rapporté à l’indice de l’année passée et multiplié par 100. La variation des niveaux de prix n’est pas du tout un phénomène étonnant pour l’économie de marché d’aujourd’hui. Ce sont les biens et services consommés habituellement par les ménages dont on doit prendre en compte pour mesurer l’inflation, entre autres, les produits et services d’usage courant et les biens durables.

 

Quelles sont les causes et les conséquences de l’inflation ?

Quand une économie fait face à une inflation, le pouvoir d’achat de la monnaie diminue (il y a diminution de la valeur de la monnaie ou dévalorisation monétaire) et les ménages s’appauvrissent davantage. Différents facteurs peuvent expliquer la hausse généralisée des prix, entre autres :

  • Le recours à la planche à billets ou la création monétaire sans contrepartie. C’est une politique monétaire entreprise par l’autorité monétaire du pays (Banque de France ou la Banque centrale de Madagascar pour la grande Ile) pour relancer les activités économiques s’il y a une récession. Or, celle-ci peut entraîner une tension inflationniste s’il n’y a pas une hausse relative de la production.

 

inflation 1

 

Différents théoriciens ont ainsi élaboré des théories monétaires pour analyser l’influence de la variation du volume monétaire sur d’autres variables. Il y avait eu la fameuse théorie quantitative de la monnaie d’Irving Fisher en 1930 (MV=PT, où M indique la masse monétaire, V est la valeur de la monnaie, P est le niveaux des prix et T est le volume des transactions), la théorie générale de l’emploi et de l’intérêt de John Maynard Keynes (1883-1946) accordant une nouvelle place à la monnaie et la théorie monétariste de Milton Friedman en 1956 stipulant que toute hausse de la masse monétaire s’abat totalement sur les prix, lorsque l’économie est déjà en plein emploi de facteurs de production. C’est l’inflation monétaire.

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  • Une hausse de la demande des biens ou des services non vérifiée par l’offre des producteurs dans une économie peut entraîner une inflation par la demande.
  • Une hausse du coût des facteurs de production induit une hausse du niveau des prix des produits des entreprises qui veulent toujours faire du profit. C’est ce qu’on appelle l’inflation par les coûts.

Face à la tension inflationniste, les ménages ne sont pas motivés à demander de la monnaie que ce soit pour motif de transactions, de précautions (thésaurisations) ou de spéculations selon la trappe à liquidité de Keynes. Il y a ainsi une récession économique et ainsi une progression du chômage.

 

Quelles mesures macroéconomiques à entreprendre ?

L’inflation par la demande et par le coût pénalise les consommateurs qui achètent les biens et les services produits par les entreprises. Les ménages peuvent renoncer à en consommer, ce qui peut entrainer une diminution de l’offre ou des activités économiques. L’Etat doit ainsi subventionner les entreprises au cas où les coûts de facteurs de production ressentent une hausse ou que l’offre de production n’arrive pas à satisfaire la demande.

Les analystes économiques soulignent que la hausse de la masse monétaire n’a aucune incidence sur le niveau des prix. Ceci peut être vrai seulement à condition si l’économie est encore en sous-emploi des facteurs de production, car dans ce cas il y aura hausse des activités et ainsi de la production.

La vraie cause de la hausse généralisée du niveau des prix dans notre économie c’est l’ « esprit profiteur » des entrepreneurs n’hésitant pas à modifier les niveaux de prix, par exemple à l’occasion d’une fête comme Noël durant lequel les ménages n’hésitent pas à effectuer des grosses dépenses. Les entités compétentes doivent veiller à ce que ce sont les vrais prix qui s’affichent sur les marchés.

inflation 3
Et 2022?

 

Lexiques

Les étudiants, les termes dérivés de l’inflation suivante sont à retenir :

  • Hyperinflation : une inflation qui excède 50% est définie conventionnellement comme une hyperinflation.
  • Désinflation : ralentissement durable du rythme de hausse du niveau général des prix.
  • Déflation: baisse continuelle du niveau général des prix.
  • Stagflation: conjonction d’un ralentissement de l’activité économique, du chômage et d’une forte inflation.

 

hyperinflation

Méta

Maintenant, vous n’allez plus dire qu’il y a une tension inflationniste de z% en constatant que le litre de gasoil est passé de x euros à y euros. Il fallait que presque toute la totalité des prix des biens et des services de l’ensemble des branches d’activités de l’économie ressentent une hausse pour pouvoir parler de l’inflation. Une forte tension inflationniste pénalise l’économie, car elle induit la récession et ainsi le chômage. De toute façon, l’autorité monétaire doit choisir la bonne politique monétaire à appliquer pour mieux remédier à cette situation.

 

 

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Fiche théorique 1 : Théorie d’ajustement automatique de la balance des paiements de D. Hume (1752)

David Hume
D. Hume, à l’origine de la Théorie de rééquilibrage automatique de la balance des paiements

 

La fameuse théorie de rééquilibrage automatique de la balance des paiements utilisée de nos jours est issue de la théorie d’ajustement automatique de la balance des paiements de D. Hume. Cette approche stipule que la balance commerciale d’un pays gagne un effet compétitif favorable après un déficit commercial. Suivez le déroulement théorique.

 

Déroulement du mécanisme d’ajustement automatique de la balance des paiements

Supposons que les importations en valeur augmentent plus vite que les exportations en valeur : déficit commercial. Ainsi, il y a sortie d’or. Il s’ensuit une réduction de la quantité de la monnaie dans le pays. Cette réduction de la monnaie fait baisser le niveau des prix rendant plus compétitive les exportations : rétablissement de l’équilibre par le phénomène d’ajustement automatique. Le mécanisme inverse se produit quand les exportations en valeur augmentent.

 

mécanisme d'ajustement automatique de la balance des paiements
Mécanisme d’ajustement automatique de la balance des paiements

Source : Le mécanisme d’ajustement automatique de la balance des paiements, D. Hume (1752).

 

Réflexions sur l’analyse des difficultés de la balance des paiements d’un pays face à ce mécanisme humien et par rapport à la pensée mercantiliste

  • Selon Hume, un pays rencontre des difficultés dans sa balance des paiements si ses exportations sont faibles par rapport à ses importations c’est-à-dire qu’il y a déficit de la balance commerciale. Il s’ensuit le même processus que ceux évoqués par les Mercantilistes: sortie des métaux précieux hors des frontières nationales. Ceci induit une baisse des prix : concept quantitativiste, qui induit un effet compétitif favorable c’est-à-dire par valorisation des exportations.
  • D’après ces analyses, on peut dire qu’il existe un mécanisme d’ajustement automatique de la balance commerciale par le jeu des variations monétaires. Ceci porte le coup de grâce au Mercantiliste qui voulait à tout prix favoriser les exportations. Néanmoins, en réaction à cette recommandation des Mercantilistes, Hume montre que cela ne sert à rien parce que si les exportations augmentent trop vite, les prix vont grimper et il sera de plus en plus difficile d’exporter. Ce mécanisme, naturellement, repose sur la théorie quantitative de la monnaie. Mais, soulignons que celle-ci n’est pas toujours valable car si les variations de quantité de la monnaie n’entraînent pas des variations de prix de même sens, alors le raisonnement de Hume précédent ne tient plus debout.
  • Et, cette théorie est reprise par les Classiques au 18ème Siècle, dans la même démarche que celle de Hume en soulignant qu’un pays rencontre une difficulté dans sa balance des paiements s’il y a déficit de la balance commerciale faisant enregistrer des sorties de devises. Tout ceci provoque une diminution des billets et des dépôts bancaires ainsi qu’une baisse des prix intérieurs. A terme, il y a accroissement des exportations et ainsi une rentrée des devises par le phénomène d’ajustement automatique.

 

Méta

Après un déficit commercial, la balance commerciale d’un pays se rééquilibre automatiquement par la dépréciation. Il peut gagner un effet compétitif favorable à condition que les exportations augmentent en volume ou en valeur.

Les étudiants qui lisent toutes les leçons économie de mon blog qui ont des question à poser peuvent remplir ce formulaire :

 

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Comment bien réussir la soutenance de son mémoire ou de sa thèse ?

Réussir la soutenance d’un mémoire ou d’une thèse est une source de stress pour un étudiant ou un chercheur. Il doit, certainement, donner le meilleur de lui-même pour surmonter cette épreuve. De nombreux articles exposent cette méthodologie pour la réussite d’une soutenance. Par définition, la soutenance n’est pas un résumé du travail écrit mais un exposé de son ensemble. Autrement dit, elle s’écarte des détails pour s’attacher à la synthèse et elle doit être plus vivante. Quelles sont les différentes étapes à suivre afin de rendre une soutenance plus vivante ?

 

Deux grandes étapes de réussite d’une soutenance

mémoire

Généralement, les attentes et exigences de la soutenance varient d’un pays à l’autre, d’une université à l’autre, d’un encadreur ou directeur à l’autre… mais, deux étapes doivent être suivies.

Pour la présentation écrite, il faut bien préparer le résumé synthétique de la recherche et de ses résultats. Ceci comporte, d’abord, une introduction étalant les raisons de choix du sujet et la problématique principale conduisant vers plusieurs questionnements, sous certaines hypothèses fondamentales. Ensuite, il faut bien présenter la méthodologie de recherche, répondant à la façon dont on a procédé pour faire le travail, tant les méthodes et outils de traitement des données que leurs sources, ainsi que la période d’analyse. Par ailleurs, il faut bien sélectionner quelques résultats, surtout les plus intéressants, ouvrant à une discussion et une conclusion ; conduisant à une autre voie de recherche. Et, pratiquement, il faut s’assurer de la bonne organisation de la salle de soutenance.

 

bien écrire son mémoire ou sa thèse

 

Durant la présentation orale, il faut respecter le temps imparti et s’exercer à plein voix en regardant le public. On doit commencer par remercier les membres du jury pour leur présence et l’encadreur ou le directeur pour son encadrement. Le candidat doit relier, ensuite, son mémoire à son parcours de recherche. Il doit présenter son sujet sans encore rentrer dans les détails et situer sa thèse dans les champs de recherche. Par la suite, il doit énoncer sa méthodologie en donnant ses hypothèses et résultats. C’est à ce moment-là que le candidat devrait se mettre particulièrement en valeur : il doit dépasser largement le cadre de sa thèse en présentant l’intérêt scientifique de sa recherche et ses apports personnels. Enfin, le candidat doit bien répondre aux questions et remarques du jury par une argumentation convaincante montrant la maîtrise du sujet : se défendant au débat.

Cette vidéo vous donne les 10 conseils pour bien réussir une soutenance orale:

 

 

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Comment bien rédiger une fiche de lecture en étant universitaire ?

Vous vous souciez de réaliser une bonne fiche de lecture, en étant déjà universitaire. Eh bien, les étudiants de la première année universitaire n’ont plus à se soucier car guidetudiants vous fournisse quelques astuces. L’essentiel c’est de donner aux autres une envie de lire l’ouvrage et ainsi d’en dispenser.

 

Quatre étapes devant être franchies pour une fiche de lecture bien réussie !

Comprendre les intentions de l’auteur de l’ouvrage, tel est le but de la préparation de votre fiche de lecture. Une prise de notes est ainsi requise lors cette première étape tout en fouillant les comptes rendus et les articles en liens avec votre ouvrage.

Commencez par la suite à formuler votre introduction tout en présentant l’auteur et situant l’ouvrage pour se distinguer des autres travaux. C’est une occasion pour vous de spécifier si l’ouvrage s’agit d’un travail universitaire ou d’autres. Il faut aussi souligner le contexte dans lequel se situe sa publication ainsi que les particularités de sa rédaction…

Le développement d’une fiche de lecture devrait faire ressortir les aspects importants de l’ouvrage tout en consolidant vos idées par des exemples ainsi que des citations. Les citations doivent être énumérées en indiquant les numéros de page, sans toutefois en abuser.

fiche de lecture

Quoi de plus important que de rendre sa fiche de lecture universitaire plus personnalisée ! Vous vous demandez peut-être : comment doit-on faire pour bien argumenter sa fiche de lecture ? Deux choix se posent pour bien argumenter sa fiche de lecture soit vous choisissez un développement en deux parties bien distinctes. Une synthèse de l’ouvrage se fait en toute première partie pour finir en seconde partie avec une analyse personnelle et critique des travaux de l’auteur choisi. Mais un autre choix un peu plus compliqué s’expose en classant les éléments qui constituent l’ouvrage selon son ordre d’importance. L’utilisation d’une phrase simple vous aide à réussir le choix de cette option.

La mise en perspective des principaux points de votre argumentation ainsi que de la portée de l’ouvrage choisie doit être le but de la conclusion de votre fiche de lecture universitaire.

A vos lectures !

 

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Retour du FMI à Madagascar : serait-ce fructueux pour l’économie malgache ?

Le Fonds monétaire international a pour vocation actuelle le financement des problèmes de la balance des paiements des Pays en développement. Ce fut après qu’il avait échoué dans sa vocation ancienne qu’était de garantir la stabilité du Système monétaire international. Madagascar, depuis son adhésion au FMI en 1963, bénéficie des prêts conditionnés par l’application des Programmes d’ajustement structurel débutant les années 1980. Le FMI a suspendu son aide en 2008 après avoir constaté une anomalie dans la gestion budgétaire. La crise de 2009 a entraîné un arrêt définitif de son financement. Il est revenu… en 2014 pour redresser l’économie malgache.

 

Le Fonds monétaire international…

Le FMI a vu le jour en 1944 lors de la Conférence de Bretton Woods dans le but de remédier aux situations difficiles de l’économie mondiale après la seconde guerre. La Banque mondiale fut aussi créée durant cette occasion, avec le GATT qu’est l’OMC d’aujourd’hui. Le FMI compte actuellement 188 pays membres sous la direction de Christine Lagarde. Elle a comme moyens les quotes-parts, les accords d’emprunts permanents, l’or et les Droits de tirages spéciaux.

Le FMI avait eu pour vocation originelle de garantir la stabilité du SMI dans un régime de fixité suivant une marge de fluctuations de . Cette Institution financière internationale ne voulait plus que les grandes économies retombent dans le cercle vicieux des dévaluations compétitives à l’origine de la crise des années 30.

 

siège FMI

Cette stabilité du SMI tant réputée s’est effondrée en 1971 face à la pénurie de dollar – durant cette période où les Etats-Unis connaissent son premier déficit commercial – et à la montée en puissance des pays européens. Nombreux sont les pays qui n’ont plus la confiance au dollar et avaient demandé sa convertibilité en or. Le Président américain Richard Nixon annonçait ainsi la suspension de la convertibilité du dollar en or le 15 Août 1971. C’était la fin de l’étalon change-or ou gold exchange standard. Le but est de pouvoir émettre dans l’économie autant de dollars qu’ils veulent. Le système s’effondrait définitivement en Mars 1973. Les pays membres du FMI avaient signé l’Accord de la Jamaïque en 1976 marquant le début du flottement généralisé.

 

Des pays en crise vers la fin des années 1970…

crise pétrolière
Crise pétrolière

La fin de la stabilité du SMI faisait que les pays commençaient à connaitre des baisses de valeur de leurs monnaies nationales… Les cartels de l’OPEP avaient enregistré un revenu inférieur de leurs produits pétroliers. Ils ont rattrapé subitement ces écarts de prix par un premier choc pétrolier en 1973-1974 et… un second choc en 1979. Ces pays avaient pu constituer des revenus importants qui ne demandaient qu’à être placés ailleurs. Ce sont les pétrodollars déposés dans les banques des pays occidentaux. Les pays du Nord les avaient empruntés aux pays pauvres rencontrant des difficultés extérieures. Ces pays ont pu relancer des programmes d’investissements à outrance censés finançant des investissements productifs. Or, ce n’était vraiment pas la réalité car c’étaient des… « Éléphants blancs ».

Les pays développés, quant à eux, depuis ce dérèglement du SMI au début des années 1970 rencontraient des difficultés économiques. C’était la cause de leur récession induisant un fort taux de chômage et une forte inflation – causés par la multiplication du prix d’un baril de pétrole par quatre. Cette stagflation a amené à une crise structurelle. Ils ont opéré subitement à une hausse des taux d’intérêt à un niveau record : « Choc Volcker », pour récupérer les capitaux empruntés aux pays du Sud, de façon à remédier à cette crise c’est-à-dire de lutter contre l’inflation. Et, les cours des matières premières exportés par les pays pauvres vers ces pays riches ont aussi subi une forte volatilité face à la réduction du pouvoir d’achat des pays riches due à cette crise.

Les pays du Sud rencontrent alors des problèmes d’endettement face à cette crise des pays du Nord. Car la hausse considérable des taux d’intérêt suite à cette politique de Paul Volcker a fait hausser les charges de leurs dettes. Les recettes des exportations subissent un effondrement face à cette forte volatilité des cours. Le gouverneur de la Banque de Mexique avait ainsi déclaré son incapacité à assurer le remboursement de sa dette en Juillet 1982. D’autres pays avaient suivi cet exemple dont l’Argentine, le Brésil, le Chili, le Venezuela, le Nigéria.

 

Les Programmes d’ajustement structurel… à Madagascar

Les Institutions de Bretton Woods ont ainsi imposé l’application des réformes structurelles dans ces pays en vue de remédier à cette situation et surtout… pour éviter la faillite des banques du Nord. Ce sont les PAS qui conditionnent l’octroi de prêts auprès de ces pays dont les financements du FMI aident à corriger les problèmes de la balance des paiements. Ces conditionnalités visent essentiellement la dévaluation, le libéralisme, la zone franche… Ces politiques ont-elles permis d’améliorer les performances économiques des pays soumis aux ajustements ?

Madagascar a bénéficié de ces aides conditionnées depuis 1980 par des Programmes d’ajustement structurel (PAS) visant le redressement financier suite aux crises des finances intérieures et extérieures. La grande Île bénéficiait ainsi des financements dans le cadre de la Facilité d’ajustement structurel (FAS). Les deux Documents cadres de politique économique (DCPE) des années 1990 avaient eu pour vocation un cadrage macroéconomique à moyen et long terme. Ils sont financés par la FAS Renforcée (FASR). Les pays ne s’approprient plus de leurs propres politiques car en imposant ces réformes, le FMI ne respecte pas le concept de policy ownership. C’est la cause des échecs des PAS selon les analystes.

 

PAS

Les bailleurs de fonds multilatéraux ont inclus dans l’élaboration des PAS le cadre participatif depuis la fin des années 1990 dans la mise en œuvre du Document stratégique pour la réduction de la pauvreté (DSRP). Les sociétés civiles malgaches ont participé dans l’élaboration du DSRP Intérimaire en 2000 pour lutter contre la pauvreté. Le même but est visé par l’instauration du DSRP Complet en 2003 financé par la Facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC). Le DSRP a été mis à jour en 2005 et relayé par le Madagascar action plan (MAP) en 2007 – mais qui reste inachevé. Madagascar s’engage ainsi à réaliser les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

Pourquoi les pays pauvres, comme Madagascar, ne réussisse toujours  pas à sortir de la pauvreté avec tous ces aides financières conjuguées avec des prestations d’allègements des dettes ? La grande Île bénéficiait d’une Initiative des pays pauvres très endettés (IPPTE) en 2006 après avoir atteint le point d’achèvement en 2004. Et, plus encore, car en 2010 le pays est enregistré en tant que bénéficiaire de l’Initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM). Ces initiatives allégeant les services de la dette tendent à supprimer définitivement la dette d’un pays. Est-ce vraiment le cas qui prévoit actuellement car les pays endettés continuent toujours de payer leurs dettes ?

 

Plus d’un demi-siècle de difficultés à Madagascar…

Madagascar rencontre des déficits commerciaux structurels ainsi que des déficits budgétaires exorbitants. La valeur des produits importés dépasse toujours celle des produits exportés, que sont des produits primaires. L’Ariary se déprécie considérablement au fil des années surtout depuis 2004-2005, avec la politique de détaxation décidée par le dirigeant de cette période. L’économie du pays a enregistré une bonne performance suite à la relance après la crise de 2002 qui a poussé la mission du FMI en visite au pays en 2008 à parvenir à un accord préliminaire avec les autorités dans le cadre de la FRPC.

La constatation d’une anomalie dans la gestion budgétaire en 2008 a poussé le FMI à suspendre ces aides. La crise politique de 2009 a occasionné un arrêt définitif des financements du FMI à Madagascar. Les autres bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux ont aussi suspendu ces aides vers la grande Île. L’économie se trouve au point mort depuis plus de cinq ans car le chômage s’accentue, il y a une forte inflation… La majorité de la population vit dans une extrême pauvreté. Selon les chiffres de la Banque mondiale, 92% de la population malgache vit avec moins de 2 dollars PPA par jour. Nous nous demandons ainsi : Le retour du FMI depuis Mars 2014 à Madagascar solutionnera-t-il ce problème d’envergure ?

 

pauvreté à Madagascar

 

Un fonds de 47,1 millions de dollars, soit l’équivalent de 30,55 millions de DTS, accordé par le FMI au titre de la Facilité de crédit rapide (FCR) est désormais disponible pour Madagascar. La mission du FMI en visite dans la grande Île en mi-juin 2014 a réitéré que ce fonds permet d’aider les difficultés de la balance des paiements. Par rapport aux anciennes interventions du FMI, il n’impose plus des conditionnalités au programme défini par les dirigeants malgaches. C’était aussi une occasion pour la Banque centrale de Madagascar de souligner devant cette mission du FMI son non-intervention sur le Marché interbancaire des devises (MID) depuis déjà plus de six mois. La vraie loi de l’offre et de la demande régit ainsi le marché de changes malgaches avec une Ariary qui ne cesse de se déprécier… malgré des affirmations contraires.

Réflexion en tant que chercheur : léconomie malgache marcherait-elle vers le développement économique « grâce » à ce nouvel appui financier du FMI dépourvu de conditionnalités ? 

Histoire à suivre…

 

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Tout savoir sur le système LMD

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Les étudiants, j’espère que ce n’est pas encore tard d’aborder le fameux sujet système LMD. Certaines universités du monde, à l’exemple de l’Université de Madagascar, n’est pas totalement « au cœur » de cette nouvelle organisation de l’enseignement supérieur qui s’adapte aux standards internationaux depuis 2002. C’est pourquoi, il s’avère utile que mon blog Femme et Infos aborde ce sujet : d’un pour expliquer ce qu’est ce système et, de deux, pour exposer son application « difficile » aux universités de la grande Île.

 

Le système LMD, c’est vraiment quoi ?

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L’ancien système international d’enseignement supérieur est basé sur 3 cycles universitaires : 1er cycle de 2 ans sanctionnant le Diplôme d’études universitaire général (DEUG), le 2ème cycle mentionnant la Licence après 3 ans de formation et la Maîtrise après 4 ans. Le 3ème cycle certifie l’obtention du Diplôme d’études approfondies (DEA) après 6 ans dans le cadre de la recherche ou un Diplôme d’Etudes Spécialisé (DESS) dans le cadre professionnel et le Doctorat d’Etat est obtenu lorsque fini les 9 ans de formation. Moi-même, j’ai été sous l’effet de cet ancien système jusqu’à ce que j’obtienne en 2015 mon Doctorat d’Etat en Economie à l’Université de Madagascar. Les universités dans le monde font connaissance depuis 2002 au nouveau système LMD. C’est à cette date qu’est apparue les premiers textes fondateurs de ce fameux système qui s’étale sur plusieurs années et font encore l’objet de certaines modifications en 2011. Les enseignements sont organisés en semestres et unités d’enseignements matérialisées par les « crédits ».

 

LMD

 

Dans le cadre de la mobilité internationale, le système LMD se définit comme étant un système international d’harmonisation des cursus et des diplômes. Déjà appliqué dans de nombreuses universités dans le monde – inspiré par les pays anglo-saxons et aussi en application dans l’espace européen – les universités de Madagascar sont en train d’entrer dans ce système, même si le chemin reste entraver par de nombreuses contraintes. Ce système réorganise les études supérieures sur trois grades de référence désignant trois cycles de formation et ainsi trois diplômes dont « L » indique la Licence après un Bac+3 : L1, L2, L3 de 6 semestres. Les étudiants ont le choix entre une Licence « professionnalisante » ou « académique ». « M » désigne le Master ou Bac+5 : M1 et M2 après 4 semestres et elle est soit « fondamentale » (préparant à la recherche) soit « professionnelle ». Et, « D » signale le Doctorat après un Bac+8 (3 ans au minimum) sanctionne un travail de recherche dans le cadre d’une thèse. Le diplôme n’est délivré qu’après une soutenance de thèse devant un jury habileté. La Licence et le Master sont à vocation académique. La fin de chaque cycle dans ce système est sanctionnée par un grade universitaire.

 

LMD 3

 

Les activités d’enseignement sont évaluées par un système de crédit qui est une unité de mesure des stages, mémoires, projets, travail personnel ainsi que toutes formes d’enseignement (présentiel, ouvert, à distance, en ligne…). Il est requis au niveau international l’obtention de 180 crédits pour le niveau Licence. Le niveau Master nécessite l’obtention de 300 crédits. Cette référence commune est établie dans le cadre international afin de faciliter la comparaison et le transfert des parcours de formation des étudiants. Ce nouveau système d’enseignement universitaire est orienté vers de nombreux objectifs, entre autres :

  • Le « parcours type de formation » prépare l’ensemble de diplômes des étudiants.
  • La facilitation de l’intégration de l’étudiant.
  • La progression de la professionnalisation des études supérieures.
  • Le développement de la mobilité internationale.
  • Le perfectionnement de l’enseignement à distance via le progrès du TIC.
  • Les compétences transversales intégrées dans l’apprentissage.

 

LMD

 

Une annexe descriptive, marquant les crédits obtenus, est délivrée comme supplément des diplômes. C’est au vue d’une transparence internationale et de faciliter la reconnaissance académique et professionnelle des qualifications acquises. Contrairement au CV étudiant et relevé de notes, ce suppléant aux diplômes est une description complète du cursus de l’étudiant ainsi que des compétences acquises durant les années universitaires. Le parcours type, quant à lui, accompagne les étudiants dans sa formation, par exemple la réorientation d’une filière à une autre tout en conservant les acquis des parcours antérieurs, et son projet professionnel. Un système d’évaluation semestriel a lieu à la fin de chaque 6 mois. Un examen final est prévu pour chaque unité d’enseignement en plus des contrôles continus, des TD et TP, mais aussi des évaluations de travail personnel, des travaux de recherche, des exposés, des interrogations orales ou écrites… Les étudiants n’ayant pas atteint la moyenne (10/20) a encore la chance de faire une deuxième session.

 

Les exigences du LMD aux universités de Madagascar

L’entrée dans ce système d’éducation internationale présente des avantages et des inconvénients pour les universités de Madagascar. Des privilèges, car les diplômes des étudiants malgaches n’auraient pas du mal à être acceptés dans les universités étrangers initiateurs de ce fameux système. Des désagréments, car les responsables ont du mal et auront toujours du mal à mettre en place les moyens requis pour la bonne marche de ce système. L’installation de ce système est à l’origine de la hausse des frais d’inscription/de réinscription et pédagogiques des étudiants malgaches depuis l’année universitaire 2013-2014. Celle-ci a causé des déstabilisations, comme des grèves des étudiants dans toutes les universités de Madagascar qui revendiquent une hausse des bourses d’études.

 

Portail du Ministère de l’enseignement supérieur sur la mise en place du système LMd

 

Les universités à Madagascar ont préparé depuis 2003 leur insertion au système Licence-Master-Doctorat (LMD). De source sûre (www.univ-antananarivo.mg), une conférence est donnée par P. Mendès, le président de l’Université de droit de Grenoble en France, en 2003. L’année 2004 a été marquée par des causeries menées par Gilles Breton de l’Université Laval au Canada. En, 2005, l’Université de Madagascar a initié à des ateliers préparatoires au vue de la mise en place de ce système. Il y a eu une analyse des expériences externes les 27 à 29 septembre 2005 ainsi qu’une analyse des attentes du LMD et les conditions de passage vers ce système les 21 à 23 Novembre 2005. L’année 2006 est une période durant laquelle les responsables ont opté à la construction des projets de formation dans le cadre de la mise en place dudit système dans chaque établissement de l’Université d’Antananarivo dont le domaine, les mentions et le parcours de formation. De Mars à Avril 2007, ils ont créé et mis en œuvre des comités préparatoires de ce système entre autres le COPILMD ou le Comité de Pilotage du LMD au niveau de la présidence et COPRELMD ou le Comité de Préparation du LMD au niveau des facultés et des écoles. Et plus encore ! Car il y a eu un renforcement de la documentation à travers des navigations sur internet ainsi qu’une organisation des réunions internes par la présidence de l’université.

 

Portail 2

 

La mise en place du système LMD aux universités de Madagascar est décrétée en 2008 par le Ministère de l’éducation nationale et de la recherche scientifique en vue d’une réforme du système de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. C’est vraiment difficile pour les universités malgaches vu que l’implication dans ce système exige des coûts conséquents de réorganisation. Force est de constater que les universités de Madagascar ne peuvent pas ignorer ce fameux système vu que Bruxelles exigera vers 2015 que les diplômes étrangers soient attribués en fonction de ce système. Le but c’est de pouvoir accorder d’éventuelles équivalences dans les universités européennes. Les universités malgaches n’ont pas les mêmes infrastructures ainsi que des enseignants-chercheurs comme dans ces universités car les étudiants ne peuvent même pas travailler dans le laboratoire ou faire des encadrements, que sont des exigences de ce système. C’est la cause de la hausse des frais d’études depuis l’année universitaire 2013-2014 : hausse doublée, afin que les différentes infrastructures puissent être mises en œuvre. N’est-il pas judicieux de voir la réalisation de la mise en place de ce système pour en juger après, tout en dépannant les étudiants !

 

Méta

La plupart des universités dans le monde commencent à se mettre au cœur du système LMD depuis l’année 2002, à l’exemple de l’Université de Madagascar. La mise en œuvre de ce système d’enseignement international n’est pas si simple que ça pour les universités des pays pauvres. Fallait-il retourner à l’ancien système ou continuer de suivre ce… chemin difficile ?

Réflexions…

 

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Étapes clés de réussite de rédaction mémoire ou thèse

Le mémoire c’est ce qui matérialise la fin de niveau d’études, mais la thèse c’est encore plus, car c’est le boss final. Nombreux sont les étudiants qui se contrarient avant d’atteindre ce niveau et décident de se lancer aux boulots : in remunerated life. Vous savez quoi ? Tel est le cas de notre promotion de Doctorat Economie. Nous étions au début 25 doctorants et il n’en restait que 3 au final, car la plupart d’entre nous ont demandé une suspension de leur thèse pour aller travailler d’abord et reprendre le travail de recherche après x années, d’autres ont eu le surmenage à un pas de l’arrivée, « ‘suis vraiment désolée »

 

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C’est autant pour vous dire qu’Anita R. a subi avec succès cette épreuve en achevant ses mémoires de fin d’études avec succès (Maîtrise et DEA) et… sa thèse de Doctorat jusqu’au bout et tient à vous expliquer tout son déroulement. Si vous envisagez de se lancer dans l’aventure, alors lisez ce guide qui vous oriente depuis le choix de votre sujet de mémoire ou de recherche jusqu’à la fameuse rédaction, car il y a des étapes à ne pas sous-estimer pour un travail de qualité, pour finir le tout avant la deadline ET pour briller lors de la soutenance de mémoire de fin d’études ou de thèse. Ton dynamisme, ton audace, ta résolution et ta faculté sont testés via ce travail.

 

Étape 1 : Quel sujet me passionne ?

C’est la première question à laquelle vous devez vous poser en voulant catapulter dans cette belle aventure : la rédaction de votre mémoire ou thèse. Face au Système LMD actuel, les deux années de Master (M1 et M2) sont clôturées par un mémoire de fin d’études. Il faut choisir et formuler un sujet de mémoire ou de recherche qui vous passionne, sinon ça ne va pas marcher. Moi, par exemple, je suis très passionnée depuis le début de mes études universitaires en Economie sur tout ce qui touche les relations financières internationales, c’est pourquoi j’ai choisi depuis mon DEA un sujet qui tourne autour et l’approfondir encore en Doctorat. Si vous tenez vraiment au sujet choisi, vous n’aurez pas du mal à lire des tonnes d’ouvrages, d’articles et revues de renoms et des journaux…

 

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Si vous aimez à mourir votre sujet de mémoire ou de thèse, vous n’aurez pas du mal à remplir les 80 à 90 pages de mémoire de fin d’études, mais plus encore les 300 à 600 pages de thèse de Doctorat. En fait, comme le thème dont je vous ai raconté me motive tellement, j’ai pu réussir à constituer un travail de fin d’études de 120 pages et de thèse de 450 pages (biblio et annexes comprises). Mon domaine de recherche : Sciences économiques, mes spécialités monnaie, banque, finance, mon sujet : « Le redressement de la balance internationale des paiements par le FMI ». Lien : Fonds monétaire international (FMI). Et, vous aussi vous pouvez le faire en produisant un travail de fin d’études ou de recherche original. Sachez seulement choisir un sujet pouvant être accepté facilement par le professeur qui va encadrer votre mémoire ou diriger votre thèse. Chaque prof a, en fait, son propre sujet de prédilection et très strict côté deadline.

 

Étape 2 : Quel lien entre le sujet et mon domaine de recherche ?

Cette question doit aussi être posée pour bien s’assurer que le sujet de mémoire ou de thèse va vous motiver vraiment, car en lien avec votre domaine d’études. Le mieux c’est de faire des rappels sur vos connaissances et des recherches documentaires approfondies qui tournent autour de votre sujet. C’est le bon moment pour se poser des questions sur les théories qui touchent votre sujet de mémoire ou de recherche. Quels sont les problématiques ? Il faut déjà y penser même si ce n’est pas encore le moment de les formuler correctement. Vous devez essayer d’aborder des réflexions plus approfondies sur votre sujet et domaine de recherche. Vos points de vue doivent toujours être actualisés et vous devez dégager une piste de recherche en se disant : par rapport au sujet et mon domaine de recherche, ai-je besoin d’effectuer des travaux de terrain (stage et enquêtes) ou seulement un travail de réflexions théoriques ?

 

Jean-Paul Sénéchal, désormais docteur en histoire contemporaine de l'UBO, a compulsé des centaines d'ouvrages et d'archives pour préparer sa thèse sur le Front populaire.

 

Le sujet de recherche que j’ai choisi est vraiment en lien avec mes spécialités et la question fondamentale dont je me posais au fur et à mesure où je consulte des documents : « L’intervention du FMI est-elle une solution aux déficits structurels de la balance commerciale des paiements des Pays en développement en général et de Madagascar en particulier ? » Protocole de recherche : stage à la Banque centrale de Madagascar, consultation des archives de cette autorité monétaire et de l’Institut national de la statistique (INSTAT), questionnaires d’enquêtes auprès du Ministère des finances et du budget (Direction du Trésor) et de la Banque centrale, entretiens avec les premiers responsables, analyses documentaires, comparaison avec des cas historiques de Cameroun, Côte d’Ivoire et de quelques pays riches.

 

Étape 3 : Puis-je trouver un encadreur acceptant mon sujet ?

Arrivant à cette troisième étape, tout commence à ne plus s’embrouiller dans votre tête. Vous êtes sûr maintenant que vous avez trouvé le bon sujet de mémoire ou de recherche. Allez-vous trouver un encadreur ou un directeur de thèse qui va accepter de diriger votre travail intellectuel par rapport à votre sujet de prédilection ? Consacrez un pan de votre temps pour fourrer le nez aux cours ou ouvrages produits par un tel ou tel professeur afin de connaître exactement son domaine de recherche avant de solliciter sa haute bienveillance pour suivre votre travail. N’hésitez pas à lui envoyer un e-mail ou le consulter dans son bureau. Après un, deux, trois… consultations, vous trouverez toujours un qui va diriger votre travail. Il a dit OUI, vous avez gagné ! Ce n’est que le commencement, car il va falloir faire ce que votre tuteur vous « ordonne » de faire.

 

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L’encadreur ou le directeur de thèse commence toujours par vous indiquer des ouvrages à lire absolument et qui soient en rapport avec votre sujet. C’est déjà pour vous orienter à commencer à constituer votre bibliographie, à noter les passages importants durant les lectures comme les citations et les références auteurs… ET surtout commencer à constituer des arguments bétons pour défendre vos idées. Mettez dans votre tête que votre encadreur ou directeur de thèse ne fait que vous orienter, mais non pas raisonner à votre place. Détrompez-vous ! D’habitude, il a d’autres étudiants à encadrer et il vous réunit ensemble pour des aspects techniques de la rédaction, de la présentation ainsi que de l’avancée des travaux. Le moment viendra encore pour qu’il aborde avec vous la problématique, la validation du plan, les corrections à plusieurs reprises et le rendu final.

 

Étape 4 : Dois-je faire une recherche documentaire ou sur terrain ?

Avant d’arriver au rendu final, après que vous ayez pu tomber au « bon » encadreur ou directeur de thèse, cette étape clé consiste à une lecture plus poussée ou des travaux sur terrain. Deux cas peuvent se présenter. Si vous optez à une étude purement théorique, vous devez faire le point sur des débats scientifiques en rapport avec votre sujet. Vous devez dans ce cas opter à des comparaisons et devez dépasser les thèses des différents auteurs via un cas particulier.

Si vous choisissez de faire une étude théorique et empirique, en plus des différentes lectures, vous devez appuyer vos travaux par des recherches sur terrain. N’hésitez pas à discuter des modalités de recherche avec votre encadreur ou directeur si vous devez faire un stage, des enquêtes et interviews… C’est là que vous devez établir votre calendrier de recherche, car ces travaux de terrain peuvent s’avérer long, surtout si vous devez faire la transcription. Attention au respect du deadline et puis il ne faut pas oublier que les éléments observés devraient être mis en relation avec les concepts théoriques. Votre encadreur ou directeur doit être mis au courant de ce que vous faites.

 

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Lors de l’élaboration de ma thèse, en plus des protocoles de recherche que j’ai citée dans la deuxième étape, j’ai aussi effectué un travail de recherche avec des professeurs internationaux de l’Université de Genève. Même si le thème de recherche ne touche pas complètement mon sujet de thèse, j’ai apprécié de partager cette expérience de recherche internationale sur les Sciences de l’éducation (une des branches de Sciences économiques) durant 3 ans. La recherche a couvert presque toutes les régions de mon pays et nous effectuons régulièrement des descentes sur terrain, des analyses de données,  rédaction des rapports, articles de renoms à publier dans des revues de renommées internationales et les presses locales. Le plus de cette recherche ? J’ai pu écrire, avec le professeur qui dirige la recherche, un livre scolaire bilingue (français/malgache). C’était une des belles expériences dans ma vie et qui a pu donner une mei-lleu-re qualité à ma thèse de Doctorat.

 

Étape 5 : Quelles problématique principale et hypothèses fondamentales ?

D’habitude cette étape se fait parallèlement à la revue documentaire et au travail sur terrain comme vous commencez à être sur la « bonne voie ». Vous avez déjà lu de nombreux documents, voir la réalité sur terrain ou discuter avec un responsable sur le sujet. Presque plus rien n’est étrange pour vous et vous êtes capable maintenant de donner plusieurs réponses possibles (ce sont les hypothèses fondamentales de recherche) à la question principale (problématique de recherche) de votre mémoire ou thèse ? Avant d’avoir la problématique définitive, vous devez définir une qui soit provisoire, précisant la deuxième étape, pour donner un angle à votre recherche. Les hypothèses sont à vérifier pour savoir si elles sont vraies ou fausses à travers les analyses théoriques et pratiques. Au fur et à mesure où vous évoluez dans votre recherche, vous verrez que vous allez ressortir votre plan détaillé de mémoire ou de thèse, devant être accepté par votre encadreur avant de s’attaquer à la rédaction.

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Savez-vous quoi les étudiants ? Par rapport à la jolie problématique principale dont je vous ai cité précédemment, j’ai pu dégager 3 questionnements : (1) Les difficultés extérieures sont-elles dues aux chocs externes de 1982 et au programme d’investissement à outrance de 1978-1979? (2) Les déficits extérieurs sont-ils dus au financement de l’économie d’un pays «grâce» à des capitaux prêtés par l’extérieur? Et (3) Les déficits structurels de la balance commerciale de Madagascar sont-ils dus au fardeau d’endettement extérieur ou à une politique monétaire non maîtrisée? Ils sont validés par mon directeur de thèse. Au fur et à mesure où j’effectue la recherche, j’ai pu dégager 7 réponses à mes questions, c’est-à-dire, les hypothèses fondamentales sont : (i) Petite économie ouverte, c’est-à-dire, (i) Parité des pouvoirs d’achat et (ii) mobilité parfaite des capitaux, (iii) Vélocité monétaire constante, (iv) Produit intérieur brut (PIB) constant, (v) « La balance des paiements est un phénomène essentiellement monétaire », (vi) « L’inflation est monétaire si la création du crédit intérieur est non maîtrisée », (vii) « La dévaluation améliore la balance commerciale ». Certaines hypothèses sont vérifiées et d’autres non.

 

Étape 6 : Puis-je m’attaquer à la rédaction ?

Eh op ! C’est parti comme tout est bien organisé, ça ne doit plus vous poser des problèmes. Vous ne devez plus avoir peur, car une pléthore d’informations est déjà réunie en respectant les étapes précédentes. Pour pouvoir donner une réponse à votre problématique, sinon vous risquez d’être hors-sujet, tout doit être cohérent en se référant au plan détaillé. Il faut penser à bien soigner votre introduction, votre tuteur est très exigent là-dessus par rapport au corps de votre mémoire ou thèse et aussi à la conclusion. Rédiger l’introduction en parallèle à la conclusion ou l’écrire en premier, ça dépend de votre préférence, mais sachez tout simplement s’y tenir bien. Il ne faut pas attendre la dernière minute pour corriger et faire la mise en page, mais au fur et à mesure où vous avancez dans votre rédaction, pensez à les faire en parallèle.

 

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Arrivant à ce stade, vous pouvez vous féliciter déjà, n’est-ce pas trop tôt ? Moi, durant la rédaction de ma thèse, je me suis enfermée chez moi, si je ne sors pas pour… rencontrer mon directeur de thèse, pour achever mes travaux sur terrain ou faire le shopping (très rare à ce moment, « la pauvre, se disaient mes sœurs ! »). Je n’ai médité, grignoté, soufflé et rêvé que de ma THÈSE CHÉRIE pendant des jours… des semaines… des mois… des années… non-stop de 06 :00 am à 10 :00 pm. Oh là là ! C’était fatiguant, mais, ce fut surtout un vrai plaisir, une vraie passion ! J’ai fait seulement des réserves de fruits, de snacks et… de chansons mp3/mp4 dans mon iPbono et mon petit Eee PC ASUS pour me distraire de temps en temps. Et au bout de diverses épreuves, de ma patiente et de mes durs labeurs, tout est fini ! « Oooooooooof ! » J’ai pu faire ma soutenance de thèse de Doctorat à un jour inoubliable… devant un membre de jury habileté. Spécial merci à mon brave Directeur de thèse, qui a su apprécier mes travaux !

Et là, ma route continue encore et toujours sur la même voie jusqu’au bout de MES RÊVES…

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Envisagez-vous quoi en rédigeant bien votre mémoire de fin d’études universitaires ? Ce n’est pas la meilleure note ou la bonne mention qui compte, mais le fait de réussir à faire un travail dont vous serez fier et puis vos entourages (parents, frères et sœurs, famille et amis). Je m’en suis rendu compte même si j’ai eu la mention très supérieure lors de la soutenance de ma thèse de Doctorat en Economie : « Très honorable avec félicitations du jury », mes parents sont très fiers de moi (surtout ma maman que j’aime tant, j’ai dédié le fruit de mon travail de recherche spécialement à elle et un grand merci à ma grand-mère vivant loin de moi !). Et, vous aussi, il faut oser relever le défi même si les chemins sont bourrés d’embûches, je sais tout au fond de moi que vous êtes capable.

 

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Voilà, la rédaction est une étape, mais la soutenance de mémoire ou de thèse devant les membres du jury habileté en est encore une autre. Je vais vous écrire encore d’autres articles là-dessus. Mais, n’hésitez pas à me contacter pour des commentaires, conseils ou questions relatives à ces sujets. Et, il faut savoir aussi que je peux rédiger vos travaux intellectuels à votre place si vous le voulez, faute de temps.

Femme et Infos vous souhaite good luck !

 

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Envie de connaître l’Université d’Antananarivo ?

 

L’Université d’Antananarivo, alias Université de Madagascar était fondée au lendemain de l’indépendance de la grande île, plus précisément en 1961. Les 5 autres provinces, entre autres, Fianarantsoa, Mahajanga, Toliara, Antsiranana et Toamasina possèdent chacune leurs propres universités bien que moins importante que celle de la capitale. L’Université de Madagascar compte maintenant à peu près 22 500 étudiants et moi-même j’y étais déjà passée.Sur les 100 premiers établissements supérieurs en Afrique, l’Université d’Antananarivo est à la 49ème place.

 

Facultés et écoles rattachées à l’Université d’Antananarivo

 

L’Université de Madagascar est situé dans la capitale et sise à Ankatso. Les milliers d’étudiants de ce principal établissement d’enseignement supérieur public puisent des connaissances derrières des anciens murs ne bénéficiant pas trop de réhabilitations depuis sa construction.

L’Université de Madagascar est doté de 4 facultés principales :

  • La Faculté de Droit, d’Économie, de Gestion et de Sociologie. Autrement dit, elle est dotée de 4 départements. J’ai suivi mes études auprès du département économie de cette faculté jusqu’à l’obtention de mon Doctorat d’État suivant les spécialités monnaie, banque, finance. Et, en ce moment, je continue ma voie en tant que chercheur en attendant de pouvoir transmettre mes connaissances aux étudiants actuels.
  • La Faculté des Lettres et Sciences humaines. Se situant tout à côté de notre faculté, faculté Degs, elle accueille de nombreux étudiants en plus d’autres étudiants étrangers à l’heure de la mobilité actuelle. Moi qui aime tout ce qui touche la langue et la communication, j’ai tellement voulu à un moment m’inscrire auprès du département de lettres de cette faculté pour approfondir mes connaissances de langue, mais je n’ai pas pu, trop occupé par ma recherche en économie.
  • La Faculté de Médecine. Elle se situe à l’autre côté de na faculté, sur le fameux pont, et accueille aussi des étudiants venant de toutes les régions de l’île. en fait, la filière médecine est celle de la plupart des ainés malgaches. C’était la filière la plus prestigieuse d’il y a 3 ou 4 décennies passées. Même mon père y a passé.
  • La Faculté des Sciences. Bon nombre d’étudiants se laissent aussi séduire par cette faculté, même moi au moment où j’allais passé mon Baccalauréat, j’ai toujours voulu étudier les sciences naturelles…Mais, bon ce n’était pas ma filière destinée face à l’économie. Tout de même ma maman y a passé il y a des décennies passées.

Savez-vous quoi ? Trois écoles supérieures sont rattachées à l’Université d’Antananarivo :

  • L’École normale supérieure de Madagascar,
  • L’École supérieure des sciences agronomiques et
  • L’École supérieure polytechnique d’Antananarivo.

 

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Organisation générale de l’Université d’Antananarivo

L’Université de Madagascar est sous tutelle du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Elle est régie par le décret 565-2002 du 04 juillet 2002. Cette institution est dirigée par un président, et actuellement c’est le Professeur Armand René Panja Ramanoelina qui occupe cette place. Le conseil d’administration, quant à lui, est dirigé par Madame Rocquie Rabemanantsoa. Chaque faculté est dirigée par un Doyen et un Chef de département pour chaque département bien évidemment.

L’Université d’Antananarivo a un conseil scientifique composé par le Président, les Doyens et les Chefs de départements. S’il y a un organe qui se décide de la formation et de la recherche, eh bien c’est ce conseil scientifique. A côté de tous ces organes, il existe encore le Collège des enseignants et le Collège des départements. Divers départements créent maintenant des formations professionnalisantes comme le fait la faculté DEGS.

 

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Vocations du conseil d’administration et du conseil scientifique

Le Conseil d’administration de l’université d’Antananarivo doit veiller à la :

  • Définition de sa politique de développement.
  • Examen de son budget et de ses comptes.
  • Acceptation des dons et legs.
  • Définition de ses principales activités.
  • Détermination des conditions d’accès et de la poursuite des études.
  • Approbation des conventions avec d’autres établissements nationaux et étrangers.

Le Conseil scientifique, lui, a pour vocations liées à la :

  • Pédagogie et recherche.
  • Activité de l’université.
  • Accès et poursuite des études.
  • Convention avec d’autres établissements nationaux et étrangers.
  • Formation et recherche.

 

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A l’heure de la mobilité estudiantine, l’Université de Madagascar accueille aussi des étudiants étrangers au sein de ces facultés et écoles. Les dirigeants mobilisent tous les efforts possibles afin de mettre ce centre de formation dans la vraie place qu’elle mérite. La mise en vigueur du Système LMD en est un exemple concret.

 

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Passer sereinement son entretien d’embauche étudiant

Les étudiants, tout comme le CV, la lettre de motivation, l’e-mail d’accompagnement ou de motivation, l’entretien d’embauche étudiant est encore une étape clé pour pouvoir décrocher un job étudiant. Vous savez quoi ? La règle d’or de sa réussite c’est une bonne pré-pa-ra-tion. Un recruteur vous a appelé pour un entretien d’embauche dans les prochains jours des suites de votre candidature à un job d’été ? Vous tracassez-vous à l’idée de bien réussir votre première rencontre ? Suivez mes conseils !

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Les clés de réussite d’un entretien d’embauche étudiant       

Ca y est, l’embaucheur vous a appelé pour fixer une date pour votre entretien d’embauche étudiant. Eh bien, pas de panique, tout se passera bien à condition que vous vous mettiez à bien préparer cet « évènement ». Vous connaissez déjà les occupations du poste auquel vous avez postulé dans votre lettre de motivation, il vous reste une chose. Laquelle ? Il faut entrer sur le site internet de l’entreprise pour avoir une idée sur ce qu’elle fait et mieux connaitre la personne qui va effectuer votre entretien. C’est une bonne solution pour calmer votre stress. Bref, ça vous aidera à être plus détendu au jour J tout en ayant un air motivé, enthousiaste, souriant et battant.

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Un entretien d’embauche étudiant bien préparé doit vous amener à dire :

  • « Je connais le poste visé et je l’intègre dans mes perspectives de carrières». Vous avez dû vous préparer sur quelques questions : Pourquoi avez-vous postulé à ce poste ? Quelles missions vous attirent dans ce nouveau poste ? Quel objectif de carrière vous êtes-vous fixé à moyen et à long terme ? En quoi ce poste rentre dans votre objectif professionnel ? Pourquoi avez-vous choisi l’entreprise proposant ce poste ?…
  • « Je connais mes points forts et mes points faibles vis-à-vis de ce poste». Il suffit, pour cela, d’avoir déjà répondu à quelques questions : Quels sont vos points forts ? Cette question doit être répondue en toute honnêteté. Quels sont vos points faibles face à ce poste ? Vos points faibles doivent être conclus positivement pour montrer à votre employeur que vous êtes optimiste. Faites le point sur vos compétences, comportements, connaissances?

 

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  • « Je sais quel comportement à adopter durant cet entretien d’embauche ». Si j’aurai le trac durant mon entretien, je saurai l’utiliser comme une énergie et un dynamisme. Au cas où j’arriverai en avance, je saurai donner une bonne impression. Si jamais j’arriverai en retard, ce dont je n’imagine pas, je saurai demander des excuses. Vous devez savoir vous contrôler durant l’entretien d’embauche.
  • « Je sais exactement le poste proposé, l’entreprise et le recruteur ». C’est une chose à laquelle vous devez vous préparer en avance pour entamer de bonne conversation durant l’entretien d’embauche.

Vous savez quoi chers étudiants, ces 4 points sont la bonne clé pour réussir votre premier « entretien d’embûches ». Comme son nom l’indique, certains pièges sont à éviter.

 

Les pièges à éviter pour un entretien d’embauche étudiant

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Certaines erreurs sont à ne pas omettre pour ne pas tomber directement dans l’échec total lors de votre entretien d’embauche étudiant. C’est durant l’entretien que votre employeur vous tend des pièges.

  • Manque de politesse. Les quelques minutes passés avec votre employeur est une bonne occasion pour lui montrer que vous êtes quelqu’un de bien élevé lorsque vous répondez aux différentes questions posées.
  • Arrivée en retard. La date d’entretien d’embauche est souvent connue quelques jours en avance, ce qui vous donne une occasion de ne pas arriver en retard. Il faut préférer arriver 30 minutes avant l’entretien, plutôt que l’inverse, pour ne pas donner une mauvaise impression.
  • Style vestimentaire provoquant. Vous n’êtes pas obligé de vous mettre dans votre 31, mais soyez correct à travers vos tenues les gars (c’est pas sorcier de mettre un costume et un cravate) et les filles (c’est pas sorcier non plus de mettre un costume avec une jupe tailleur).
  • Ne pas savoir cacher son stress. Un stress durant un entretien d’embauche est tout à fait normal. Savoir le cacher tout en restant présent, concentré et impliqué est une bonne manière à improviser pour réussir cette première rencontre.
  • Trop arrogant. Un entretien d’embauche n’est pas une bonne occasion pour montrer à votre recruteur que vous être trop sûr de vous ou encore vous êtes arrogant. Il n’en a pas besoin. Ce que votre employeur veut c’est votre modestie tout en ne vous sous-estimant pas.

 

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  • Réciter sa vie. Des fois quelqu’un qui se sent trop à l’aise durant un entretien d’embauche tombe dans l’excès de familiarités. Il faut faire attention à ne pas raconter votre vie perso sans y être invité.
  • Ressasser son CV. Un air naturel est à privilégier durant un entretien d’embauche étudiant en répondant aux questions dont l’employeur vous pose. Il ne faut pas donner l’impression que vous récitez votre CV étudiant.
  • Parler de rémunérations sans en être demandé. Ce n’est pas à vous d’aborder en premier les questions de rémunérations. Si votre employeur est intéressé par votre entretien, il saura vous le demander naturellement. Soyez patient.
  • Non connaissance de l’entreprise. Si c’est le cas, c’est que vous n’avez pas bien préparé votre entretien d’embauche, mais vous vous êtes contentés seulement de lire l’annonce. C’est inexcusable à l’heure de l’internet et puis, ça vous aide à entamer des discussions avec votre employeur.
  • Pas de question à poser. Le plus souvent à la fin de l’entretien, l’embaucheur vous demande si vous avez des questions à poser. Il faut en profiter pour vous rassurer de certains soucis éventuels et aussi pour lui montrer que vous portez un intérêt pour le poste visé et à son entreprise.

Lorsque votre interlocuteur vous pose d’autres questions du genre « Quels sont vos qualités et vos défauts ? »… durant l’entretien, il ne faut jamais être dans la défensive. Le mieux c’est de toujours rester informatif et très ouvert.

 

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S’il y a un moment pour montrer à votre embaucheur que vous êtes bon candidat à un tel ou tel poste, c’est durant l’entretien d’embauche. Pour y arriver, il fallait une bonne préparation pour lui montrer que vous êtes bel et bien motivé pour le poste. De votre côté, c’est aussi l’occasion d’évaluer si le poste vous correspond vraiment : de un à votre profil et de deux à vos attentes.

Vous pouvez regarder cette vidéo qui vous guide pour bien passer votre entretien d’embauche étudiant :

 

 

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Comment bien rédiger son e-mail de motivation étudiant ?

Chers étudiants ! En voici encore un autre thème très important pour pouvoir bien décrocher un stage ou un job étudiant. J’espère que mes tutos sur le CV étudiant et la lettre de motivation étudiant vous a fourni beaucoup d’aide. Si vous choisissez d’envoyer votre candidature pour un job d’été, un CDD voire même un CDI sur voie électronique, mais non pas postale, la rédaction de votre e-mail de motivation étudiant doit être bien soignée.

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Votre e-mail de motivation est, en fait, la première chose que votre embaucheur va lire. Ce qui fait qu’il ne faut pas réécrire votre lettre de motivation. Au contraire, votre e-mail d’accompagnement doit contenir toutes les informations essentielles, être personnalisée et faite avec toutes les précisions nécessaires, argumenter votre choix et faire preuve d’un peu de discours vendeur. Suivez les conseils de ce guide.

 

Bien réussir la rédaction de son e-mail de motivation étudiant

Rédiger un e-mail de motivation constitue des fois un casse-tête pour les étudiants. Ce qu’il fallait retenir c’est d’inciter votre recruteur à télécharger les pièces jointes à votre e-mail de motivation : Curriculum Vitae et lettre de motivation étudiant. Penser donc à bien soigner les premières lignes pour qu’il ne passe pas à côté.

 

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  • Comment présenter son e-mail de motivation ? L’essentiel c’est de rendre facile la tâche de votre employeur en étant court, poli et précis dans la rédaction de votre e-mail de motivation étudiant. Vous n’êtes pas en train d’écrire un roman, donc il faut savoir aller droit au but. Il faut donner l’envie à votre embaucheur d’aller jusqu’au bout de sa lecture.

Votre e-mail de motivation doit préciser votre nom, prénom, l’objet de votre candidature, la précision de vos pièces jointes. En gros, vous devez remplir :

À : adresse électronique de l’employeur

Objet : Candidature eu recrutement de « intitulé du poste » (et numéro de référence le cas échéant)

Madame, Monsieur,

Votre annonce pour le recrutement de « intitulé de poste » parue sur (internet, journal, magazine…) retient toute mon attention, et je me porte candidat(e).

Je vous prie de trouver ci-joint mon CV et ma lettre de motivation.

Dans l’attente d’une suite favorable de votre part et avec mes remerciements anticipés, veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma très haute considération.

Bien cordialement,

Prénom et nom

Adresse postale

Numéro de téléphone

Adresse e-mail « professionnel » genre: prénom.nom@messagerie.fr

 

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  • Quels pièges à éviter dans son e-mail de motivation ?Que ça soit bien clair, un e-mail de motivation n’est pas une lettre de motivation. Il faut éviter à tout prix que votreembaucheur lira deux fois les mêmes infos. Autrement dit, ce qui est dit dans la lettre de motivation ne doit plus être répété dans l’e-mail de motivation.

Au cas où votre seule pièce jointe est le CV, vous pouvez faire de votre e-mail votre lettre de motivation. Il est nécessaire, dans ce cas, que vous révisez notre guide comment bien écrire sa lettre de motivation. Votre mail est devenu ainsi un mail de motivation, mais n’est plus d’accompagnement.

 

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Il faut éviter d’envoyer un message impersonnel copié-collé, car le recruteur est séduit par un e-mail personnalisé et précis qui accompagne les pièces jointes. Si vous pensez fournir encore certains détails, d’autres infos essentielles suffisent : vous travaillez où actuellement ? Vous occupez quel poste ? Êtes-vous disponible pour des éventuels déplacements ? Il faut renvoyer le recruteur vers le CV pour avoir des infos de contact, c’est très accrocheur.

Pour avoir plus d’idées là-dessus, vous pouvez vous inspirez de ces exemples d’e-mail de motivation, non pas pour les copier-coller mais, pour pouvoir espérer un prochain entretien d’embauche.

 

Quelles autres astuces pour un e-mail de motivation réussi ?

Bon nombre de recruteurs se laissent séduire par un e-mail de motivation qui fait une corrélation entre ce que vous avez fait auparavant, vos niveaux d’études ainsi que vos différentes expériences. Ils sont de plus intéressés par votre évolution de carrière et les compétences dont vous comptez apporter dans leur entreprise. Il ne faut pas non plus oublier votre description personnelle, car c’est très apprécié par l’embaucheur. Ce sont tous des éléments qui l’incitent à cliquer sur vos pièces jointes.

 

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Avec l’évolution de la communication actuelle, il est aussi astucieux de mettre dans votre e-mail de motivation un lien hypertexte vers vos profils réseaux sociaux comme Viadéo ou LinkedIn. Il faut essayer de décrocher un rendez-vous suite à la rédaction de votre e-mail de motivation. Au cas où vous n’obtiendrez aucune réponse de la part du recruteur des suites de votre e-mail, il ne faut pas hésiter à lui envoyer un deuxième voire un troisième e-mail.

 

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L’écriture d’un e-mail de motivation requiert une vraie attention pour qu’il réussisse et soit bien clair comme le CV et la lettre de motivation étudiant. Ce mail d’accompagnement ne doit plus ressasser ce qui est dit dans la lettre de motivation. Il doit tout décrire au cas où il joue le rôle d’e-mail de motivation en ne joignant qu’une seule pièce : le CV étudiant.

 

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Comment bien rédiger sa lettre de motivation étudiant ?

Bon nombre d’étudiants conçoit l’écriture de la lettre de motivation comme une tâche difficile que la rédaction d’un Curriculum Vitae. Ils pensent que c’est la corvée, le pensum total… et quoi d’autres ? Mais non, vous vous trompez et je vous rassure que c’est tout à fait faux ! Via ce tuto, je vous guide pour bien réussir la rédaction de votre LM étudiant.

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La règle de l’art du concoctage lettre motivation étudiant n’est pas différente de celle d’un CV. L’essentiel c’est de bien adapter votre lettre à l’annonce de travail ciblée à laquelle vous postulez. Il faut qu’elle soit impec pour vous donner un air… motivé(e) ou motivant(e) à ce « truc » lu premièrement par votre recruteur.

 

La clé de réussite d’une lettre de motivation étudiant

La lettre de motivation étudiant est incontournable lorsque vous postulez à un petit boulot, un job d’été, un stage, un travail dans une association, un CDI, un CDD… en plus de votre CV. Il faut qu’elle soit bien structurée, car l’embaucheur n’a pas beaucoup de temps vu la tonne de lettre de motivation qu’il a à lire sans plus compter les CV d’autres postulants au même poste. Pensez à éveiller son intérêt et à économiser son précieux temps et énergie en bien soignant l’écriture de votre LM. Il n’a, en fait, qu’une minute à accorder dans sa lecture.

Vous savez quoi ? Si le recruteur n’est pas attiré par votre lettre de motivation étudiant, il ne lira même pas votre CV après. C’est grave, donc il faut faire attention en y consacrant le plus de temps : une à 2 heures. Il ne faut pas avoir honte de se comporter comme un « élève » tout en notant d’abord le tout sur brouillon et mettre au propre une fois que c’est OK. Pour que je n’oublie pas de vous le dire, il ne faut jamais mettre dans votre LM les côtés négatifs de votre parcours professionnel comme le renvoi ou la longue interruption de carrière… Il faut toujours rester positif, car c’est dans la lettre que vous devez vous vendre !

 

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Pour bien présenter votre lettre de motivation étudiant, elle doit comporter, généralement, 4 paragraphes :

  • Aller droit au but dans l’introduction. Il est astucieux de commencer par dire au recruteur que vous avez vu son annonce sur tel endroit et ça vous attire l’attention. Pourquoi ? C’est tout simplement parce que la poste vous intéresse. Et pour quelle raison ? Il faut la dire de façon originale en martelant, par exemple, que : « Je suis le candidat idéal pour ce poste… », en attirant son attention sur vos qualités et talents bien précis en spécifiant : « J’ai la qualification précise sur ce domaine… » Le détail sur vos formations et compétences ne doit plus être ressassé, car déjà évoqué dans votre CV.

Exemple de ma lettre de motivation toute fraîche pour un poste qui me passionne : « J’ai vu dans le journal Midi Madagasikara que vous étiez à la recherche d’un Professeur en macroéconomie au sein de la Faculté DEGS. Pour quelqu’un doué du travail de recherche comme moi, c’est naturellement un poste très intéressant.  Depuis le début de mon cursus, j’ai toujours envisagé de devenir professeur chercheur. J’ai obtenu le 27 Janvier 2015 dernier le Doctorat d’Etat en économie, spécialités monnaie, banque, finance. J’ai eu, en fait, la mention « Très honorable avec félicitations du Jury » après la délibération de ma soutenance de thèse. »

 

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Je me suis mis à me vendre dans ce premier paragraphe, et vous aussi, vous devez le faire. Rentrons maintenant au 2ème paragraphe :

  • Avancer des arguments palpables dans le corps du texte. Ce n’est là que vous expliquez en détail la raison de votre candidature : vos aptitudes et vos expertises. Il faut justifier à votre employeur « en quoi ces points forts vous sont utiles pour bien exercer les fonctions du poste demandé ? ». Vous devez ainsi indiquer vos talents passés : c’est le moment de parler de votre CV étudiant.

Exemple : la suite de ma lettre de motivation. « Je suis très motivée par la recherche et je travaille sérieusement là-dessus. J’ai été assistante de recherche de l’Université de Genève de 2011 à 2014 en travaillant sur le Projet de recherche Préscolaire Pour Tous (PPT) à Madagascar dirigé par le Professeur Abdeljalil AKKARI et d’autres professeurs internationaux, en collaboration avec l’Aide et action internationale. J’ai été capable de travailler efficacement sous pression. Après les descentes sur terrain, je devais souvent respecter des délais très stricts, mais ça ne m’a jamais fait peur. Cette grande capacité de résister au stress me sera sans doute utile pour ce travail. »

 

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Vous pouvez rester là, mais moi, j’ai dû encore ajouter certains détails pour pouvoir me vendre encore plus : « Grâce à ce travail de recherche, j’ai pu rédiger des rapports d’études, des articles scientifiques pour publications aux presses locales et revues de renommées internationales et un ouvrage scolaire bilingue utilisé par les enfants du préscolaire de mon pays.  Les professeurs des universités ont bien apprécié mes tâches. »

  • Etablir le lien avec l’entreprise dans la dernière partie. C’est le moment de parler de la société maintenant après que vous ayez pu expliquer que vous êtes le candidat idéal à ce poste. Vous devez ainsi martelez ce qui vous attire dans l’entreprise en spécifiant ses activités et sa culture. Lisez la suite de l’exemple de ma lettre de motivation pour vous éclaircir :

« Le Département économie de l’Université d’Antananarivo Madagascar est très dynamique par rapport aux autres sur le domaine de l’enseignement, c’est ce qui m’attire énormément vu ma passion pour la recherche et les études. »

 

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  • Résumer le tout par une conclusion et prévoir une future rencontre avec votre employeur. Pouvez-vous apporter une valeur ajoutée à l’entreprise ? Eh bien, c’est le moment de la spécifier pour susciter de l’intérêt. Et, vous savez quoi ? Il faut souligner dans la conclusion que vous avez hâte de rencontrer personnellement l’embaucheur.

Voici encore la fin de ma lettre de motivation : « J’espère avoir la chance de mettre mon enthousiasme et mon efficacité au service de votre équipe de professeurs, d’avoir une valeur ajoutée à votre établissement et de contribuer à faire de notre Département Economie l’un des leaders des  universités dans le monde et de faire briller mes étudiants.

Dans l’espoir d’avoir bientôt le plaisir de vous rencontrer personnellement, je vous prie d’agréer, …, l’expression de ma très haute considération. »

L’intéressé(e),

Apposer votre signature.

 

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Derniers points essentiels

Pour bien s’assurer que votre lettre de motivation étudiant soit parfaite, il faut effectuer une touche finale en faisant une relecture avant l’envoie par mail ou postal. Comme cette se complète, se renforce et agit en synergie au CV étudiant, elle doit se présenter en tant que catalyseur de votre candidature. Les deux « trucs » doivent tout simplement se concorder. Il faut bien « marketer » votre candidature en utilisant dans votre lettre de motivation le jargon de l’entreprise.

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La LM étudiant ne doit pas dépasser une page (même moi, j’ai rédigé ma lettre de motivation que j’ai illustrée ci-haut en une seule page, même si je suis déjà dans le stade de « docteur chercheur en économie »). Il faut utiliser des phrases simples et vérifier bien le fond et la forme du contenu, surtout les fautes d’orthographes. Vous avez le choix entre la rédaction à la main ou sur PC. Vous pouvez préférer le style professionnel que le littéraire 100%. Dans votre écriture, vous ne devez pas ni trop original ni plus banal. En gros, il ne faut pas tomber dans le piège de la vantardise en rédigeant sa lettre de motivation étudiant.

Méta

Après toutes ces étapes clés pour la recherche de jobs étudiants, en apprenant comment bien écrire son CV étudiant et sa lettre de motivation, le mail d’accompagnement est la prochaine étape devant être bien pensé. C’est pour ne pas dire très tôt l’entretien d’embauche étudiant, vu que ça se prépare aussi.

 

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Pour qu’un CV étudiant soit bien rédigé

 

Les étudiants et les jeunes diplômés, au cours de leurs années universitaires, ont besoin d’effectuer un stage ou de travailler pour financer leurs études. Moi aussi j’ai passé à ce fameux stade avant d’arriver à ce que je suis aujourd’hui, alors courage à tous et à toutes, ça va bien se passer, vous verrez ! L’essentiel c’est de mieux préparer son CV étudiant avant d’écrire la lettre de motivation.

CV étudiant

 

Il faut bien rédiger son Curriculum Vitae étudiant, car c’est essentiel même si les employeurs ne vous exigent pas généralement une expérience raffermie tout au début de votre carrière professionnelle. C’est dans le but de rendre plus opérationnel votre CV et de vous pouvoir « marketer » parfaitement.

 

Les 5 rubriques clés d’un CV étudiant

En racontant votre passé scolaire et professionnel dans votre CV étudiant, votre embaucheur tente d’y voir clair sur votre avenir dans son entreprise. C’est ainsi qu’il faut faire attention à le présenter plus clairement et le rendre plus ambitieux. D’une façon générale, la règle de l’art de bien concocter son CV étudiant est le même aussi bien pour une recherche de jobs étudiants que pour un  stage. Il faut donner l’envie à votre recruteur de vous rencontrer via ce document personnel. Autrement dit, il doit être convaincu que vous êtes un candidat idéal pour ce poste, n’est-ce pas ?

 

CV étudiant 1

 

Avant de passer aux choses sérieuses, je vous souligne que la rédaction d’un CV étudiant prend 1 heure au moins et 2 au plus. Vous ne devez pas dépasser une page les étudiants, c’est l’idéal. Il faut privilégier la police classique (come le Times New Roman très utilisé pour la rédaction d’un mémoire étudiant ou encore Arial…) avec une taille 11 au minimum, mais 12 c’est encore mieux, non ? Attention aux fautes d’orthographes et à bien l’imprimer sur papier de format A4. Pour une bonne ergonomie, il faut respecter l’alignement des textes : les dates (mois + années) à gauche et les détails à droite. La mise en page de votre document doit aussi être bien soignée. Le titre du poste faisant l’objet de postulation est à figurer facultativement en guise de titre de votre CV.

 

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Suivez mes conseils pour un CV étudiant court et clair quitte à attirer l’œil du recruteur :

  • Etat civil. Cette rubrique donne vos informations personnelles, entre autres, votre prénom(s) et NOM, âge, adresse postale, coordonnées téléphoniques et électroniques. Votre photo d’identité doit figurer en haut à droite pour humaniser le CV et rendre plus ergonomique votre candidature. Choisissez-en une sur laquelle vous souriez pour donner au recruteur envie de vous rencontrer.

Votre téléphone ne doit pas être éteint, mais si les circonstances vous obligent, il faut s’assurer à ce que le message de votre répondeur soit précis et court. Votre adresse mail valide (prénom.nom@messagerie.fr) doit être consultée régulièrement pour ne pas manquer à la convocation d’entretien d’embauche étudiant.

  • Formations suivies. Il ne faut pas donner l’impression à son recruteur que votre intention est de remplir la page, mais il ne faut mentionner que vos récents diplômes (par exemple, inutile de préciser le Brevet d’études dans le CV si vous avez le Baccalauréat en précisant sa série et sa mention…) Les formations doivent être présentées suivant un ordre chronologique : commencer par la plus récente pour finir à la plus datée, année par année. Pour bien présenter le tout, l’année doit être inscrite à gauche et à droite : l’intitulé du diplôme, le nom de l’établissent et de la ville. Cette rubrique représente votre « savoir ».
  • Compétences personnelles. Elles peuvent se décliner sous plusieurs paragraphes et se composent généralement de : vos aptitudes linguistiques (autre que le français, par exemple l’anglais, l’espagnol, l’allemand… mais aussi les voyages linguistiques), votre niveau en informatique (il faut spécifier votre faculté de naviguer sur le net, les logiciels dont vous maîtrisez…), vos permis de conduire… C’est ce « savoir-faire » sur votre CV étudiant qui intéresse principalement l’embaucheur.

 

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  • Expériences professionnelles. Vous vendez encore vos « valeurs » via cette rubrique. C’est le moment de raconter à votre embaucheur tous vos : jobs d’été, stages, activités bénévoles, expériences dans les associations (sportive, caritative ou humanitaire, c’est une des expériences bien vue par les employeurs)… Il faut mentionner, pour cela, la date (mois + année) à gauche et le détail des activités effectuées à droite. N’inventez rien, soyez honnête pour éviter les mauvaises surprises surtout lors de l’entretien.
  • Centres d’intérêt. C’est une rubrique devant être complétée avec attention, car c’est trop vague. Ce sont les activités dont vous effectuez régulièrement qui doivent être citées là, ou les activités extrascolaires. Si vous aimez lire, alors mentionner la lecture avec votre auteur favori. Vous montrez de l’intérêt à suivre les actualités internationales, il suffit juste de l’évoquer… D’une façon précise, il faut citer au maximum 5 centres d’intérêts et que ça soit intéressant, car c’est dans ce point aussi que vous vous différenciez des autres candidats potentiels visant le même poste. Ce « savoir-être » ne doit pas au reste, car il est encore bien visé par l’employeur.

 

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En rédigeant bien votre CV étudiant, vous allez arriver à vous mettre en valeur même si vous avez peu ou pas du tout d’expérience professionnelle. La vraie astuce ? C’est d’être pris au sérieux par le recruteur entre votre cursus théorique et vos trois jobs d’été en baby sitting ainsi que votre passion pour la danse de salon. Et, pour plus de professionnalisme, il faut renvoyer votre candidature vers votre image en ligne, soit sur LinkedIn, Viadéo ou pourquoi pas vers votre blog personnel ? C’est dans le but de montrer à l’employeur que vous avez fait travailler votre personal branding, selon les conseils du pro. Les recruteurs d’aujourd’hui ont, en fait, l’habitude de taper les noms de candidats sur le net.

 

Pièges à éviter en rédigeant votre CV étudiant

Que ce soit en vue de postuler à un stage ou à job étudiant, certains pièges sont à éviter pour bien réussir votre CV étudiant :

  • Ne pas spécifier le ou les première(s) expérience(s) sur le poste envisagé (par exemple, votre expérience sur le domaine de vente doit être mise en avant en postulant pour un poste commercial. Si vous sollicitez un stage ingénieur, vous devez mentionner votre apprentissage ouvrier en usine…)
  • Ne pas omettre de bien soigner vos qualités personnelles si vous avez une expérience professionnelle limitée ou n’en avez pas du tout.

 

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  • Ne pas bien prendre « au sérieux » la rubrique centres d’intérêt qui mette en valeur votre originalité (sachez que vous avez un « esprit créatif » si vous aimez pratiquer la peinture de temps en temps. Vous êtes « tenace » si vous aimez pratiquer un sport de compétition. Vous êtes « ouvert d’esprit » si vous êtes passionné par le globetrotter ou avez déjà travaillé dans une association sportive…)
  • Ne pas montrer votre côté mature en ne reliant pas vos expériences à votre projet professionnel étudiant. Il suffit tout simplement de mettre en avant votre côté débrouillard, quoi ?

Dernière astuce pour un CV étudiant bien réussi ? Il ne faut pas attendre à ce qu’un embaucheur vous donne un RDV d’entretien pour envoyer une autre candidature à une autre entreprise, il faut maximiser vos chances en envoyant plusieurs postulations. Il ne faut pas vous sous-estimer même si vous n’avez pas pour le moment aucune expérience sur le domaine auquel vous vous postulez.

 

Méta

Vous pouvez me contacter si vous avez besoin de conseils personnalisés pour bien rédiger votre CV étudiant. L’essentiel c’est de convaincre votre recruteur via votre savoir (formations suivies), votre savoir-faire (expériences professionnelles) et savoir-être (centres d’intérêts).

 

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Au cas où vous voulez poster des commentaires pour améliorer les articles de la page études de mon blog, il suffit de remplir le formulaire de contact. Si vous avez une annonce de demande/offre de stage pour étudiants/job étudiants à passer sur notre blog, veuillez cliquer sur cette page.

 

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Comment bien choisir un Job étudiant ?

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La plupart des étudiants qui se lancent dans le monde professionnel ne vont jamais dire qu’ils travaillent pour compléter leur passe-temps. Oh que non, rechercher un job étudiant est devenu inévitable pour financer ses études et pour acquérir une autonomie financière. Ce n’est pas étonnant que la majorité des étudiants se désintéressent au bénévolat, alors que c’est un moyen d’enrichir le Curriculum Vitae. Attention toutefois, car travailler en étant étudiant peut chevaucher ses études si on ne fait pas très bien attention quant à son choix. Mes conseils.

 

Tout savoir sur le Job étudiant

Les jobs étudiants s’amplifient énormément dans les Pays développés comme la France pendant que les étudiants des Pays pauvres, par exemple à Madagascar… ne bénéficient pas trop ou du tout de cette opportunité. Les étudiants français en quête d’emploi ne font seulement que cliquer sur les sites dédiés à l’emploi  pour en trouver un. Les choix s’avèrent si abondants qu’ils ont des difficultés à se décider. Ce n’est, pourtant, pas la réalité pour les étudiants des pays sous-développés. Ils ont, eux aussi, besoin de travailler pour finir leurs années universitaires mais font face à des offres inexistantes sur le marché.

Exercer un job étudiant ne nécessite pas trop de qualification comme faire d’autres travaux. Le choix d’un job étudiant dépend de certains critères, entre autres, le type de travail, les heures journalières, le niveau de salaire, la poste qui correspond à sa filière.

 

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  • Quel type de job étudiant ?

Les offreurs de job étudiants fournissent habituellement diverses postes estudiantines, entre autres, la garde d’enfants, la surveillance dans un établissement scolaire, le télémarketing, la distribution des prospectus, les cours particuliers, l’hôtesse d’accueil sur des évènements ponctuels, la garde des animaux, la vente des journaux, la distribution des tracts, l’ouvreur dans un théâtre, la restauration, enquêteur/sondeur…

L’évolution de la technologie facilite la recherche des offres par les étudiants en les consultant seulement via le web. Diverses agences d’Intérim… proposent aussi des jobs étudiants dans les régions de l’Hexagone. Il fallait tout simplement s’assurer que son profil corresponde à l’une de ces postes même s’il ne rime pas avec ses études. Mais, je vous conseille de bien feuilleter les pages d’annonces jobs étudiants pour trouver un qui correspond à votre filière.

 

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  • Combien d’heures de travail par semaine ?

Le nombre d’heures de travail est un critère à ne pas sous-estimer pour que l’étudiant garde un œil sur ses études. Il arrive que le travail prenne le dessus sur le cursus scolaire. Un conseil ? Même s’il vous apporte de l’argent à l’immédiat, sachez aussi que l’étude est un investissement à long terme, il rapporte « rien » pour le présent, mais il apporterait « quelques choses » dans le futur proche ou assez loin.

Un étudiant âgé de 16 à 18 ans qui exerce un job au cours de son année universitaire ne doit pas travailler plus de 35 heures par semaine. A défaut, seul l’inspecteur de travail peut lui accorder une exception : un supplément de 5 heures.

 

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Un étudiant de 14 à 16 ans, quant à lui, ne peut exercer un job que pendant les vacances scolaires. Ceci ne doit pas excéder 7 heures par jour, soit plus de 35 heures par semaine.

Les étudiants qui ne travaillent pas dans les domaines de l’hôtellerie, de la restauration ou médical peuvent toutefois bénéficier d’un repos hebdomadaire d’un jour. Comme tous les travailleurs, l’étudiant doit aussi profiter du congé de 2,5 jours par mois travaillé.

 

  • Quel niveau de salaire ?

La loi fixe un niveau minimal de salaire devant être alloué à un étudiant qui  exerce un job. C’est le Salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC). Comme les embaucheurs n’exigent que peu ou pas de qualification pour recruter un étudiant, le niveau de salaire est ainsi modique. Il peut aussi être défini par rapport au secteur d’activité que l’étudiant travaille. Si le contrat de travail prévoit un salaire en-dessous du SMIC, l’employeur a l’obligation de verser un complément à l’étudiant, le salarié.

Le taux horaire du SMIC au 1er janvier 2015 est estimé à 9,61 euros contre 9,53 euros en 2014. Il est donc évalué à 1 457 euros par mois, soit 17 490 euros de montant annuel. Ce n’est pas mal pour un étudiant non ? Ce salaire peut encore s’ajouter aux bourses d’études, aux allocations parentales… Ceux qui travaillent le dimanche reçoivent un salaire doublé sans plus parler des bonus au cas où votre patron vous fait travailler la nuit.

 

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Le contrat de travail conclu entre l’étudiant et l’employeur doit mentionner tout ceci. Ce qui fait qu’il doit être examiné profondément avant de le signer pour ne pas être pris aux pièges. Ces salaires minimaux subissent encore des minorations selon l’âge, donc il faut faire attention. Si vous êtes âgés de moins de 17 ans, votre salaire est minoré de 20%. Les ressources obtenues par les étudiants âgées de 17 à 18 ans sont réduites de 10%.

Vous savez quoi ? Si l’étudiant est à la charge de ses parents jusqu’à l’âge de 25 ans, alors qu’il travaille déjà parallèlement à ses études, il doit déclarer ses revenus. Il peut faire sa déclaration dans la déclaration d’impôt de ses parents. C’est aussi une occasion pour lui de cotiser pour pouvoir bénéficier des allocations chômages en cas d’inactivité.

 

  • Quelle poste correspond à sa filière ?

Trouver un job étudiant qui correspond à ses études est le must du must ! Qu’en pensez-vous ? En recherchant un emploi, il est possible pour un étudiant de trouver un qui est en adéquation à sa filière d’études. De nombreux sites internet peuvent proposer une telle offre comme studentjob.fr… Les étudiants qui font l filière art peuvent postuler aux musées et aux expositions. Le but c’est d’avoir une vision du secteur dont vous exercez un emploi.

 

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L’exercice d’un job étudiant au cours d’une année d’étude peut apporter quelques avantages, entre autres, l’exonération de cotisation pour la Sécu. Vous devez, pour cela, présenter votre contrat de travail aux responsables lors de l’inscription administrative. Un étudiant peut aussi manquer à ses Travaux dirigés face à son travail. Mais, il faut le faire avec attention pour ne pas léser ses études !

Cette vidéo « Tout ce que vous devez savoir sur le job étudiant en 5 questions » peut vous aider:

 

Pièges à éviter pour les jobs étudiants

Comme tout secteur d’activité économique, les jobs étudiants ne sont pas à l’abri des pièges, émanant essentiellement des employeurs. Comment éviter les risques liés au travail au noir ? Tout d’abord, la vigilance doit apparaître au tout début des choses : lors de la lecture du contrat de travail. Il ne faut pas le signer s’il y a des doutes d’irrégularités constatées par vos proches expérimentés en la matière. Voici quelques exemples de déviations auxquelles certains étudiants ont venu plaindre auprès des services compétentes :

  • Heures supplémentaires qui ne figurent pas dans les bulletins de paie.
  • Journées d’essai illégal.

Si les clauses du contrat semblent OK, vous pouvez apposer votre signature. Attention, il faut garder un exemplaire du contrat clair et précis, car vous en aurez besoin au cas où…

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Zoom sur les difficultés de recherche de Job étudiants aux pays pauvres

Les étudiants des pays pauvres, à l’exemple de Madagascar, ne bénéficient pas des mêmes avantages que les étudiants en France en termes de jobs étudiants. Moi aussi, j’ai vécu cette expérience au moment où j’ai suivi mes études à la grande université du capital de mon pays. Heureusement, que j’ai réussi à empocher mon Doctorat eu égard de ces difficultés. Aucun job étudiant proprement dite n’est proposé par des sites web ou des agences d’emploi de la grande Ile.

Les étudiants ont même des difficultés à trouver des stages de fin d’études même s’ils présentent des lettres de recommandations de leurs universités à l’institution choisie. C’est di-ffi-ci-le ! Même si maintenant tous les pays du monde font face à l’évolution technologique, le secteur de jobs étudiants reste encore très serré dans ces pays.

 

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Heureusement, que le marché de travail des pays sous-développés est inondé par les travaux web ces dernières années. Ils permettent un peu aux étudiants de dire « ouf ! », car ce sont eux, encore jeunes, qui sont les premiers cibles.

Etes-vous étudiants de l’une des universités des pays pauvres ? Si OUI, partagez vos réalités sur les jobs étudiants en votant pour ce sondage :

Dernières astuces

Il faut réussir sa candidature au job étudiant comme le vise nos guides : Comment bien rédiger son Curriculum Vitae étudiants ? Comment rédiger sa lettre de motivation étudiants ? et Que faire dans son mail de motivation ? C’est pour ne pas ruiner votre candidature même si la plupart du temps les employeurs ne sont pas trop exigeants côté qualifications.

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Si vous avez une offre ou une demande de jobs étudiants, n’hésitez pas à me contacter pour que je puisse les faire figurer à ma page Passer une annonce lien interne sur la page « Passer une annonce » en remplissant ce formulaire.

 

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